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primer dsoiouTements. Ainsi, après que le parti delà Montagne eut été one fois étouffé dans le saug, la crainte de retomber sous le régime de la terreur ramena la terreur. L'anarchie s*étendit partott, faute d'un gouYemement assez fort pour se faire obéir.
Pendant œ temps, la France répandait au dehors, par les annes, ses principes. Elle multipliait ses conquêtes avec ce mébnge d'enthousiasme, de passions cupides, de générosité et de lerreor , qui fut le caractère de cette Révolution. Mais les symptfhies des peuples étaient déjà perdues pour elle ; les grandes pusances en avaient profité pour affermûr leiir pouvoir, et pour commettre un nouvel attentat politique.
Bans la Pologne démembrée, Stanblas, tout en se souvenant ^ était redevable du trône à Catherine , n'oubliait pas qu'il âat Polonais. Il profita d'un calme momentané pour rétablir FordR dans l'armée et dans les finances ; mais on gouverne plus arec le caractère qu'avec le talent. La noblesse , frémissante, l'attEDdait que Tinstant detenter de nouveau la fortune ; et Tes- |«r qu'elle nourrissait fut flatté par le successeur du grand péééncy qui paraissait résolu à lui rendre l'indépendance. Les Mooais fortifièrent leur armée , et, malgré les réclamations de il Russie , travaillèrent à se donner une constitution nouvelle , l*iprès les idées qui leur venaient de France , autant que cela ^ possible dans un pays où existait le servage , et où il n'y init point de tiers état.
' Ctodt l'œuvre de patriotes sages', qui ne voulaient ni agir préiiiptafflment , ni démolir le passé , ni imposer à un peuple des ■stitutions avant d'en avoir mesuré l'opportunité. Le plus obstacle venait de la fdetion russe. Elle se composait de qui , ayant la pratique des diètes et l'art de traîner les en longueur, chicanaient sur des misères , suscitaient jhi ioeidents , proposaient des amendements , et qui , lorsqu'ils le pouvaient empêcher une délibération , poussaient les auteurs M la proposition h des exagérations qui en faisaient ressortir
tiaeonvénients et les difficultés. Pendant ces débats, les forces , Rioindrissaient , et le temps se perdait. Les puissances voit|Des recommençaient à se mêler des affaires de la Pologne , et Iqà l'on disait ouvertement que leur Intenlion était de s'in-
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demniser des dépenses de la guerre, en opérant unnouTeu partage du pays. Les patriotes, qui, avec autant de couaf que de bon sens et de loyauté , j^vaient déjà donné une diartï aux villes immédiates , par laquelle tous les habitants de ea villes étaient déclarés libres et soumis à une législation uniqve, jugèrent alors nécessaire de se rapprocher du«roi.
Stanislas devait s'estimer heureux de sortir enfin de la sera* tude où la Russie le tenait depuis vingt-cinq ans, et de s^ifpuyer sur une constitution nationale. 11 semblait se réveiller I ridée de devenir le législateur de son pays ; et , quelques aofài nations que mît en œuvre le parti russe pour faire unerévolatioi il les déjoua, et promulgua la constitution (3 mai 1791).
Il serait inutile de nous étendre sur ce statut , qui n'eut poiaj d'effet, et qui fut jugé trop libéral par les uns, trop tyraimiqi( par les autres. Il fut particulièrement odieux aux seigneurs, l qui il enlevait Tespoir d'arriver au trône. Ils se concerterai donc pour se rallier à la Russie (1793). Dès que Catheriaell fut réconciliée avec la Porte , elle désapprouva hautement e| qui s'était fait dans la Pologne, qui osait se relever de rabaissé ment où elle voulait la tenir ; et elle dit, de son ton impénal :^ dépend de moi de rayer la Pologne de la carte cTEwrope. |
L'empereur et le roi de Prusse s'étaient engagés à mainteflt l'intégrité de la Pologne et la liberté de sa constitutiott. Catli^ rine obtint d'eux qu'ils reviendraient sur cette promesse. Elk engagea les mécontents à se conGer à sa magDanimité, à ffl| désintéressement ; puis elle déclara, en qualité de proteoirioei réfugiés , qu'elle allait faire entrer des troupes dans le pays rétablir l'ancien ordre de choses (1792). Les Polonais, lant maintenir leur droit de nation indépendante , s'apprétèi à combattre, firent appel aux puissances. Mais l'Autriche le silence; la Prusse dit qu'elle ne pouvait ni ne voulait s'I mêler, et en même temps elle s'unit à la Russie pour ramena en Pologne l'ancienne anarchie.
{ Stanislas déclara d'abord qu'il était résolu à périr avec it patrie; mais, toujours héros à demi, il se découragea. Tout M donc remis dans l'ancien état.
Ce fut alors que le roi de Prusse déclara que les maxiiocs
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ioes répandues^ dans la Grande^Pologûe l'obligeaient à foeenper; puis, anoonçant qu'il agissait d'intelligence avec la Ksssie, il incorpora , poar sa sûreté, Dantzig et Tbom à ses Ibts, arec la majeure partie de la Grande-Pologne, appelée (kpois Pmsse méridionale. En même temps Catherine fit saloir qu'elle avait résolu, conjointement avec l'empereur, de ratrciodre la république polonaise , afin de la rendije plus sage HplDs tranquille. La diète de Grodno, en 1793, en fut frappée fcitppenr. Stanislas songea à abdiquer une couronne qu'il ne |MTait plus conserver sans bonté ; mais le courage lui manqua •wre pour prendre ce noble parti.
La Russie ordonna des poursuites et des confiscations contre m qui s'étaient montrés contraires à ses vues; elle exclut de kBourelle diète quiconque avait montré de l'attacbement au *lutdel791. Les députésqui, bien qu'élus sous l'empirede la Irar, s'opposèrent à ses volontés , furent arrêtés ' ; et il fallut le Désigner au traité. Il portait que la Russie prendrait 4,553 >ib carrés, avec 3,000,000 habitants; que l'int^té du reste |Mt garantie à la Pologne ainsi que la souveraineté , et qu'elle Mt libre de se constituer comme elle le voudrait; que la laisserait aux catholiques romains qui passaient sous sa tion le plein et libre exercice de leur religion. Us Polonais s'étaient persuadés qu'en acceptant ils détachela Russie de la Prusse; mais la Russie leur ordonna de aussi aux demandes de la Prusse , fit arrêter les récalts, parla de jacobins et de conspirations; et comme la ^ garda le silence toute la journée et une partie de la nuit , ciltnoefut considéré comme une approbation. Encensé- 1,061 milles carrés furent livrés à la Prusse, avec lOOO habitants. La république se trouva réduite à 3,861 carrés, comprenant 8,153,000 habitants; et elle s'allia
' Kimhar disait : « Qu'importent les soafrraDces à la vertu ? Son es- F^ttt de les mépriser. On nous menace de la Sibérie : ses déserts
Ct des charmes pour nous, en nous rappelant notre courage. Allons ES Sibérie; condoisez-nous-y vous-même, sire : là, votre vertu *^ nMre Ceroat pâlir nos ennemis. •
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indissolublement avec Ja Russie , c*est-àdire qu'elle renonçi son Indépendance. Il ne revint rien de ce nouveau partage FAutriche; on lui avait secrètement assigné ailleurs des oon pensations.
La diète , se fiant toujours aux assurances données, se mit réformer son statut; mais à peine eut-elle arrêté quelques di positions qui déplaisaient à la Russie, que celte puissanoefn commença à menacer ; et son ministre, qui était en même tan| général deParmée, lui imposa la loi. Le méoontentemeatfî alors poussé à Textréme; et Kosciusko prépara une iosurractio qui éclata le 24 mars 1794, à Gracovie.
La Révolution françiise grandissait alors, et reffroidesn encourageait les résistances. Kosciusko, vaillant soldat, f s'était mis à la tête du mouvement, avait eu soin de proteH que le soulèvement de la Pologne était tout autre chose (|i celui de la France , et qu'il considérait comme ennemis de 1 patrie ceux qui voulaient instituer des clubs et des sociétés pi ticulières. Il se produisit néanmoins dans Varsovie des scè» qui rappelaient la convention française ; mais peut-être aiu étaient-elles suscitées par les ennemis de la Pologne. Enfif les Russes se mirent en marche; et, passant librement sur ! territoire de la Gallicie , ils dérobèrent leurs mouvements u Polonais , qui furent vaincus.
On proclama de nouveau la constitution de 1791 et Tintégii du royaume. Les Russes furent massacrés à Varsovie, et cartel où ils se trouvaient disséminés. Wilna et Grodno répondira au signal , et les vengeances commencèrent partout. De M personnages, accusés de trahison , furent envoyés au supplia le faible Stanislas fut respecté , mais le gouvernement fut etai à un conseil national.
La Russie , la Prusse et l'Autriche firent marcher destroopc de concert, pour empêcher Tincendie de s'étendre; les Polo nais furent vaincus; et Kosciusko lui-même, fait prisoonie à Macieiowicé (10 octobre 1794), s'écria : Finis PoiorUx^!^ warow s'empara de Praga , faubourg de Varsovie (4 novembre)
' Ces mots célèbres, tant de fois ré|)élés, ont été formelleoieal dé