SECOND PABTAGE DE LÀ POLOGNE
(RSime latte acharnée où douze mille de ses défenseurs , sur mgt-sii mille, périrent en eombattant; les autres cberehèrent ittTrtirerderantre côté du fleuve, où deux mille se noyèrent. Deux des chefs du soulèvement qui ne purent se réfugier en hmce furent conduits en Russie.
TAotriche, qui convoitait Cracovie et ses dépendances, s'en- Mit à part avec la Russie, qui était en brouille avec la Prusse; iEB nouveau partage fut convenu entré elles. En conséquence, Iftussie eut la Courlande et la Semigalle, Vilna, la Voihynie, itfantres territoires; en tout 2,080milles carrés, avec 1,176,000 Citants. Pierre Biron, le dernier duc de Courlande , se retira bSilésie, où il vécut, jusqu'en 1800, d*un revenu de cinquante UDe ducats. L' Autriche s'assura de Cracovie et de plusieurs p&iats, qui formèrent la Gallcie occidentale , comprenant IM œUlfs carrés et 1,037,000 habitants. La Prusse, qui partiaya a ee nouveau partage , eut 997 milles carrés et 939,000 bbîiaDts. Un ordre d'abdication fut envoyé à Stanislas ; Cathe-
bfii par Kosdosfco lai-mème. Voici un passage d'une lettre autlie»llKqo'n adressa, à ce sujet, à riiistorien de Ségor, Te n noveml>rc
'Vllporuiee oa la mauvaise foi s^aebament k mettre dans ma
le mot de Finis Polonix! que j'aurais prononcé dans celle
«mée. D'abord, avant l'issue de la bataille, j'ai été presque
..>niq,t Measé , et je n'ai recouvré les sens que deux jours après,
faïqva je me suis irouvé entrées mains de mes ennemis. Puis, si
|veU mot est inconséquent et criminel dans la bouche de tout
, il le serait beaucoup plus dans la mienne. U nation polo-
, ^m'appelant à défendre l'intégrité, rindépendance, la dignité,
lire et la liberté de la patrie, savait bien que je n'éUis pas le
—er Polonais, et qn*avec ma mort, ou autrement, la Pologne ne
pRait pas et ne devait pas finir
• Qw diraient les Français, si à la fatale bataille de Rosbacli, en 1767, jtttarédial prince de Soubise se fût écrié : Finis Gallia:.'
• le vous serai donc obligé de ne pas parler de ce Finis Polonia ! dans hénuaae édition de votre ouvrage ; cl respèrc que l'autorité de votre •■ imposera à tous ceux qui à Tavenir voudraient répéter ces mote, * i^'attriboer un blasplièroe contre lequel je proteste de toute mon
D ( Km, R. )
420 LES THERMIDORIEnS.
rine choisit à dessein, pour lui faire signer sa déchéaBce, Vm versaire de son oouronneinent (25 novembre i795 ). il mour à Pétersbourg, où il toucha jusqu'à sa mort (1798 ) une pe sion de deiu cent mille ducats. Les malheurs dont ce prine amant, créature et victime de Catherine, eut à payer le tri où elle Tavait fait monter, ont rendu la postérité indulgent! son égard. Le système politique du I>iord se trouva change | ces événements, qui annulèrent les traités d'Oliva et de Mosefl sur lesquels s*appuyait ce système; et la Prusse, la Russie TAutriche devinrent limitrophes.
Paul I^**, successeur de Catherine , offrit à Kosciusko, ^ était resté prisonnier , sa liberté et une terre avec quinze ea serfs , à la condition de faire acte d'obéissance. Il accepta premier don, et refusa le reste, demandant pour toute £ati d'aller rejoindre Washington, et jouir auprfô de lui d'une libe qu'il avait naguère aidé à conquérir. Il reçut ses passe-pocl et passa en Amérique; mais il revint en France en 179S. J cueilli avec empressement d'abord , il fut regardé bientôt (T œil Jaloux; puis iL vécut oublié près de Fontainebleau. Lo qu'en 1806 Napoléon, près d'attaquer la Prusse, préoccupé d> sur la Pologne, voulut se servir de son nom, Kosciusko, ni faisant pas illusion sur ses promesses, s'y refusa; et la pRK ination qui fut adressée en son nom, à la nation polonaise, considérée comme une pièce apocryphe. Il se Gxa à Soleure, il mourut le 16 octobre 1817. Ses restes furent déposés è la cathédrale de Cracovie, entre Jean Sobieski et Josepli Fa towski. Son nom vit dans tous les cœurs polonais , avec I poir d'un avenir meilleur
L'Angleterre avait apaisé ses troubles intérieurs , en suspf dant Vhabeas corpus; elle avait pris forc« précautions coa les étrangers et les sociétés politiques. Pitt aurait voulu a tenir les princes français et étouffer la Révolution ; mais I s'opposa constamment à la guerre, qui, n'étant, dit-ii, ni ju ni nécessaire, ne pouvait profiler qu'aux ministres pour él gner la contagion de la liberté. Pitt néanmoins avait bien