ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE
peine oeot trente mille hommes pour toute la frontière; il manquaient d'officiers, et n*avaient point de oonliance dao leurs généraux ; il n'y avait ni ordre ni discipline. Mais les allie perdirent un temps précieux ; puis ils opérèrent avec autant d présomption que de faiblesse, croyant qu'il ne s'agissait qa d'une promenade militaire, comme ils s'en vantaient dans d'io solentes proclamations ■.
Le peuple de Paris faisant tomber le tort de ces fanÊiroaadc sur les nobles qui n'avaient point émigré, allait criant quil îà lait se débarrasser d'eux, et mettre à mort les traîtres. Danu» tout-puissant parce qu'il était violent, obtint l'arrestation d tous les suspects, c'est-à-dire des anciens fonctionnaires, de prêtres, des modérés, de quiconqueétait dénoncé par un ennemi et il proclama la nécessité de faire un exemple. MaiUard h cliargéde tout préparer pour un massacre. Lcl dimanche 2 sefi tembre, des sicaires, se ruant dans les prisons, égoigèm vingt-quatre prêtres; et Billaud-Varennes, membre du conseil qui assistait à l'exécution, s'écriait : Peuple, tu immoles tes et nemis; tu fais ton devoir! Deux cents autres détenus tatu massacrés dans l'église des Carmes. Maillard demanda du ti pour les braves ouvriers gui délivraient la nation de ses es nemis; puis il cria : j4 r Abbaye t et, tout souillés de sang, k massacreurs se précipitèrent dans ces prisons. Ils tuaient et 1m vaient ; ils égorgeaient, et s'ils trouvaient quelques bijoux si leurs victimes , ils les rapportaient fidèlement. Ils égorgeaient et versaient des larmes de joie quand on faisait grâce à que qu'un des prisonniers. Une jeune filJe obtint de sauver son pèn à condition de boire du sang d'aristocrate. Les mêmes bo reurs se passaient dans les autres prisons, et Billaud-Varenoc s'écriait : Ainsi vous avez sauvé la patrie en exterminant k traîtres. J'ingt'quatre livres à chacun de vous!
Le sang versé accrut la soif du sang; et le calcul des persomw de tout sexe, de tout âge, de toute condition, tuées dans ce
* Le maréchal de Broglie avait écrit au prince *de Condé : « Vs décharge d'artiiterie ou une fusHIade auront bientôt dispersé ces dii coureurs, et rétabli Je pouvoir abeohi. »