‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 60 sur 127 · LES THERMIDORIENS · texte numérisé non relu

LES THERMIDORIENS

gueillis; ils crurent pouvoir déûer les Anglais sur leur élément. Ayant donc attaqué Tamiral Howe , ils lui Qrent payer chèreinènt sa victoire. La mer se couvrit bientôt de leurs corsaires, H dans une année seule ils prirent aux Anglais quatre cent dix bâtiments. Les années de terre triomphaient sur toutes les frontières. Elles franchirent les Pyrénées après quelques échecs; Masséna prit Oneille , et le drapeau tricolore descendit en Italie par le col de Tende et par le mont Cénis. Dans le nord, où les succès furent moins prompts, Picbegni, victorieux àTiu^ coing ( 18 mai \ fit le siège d'Ypres, et s'en empara. Jourdan, qui gagna à Fleurus une'bataille décisive (17 juin), s'ouvrit b chemin de Bruxelles et de la Belgique; Condé, ValencieDoei, Landrecies et le Quesnoy furent repris. C'est a peine à ïm osait songer à conquérir la Hollande , qui avait résisté à Philippe II et à Louis XIV. Cependant Pichegru passa la Ikm sur la glace ; et, secondé par les partis, il entra dans Amsterdam. La république batave fut déclarée l'alliée de la France, à qii elle eut à payer cent mille florins et céder la Flandre hollandais avec la communauté du port de Flessingue* Elle mettait « outre à sa disposition douze vaisseaux et dix-huit (séffiKL Le pays le plus riche de l'Europe demeura donc attaché à d France, et la facilité d'y opérer des débarquements fat enleiil aux Anglais. La situation de la Prusse aussi se trouva DOtaM^ ment changée.

La cour de Prusse était circonvenue par Haugvitz etlooM sini, hommes d'État qui, faisant de I9 politique d'après la vicM école, avaient amené Frédéric-Guillaume à se détacher de fll anciens alliés. Quand il se vit néanmoins menacé sur son flM il demanda a traiter. L'emp<^ur désirait aussi la paix, qooi^ l'Autriche ne pût se résigner à la perte des Pays-Bas; et ridp d'une réconciliation générale pénétra dans les esprits. La Fraoil ne voulut • entrer en arrangement qu'autant qu*elle aurait 11 Rhin pour limite; ellecondut toutefois la paix à BâleavecV roi de Prusse, qui interposa sa médiation pour amener inie|4 générale. Mais il était impossible de négocier avec le comité,^ se renouvelant tous les mois par quart, ne pouvait garderie* cret de ses dé^bérations • force fut de lui accorder des pouvoiH

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