‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 61 sur 127 · SECOND PARTAGE DE LA POLOGNE · texte numérisé non relu

SECOND PARTAGE DE LA POLOGNE

iodispeiisables pour traiter >. La France rentra ainsi en partie dans le concert européen. Ces heureux succès vinrent en aide an modérés, et achevèrent d*dter tout excès révolutionnaire.

Quiid la Vendée vit les effets du nouveau système adopté pv tes thermidoriens, elle se calma; et cette triste guerre sans gâiéronté, sans combinaisons, sans gloire et sans résultats, put CBfio cesser. Les chouans de la Bretagne déposèrent aussi les ; mais FAngleterre, qui avait reconnu de quelle imporétait cette diversion pour elle , s*efforça d*y ranimer le fca ( 179» ). La misère intérieure , qui se faisait sentir aussi dans fmée, où le soldat manquait de tout, encourageait les puis- OMS et les royalistes à faire une tentative. En conséquence, îh travaillèrent de nouveau la Vendée, cherchèrent à gagner Kcbegra, et prodiguèrent Targent, d*autant plus séduisant que hnoanaie nationale était plus dépréciée. Charette et StofÂet tVRst qu'on ne rétahlissait pas Tancienne famille royale, Mme on les en avait flattés peut-être , se disposèrent à refradre les armes. L*Angleterre, qui y trouvait l'avantage de MOQvrer un diamp de bataille en Europe après en avoir été , donna une escadre aux royalistes, qui débarquèrent à (3S juin 1795 ). Hoche et Canclaux , qui appartenaient M poli modàré, furent envoyés contre les Vendéens, et prirent ^ dispositions aussi sages que celles des insurgés étaient m&l l^mdiieB. Le marquis de Puisaye, qui commandait les royale et avait remué ciel et terre pour les armer, s'était montré I^Rpide dans les revers; mais il était contraint d*obéir aux

I ' Le eonité t*élait trouvé dans la nécessité d^envoyer deux de sea [•■ht» ea HoUande, sans faire connaître ni leur nom , ni leur

piâfla.

, * C'ert unapietaole corieux pour la théorie des gouvernements, dit ^Thios, que celui d^uoe démocratie surmontant son indiscrète cul^îMtê, a défiance à regard do pouvoir, et subjuguée par la nécessité , ^Btenbai à quelques faidividas la faculté de stipuler même des condii^ lecrètes. C'est ce que fit la convention : elle accorda au comité 'l*po«Toir de stipuler des armistices ,,de neutraliser des territoires, de licier des traités , de les signer même. Elle fit plus : elle Tautortsa ^^Saerdes articles secrets. » (Am. R.)

424 LES THEBlflDOBIBNS.

ordres de Louis XVI II et du comte d* Artois. Les royalistes fo* reot vaincus : une partie d'eotre eux périt dans les flots, une autre réussit à regagner l*escadre anglaise; le reste se rendit, et fut fusillé. Hoche sut mêler la politique à Tbabileté militaire : il respecta la religion , et proclama une amnistie. Cbarette entra en peurparier avec Canclaux.

Jourdan ^ Pichegru triomphants venaient de franchir le Bhin. Le parti royaliste succombait partout. Moncey était aussi victorieux en Espagne ; et ces succès Grent conclure la paix après de longues négociations. La sécularisation des principaatés ecclésiastiques, inventée par le ministre de Hardenberg et par le conventionnel Barthélémy, permit à la Prusse de profiter, pour s'agrandir, des malheurs de TAllemagne : elle occupa Nuremberg ainsi que d'autres parties du territoire, et força les Ëtats inférieurs 'de la Franconie de renoncer au droit héréditaire. L'argent payé en contributions par l'Allemagne amait suffi pour la défendre; mais chacun ne pensait qu'à soi, per* sonne ne défendait la nation allemande.

(1795) Le jeune Louis XYII s'éteignait par degrés soos la totelle barbare de Simon , à qui la commune l'avait livié. Cet homme ayant péri avec Robespierre, fut remplacé par le créole Laurent, moins farouche que son devancier; mais le prince infortuné ne tarda pas de mourir. Sa sœur fut échangée avec les membres de la convention que l'Autriche retenait prisonniers. La Fayette fut le seul à qui l'Autridie ne voulut pas accorder la liberté. Un projet d'évasion que lui ménageait l'or américain ayant été découvert, sa femme et ses deux filles se constitoéreat prisonnières avec lui dans les forteresses autridiieanes.

L'Angleterre s'opîniâtra à continuer la guerre, dout elle avait besoin pour ses projets ; elle garantit l'emprunt de 1 15 millions fait par l'Autriche , et porta sa marine de 80 à 100,000 marins. A la fin de la campagne de 1795, l'opposition reprochait au ministère d'avoir laissé perdre la Hollande et les Pays-Bas, sacrifié lesTendéens, prodigué des sommes immenses. Fox et Sheridan pressaient vivement Pitt, coupable, selon eux, d'avoir compromis l'honneur britannique. Pitt leur répondait toujours que la république allait succomber, et que, d^ que le gouver- ,

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oanentse serait assis, il aitrerait en négociations. En attendant, MrqMNissa toutes propositions de paix jusqu'à oe que la France dkt abandonné les Pays-Bas.

La eouTention alors songea à restreindre son redoutable pouvoir en donnant une nouTcIle constitution. La république, an yeoz de la majorité, ne paraissait plus possible, et l'on tnHivaît préférable le système anglais. On avait été à même de neoDoaltrê , sous la tyrannie qui venait de finir, le prix de certains droits; les horribles lois pénales pesaient à tout le ■oode. D'autres, au contraire, ne trouvaient pas les États- Ubîi et la Suisse assez républicains. On avait vu les désordres ttqaels est exposée une seule assemblée. On décida qu'un eoaaeQde cinq cents membres, âgés de trente ans an moins, fâ devait se renouveler chaque année par tiers, proposerait ies Voiivipi'un autre conseil de deux cent cinquante membres, dit eaniôl des anciens, âgés de quarante ans au moins, mariai ou îcq6, et qui devaient se renouveler de la même manière, les ttnetkmnerait ; système qui lasodait, disait-on, l'imagination et h raison. Un directoire exécutif de cinq membres, assisté de iBDîitres responsables, tut chargé du gouvecnement. Tous les fsHofeoË âgés de vingt et un ans révolus, appelés dans les asttaddées primaires, durent nommer les citoyens composant les wanbléâ électorales, celles-ci élire les membres des deux con* «âis, et ceux-là nommer le directoire. Le pouvoir judiciaire fut «afié à des juges électifs.

Aneune loi ne pouvait être votée qu'après trois lectures. La pRse fut déclarée libre ; mais les sociétés populaires restèrent ntodites. Les émigrés restaient à jamais expulsés, ies ventes des Iriens nationaux sanctionnées , et les colles également tolérés , au sobvention de l'État.

La convention chercha à mahitenir les deux tiers de ses mem« Imt dans la nouvelle législature; mais les journaux et les sec- ^HM de Paris s'élevèrent contre cette tyrannie , voulant que ^ aaaemblées primaires se déclarassent en permanence, et ftoeédassent à un renouvellement total du pouvoir législatif. Gomme on était menacé d'un soulèvement, la force armée fut piaeée sous les ordres du jeune général Bonaparte, chargé de

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veiller à la sûreté de la convention. Bonaparte 6t tirer à miiraille, du haut des marches de Saint-Roch, sur les sectioDnaires avec une résolution inflexible, comme s'il avait deraot lui des bataillons autrichiens, et en laissa trois ou quatre eenls morts ou blessés ( 13 vendémiaire). Dans cette première bataills régulière qu'elle eut à soutenir contre la révolte , la conve&tioB recouvra sa force, et n'en abusa pas.

La convention, voulant finir par la clémence, déclara que b peine de mort serait abolie à la paix générale, et qu'une amnistie proclamerait alors Foubli du passé. Elle changea le nom de II place de la Révolution, qui fut appelée de ta Concorde, et elle se sépara le 26 octobre 1 795. Elle avait décrété , le 5 fructidor, que le nouveau corps législatif se composerait des deux tiers delà convention.

La convention avait eu non-seulement à fonder la liberté, mais encore à la défendre au milieu de circonstances périlleuses : elle rendit, pendant les trois ans un mois et quatre joun qu'elle siégea , onze mille deux cents décrets.

LE DIltacroIRE. ^ CAMPAGNES D^rTALlB.

La domination exclusive et passionnée des théories, ainsi que le fanatisme antireligieux commençaient à tomber; lesen* timent de lïi réalité, de la vie pratique, reprenait son empire ; oo renonçait enfin à appliquer le Contrat social, pour essayer <le fonder un système politique qui tient compte du temps et da faits. La nouvelle constitution était une espèce d'accord mtre Félection populaire et l'unité. Le génie classique s'y déployai pompeusement dans les costumes romains , dans les chaises ciruies, dans la prétexte, dans la pourpre, dans la main de justice. Les églises de Paris se convertirent en temples du Génie, de I) (^ncx>rde,de T Agriculture, de la Reconnaissance : véritable religion de programme.

A la tête de l'État se trouvèrent placés des légistes et des philosophes, à qui l'armée portait ombrage : Rewbell, avocat akaden , organe des hommes médiocres et envieux; Larevdlière- I^peaux, avocat angevin, qui, penchant vers les girondins ,

CAMPAGNES d'iTALIE. 437

réproufait, au nom de la loi naturelle, les institotions politiques et reUgieuses ; le noomte de Barras, Provençal, homme d'action qâ avait servi la convention dans des circonstances difficiles ; Cnot, qui déploya alors une modération inattendue, en qwi il fat secondé par Letoomeur, patriote estimé. Sieyes, repue le grand penseur du temps, mais inhabile dans la pratique, aiait refusé. Les directeurs étaient pris dans les diverses fac* tes, tous régicides, pour rassurer contre une restauration ^*on redoutait; ils jurèrent haine à la monarchie , et instituèfot me fite au 31 janvier, jour anniversaire de la mort de UoisXyi.

U Révolution ayant abattu les sommités, aucun de ces directoin ii*avait le gâiie nécessaire pour ramener l'orcbre au de* éns, pour assurer les succès au dehors. Soixante journaux, pnapK tous hostiles au gouvernement, tenaient lieu de tribune ; fci «âérans de la littérature y rompaient des lances, sans in- Mlige&oe du dedans ni du dehors. Pichegru trahissait; la ÎCBdée se rdevait; tous les partis méditaient leur réaction. La OBpaBBon donnait à Faristocratie écrasée un lustre qui lui atait manqué dans ses beaux jours. Elle n'étaîl^as entièrement 'Mte, et dans difierentes provinces, comme le Bouri)onnais , h liangne , la Gnienne, le Poitou , la Bretagne, le peuple , qui muii les seigneurs , iivait respecté leurs châteaux : ceux qui l^>viie&t point émigré conservaient leurs propriétés ; mais de *i^ueQrs, devenus vaincus, ils étalent surveillés par les ^fViwan de biens nationaux. Deux sortes de i5ropriétaires ^Meotdottc en lutte, de même que deux «lergés. L'un d'eux , 'fermenté , prétendait, avec Grégoire, être la véritable Église, '«QBserver la religion : mais le peuple n^avait point foi en lui ; 4 si les autels de la Raison étaient très*peu fréquentés, ceux ^ desservaient les prêtres assermentés restaient déserts. Ces ''niers baissaient donc les prêtres réfractaires , sanctifiés par ■penécntion, qui se cachaient pour officier dans quelque lieu ^1 où farfoia survenaient les soldats, qui brisaient les ca- ^ et les ornements. Le Directoire les poursuivit avec plus 'acharnement encore. »

U reste de la faction des jacobins voyait avec dépit se ré-

428 LB DIBBCTOIBB.

sondre en simples réformes ce renouvellement intégnl qsCJSk avaient espéré voir se réaliser dans le système social. RonsMai faisait reposer la société sur un pacte, qu'elle pouvait toujov changer à son gré. Mirabeau et les premiers législateurs a avaient conclu que la propriété étant une pure invention sociale sans base dans la nature même, la société avait un droit illimili sur elle. Robespierre voulut faire supprimer le droit détester,! rendre la propriété viagère; il demanda Fimpôt progressif, l taxe des pauvres, et le droit au travail. Toutes ces questioi sociales s'agitaient déjà sous la terreur. Un commissaire écrivai de Saint-Malo à Robespierre : « Partout j'invite les sodélê populaires à se défier des négociants, des élégants, des ricba genre d'aristocratie qui a remplacé celle des nobles et des prtoi Partout je m'applique à rehausser le peuple , à montrer qwh Révolution est faite pour lui. » Le même écrivait à Saint-Jutt « Bordeaux est le centre du nëgociantisme et de l'égoïsme. Là oi il y a beaucoup de négociants, il y a beaucoup de fripons; 4 la liberté, qui a pour base la vertu, ne peut s'établir. » Un and) écrivait encore à Robespierre , au commencement de 17M « U faut tuer l'aristocratie mercantile, comme on a tué esH des prêtres et des nobles. La nation seule , au moyen d'an oi mité de subsistance et de commerce, doit se charger de toi le négoce. »

Ainsi les idées communistes qui travaillât en ce mooNS l'Europe s'étaient montrées au temps de la terreur ; elles étaifli tombées avec les jacobins , mais elles trouvèrent un nooffl apôtre dans Gracchus Babeuf, qui après l'amnistie fonda, aie le Florentin Buonarrotti > et d'autres, qu'il avait connus daa les prisons, la société du Panthéon, ou des Égaux. Il prêchait I communauté absolue des biens, « l'égalité , premier voeu de I nature, premier besoin de l'homme, noeud principal de tosl association légitime. » La Révolution, selon lui, n'avaitÊutqu'tf devancer une autre bien plus grandiose et plus solennelle, (fi serait la dernière... Plus de propriété individuelle de6terres,doBl

< Buonarrotti, qui ftit ensuite l'un des clicfs des carbonari, et féf^ Jusqu'à un âge très-avancé , a exposé la théorie do Babeuf.

CAMPAG9ES D*lTAtlE.' 429

ks ftuits apiiartleiuieiit à tons ! Assez longtemps moins d'un ■Ofion d'indindus a disposé de ee qui appartient à vingt millîQBs de Jean semblables. Plus de ces odieuses distinctions ie tkhes et de pauvres , de grands et de petits » de maîtres et d'esclaves, de gouvernants et de gouvernés ! Veici le moment ie fonder la répubiique des égaux ^ grand hospice ouvert à tous, bmâles géffiissantes, venez vona asseoir à. la table commune^ ■rvie par la nature à tous ses enfantsi Peuple français, remmais et prodame la république.des Égaux ! »

Ainsi Balieuf et ses^eptes voulaient réduire la vie à la sim- |idté primitive ; il ne devait plus y avoir ni cités , ni loxe , ni tribune, ni chaire; il sufBsait d'enseigner au peuple à servir tt à défendre la patrie. Ils n'admettaient aucune supériorité iHieileetiKlle ou morale , et ils entendaient que la presse se mieniât dans les principes proclamés par la société.

Afia de réaliser ce paradis, ils ourdirent une conspiratioa fBî aralt pour but d'égorger les dlsaeteurs, de proclamer la li* krté,r^^té,laeonstitutiondel793,la félicité universelle : ils ippajaient le tout de larges promesses en fidt de subsistancesi ij^t puissant sur un peuple affamé; mais la conjuration ayant té découverte, ils furent arrêtés, et envoyés au su^llce. Cet Me de vigueur consolida le Directoire, qui lencontra pendent ladque temps une docilité sans bornes.

U mnltitnde sentait le besoin de la paix. Les bourgeois, qui Mou £ût la Révolution, avaient été un moment opprimés |irlcs prolétaires; mais, ayant repris le dessus, 'û& craignaient k KCour de la terreur, le renversement de toutes les idées d'é- Naomle, dMndustrie, de commerce, et observaient d'un oeil Mtatif le parti qui avait succombé. Les gens subitement en^ Miis, etjDcux qui avaient échappé au danger, aspiraient à jouir, Ui mnnitionnaireB, véritable puissance de l'époque, s'engraistfcBt rapidement des misères de l'armée. L'agiotage ramenait b temps de Law, et l'argent, gagné à la bâte, se dépensait avec apidité. On vit donc renaître les plaisirs et l'enjouement de la ne parisienne, en même temps que les imitations classiques. Les faunes, vêtues avec la simplicité de la statuaire et toute l'imnodestie grecque, employaient la séduction pour foire réussir la

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clémence. On revenait aux grandes réunions, au luxe, aux si lenaités pompeuses. Comme diaque phase delà Révolution ava vu le règne de quelques femmes, jce fut le tour alors de madaii de Staël , fille de Necker , et femme du ministre de Soède Paris. Elle avait acquis dans sa famille la connaissance di affaires. Initiée, pendant son exil, à la littérature ronmntiqi de l'Allemagne, elle se distinguait d€S gens delettres du «Û huitième siècle et de leur^ habitudes académiques. Raitrée c France, elle réunit dans se^ salons tout ce quMl y avait ala de plus distingué : là , elle mettait en discussion les questioi politiques à Tordre du jour, et voulait bien la république, mai à condition que ses amis en seraient les chefs.

I/agrteultnre aussi commençait à se ranimer : les paysan avaient amélioré leur position ; les propriétaires vivaient ave économie, et réparaient leurs pertes en vendant les matériaa des châteaux qu'ils démolissaient , ou les arbres des chamf qu'ils avaient achetés de la nation.

Lorsque les directeurs s'installèrent au Luxembom^, il £slli que le concierge leur prêtât une table et un cahier de papiei Il n'y avait pas un sou dans les cottes, et les vingt milliaid d'assignals's'acerurent peu à peu jusqu'à quarante-cinq. Les af provisionnements de Paris n'étaient pas assurés; personne n voulait plus* servir le gouvernement; le service de la posie étal interrompu. Il n'y avait plus d'argent, et le papier perdait à ti point , que l'on échangeait vingt-huit mille francs d'assignat contre un lôuis en numéraire. Un repas de huit peisonne coûtait soixante mille francs en papier. Les acquisitions se fû saient souvent par échanges, et l'on voyait circuler les meubles; les joyaux, les médailles > les tableaux. Le gouvernement dé créta unemprunt forcé de six cent millions. On eut reeoursèdtf mesures ignorantes , par cela même vexatoires et infructueuses. Puis on en vint à la banqueroute la plus énorme, en réduisant les assignats à la valeur réelle qu'ils avaient en ce moment

Dans les deux conseils, l'opposition , qui considérait la Révolution comme un état transitoire, allait gagnant du terrain, et les opinions inclinaient peu h peu vers la monarchie. Au dehors, les émigrés étaient accueillis ou repoussés, selon les craint»

CAMPAGNES D*1TÀI.1E. 431

qo*oo pouvait avoir. I^ fils aîné du duc d*Orléans , qui s'était iignaië au combat de Jemmapes , donnait des le<;ons en Suisse daos 11]] collège de Coire; Tabbé Cairon s'occupait en Angleterre dTiastruire ies enfants des émigrés. Cela contribuait à propager nntérét pour ceux qui souffraient et en même temps les idées loyalistes. L*espérance de ce parti s'appuyait principalement nr la Vendée, qui se soulevait de nouveau ; mais Hoche, envoyé lans ee pays à la léte de cent mille hommes , y fit une guerre coureuse, qui se termina par la mort de Charette et de Stoflet, livrés par traliison.

. Piehegru, qui commandait sur le Rhin, avait i'espoir de se

faire le Monk cTune restauration bourbonienne. 11 s'était tou-

Jnns montré modéré dans la victoire ; il avait préservé la

fiolbode de tout pillage, et ménagé constamment le sang des

^n^ ainsi que celui des prisonniers anglais : il se jeta tout à

«oop da côté des royalistes, sans qu*on sache s'il fut gagné à

fn dor ou par des sédui.tlons de femme. Après sa retraite

,4ranDée, Tarcbiduc Cliarles d'Autriche remporta plusieui*s

t naotag€S signalés.

J, L'Espagne, revenue à k politique d'intérêt, se décida, sous le

i ^istère du comte d'Alcndia, a contracter avec la France une

^li*Qee offensive et défensive {traité de Bàle, 1 795 ) , et à décla-

l/çr la guerre à la Grande-Bretagne (octobre! 795). Les Anglais,

.FJORDS prompts à agir, lui enlevèrent la Trinité; mais ils

^Vaquèrent en vain Porto-Bicco et Tiénériffe. Ils tâchaient

^«sri d'attirer à eux la Russie ; Catherine, tout en promettant

^ttcoup, n*envoya qu'une escadre^ ce dont on avait le moins

^D. Elle fit toutefois un traité de commerce avantageux pour

l'Angleterre, et conclut une alliance avec cette puissance et ayec

f Autriche » .

' U période du Directoire, d^ua intérêt biçn moindre pour le» étran- Pnqoe celle qui la pré«x;de et que celle qui la suit, paraîtra sans doute l'ailée trop brièvement dans ce chapitre. ÏjSl chute du Directoire se trouve 'vivoyéedans le volume suivant, après lo tableau de Pltalie au dix-lnii- ^^ siècle et le récit de la première campagne de Napoléon. ( Am. R .)

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