‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 64 sur 127 · AU DIX-HUITIBICB SIÈCLE. V · texte numérisé non relu

AU DIX-HUITIBICB SIÈCLE. V

JÛK des progrès è lliistoire naturelle et à la scieDce médii aie. Hascberoni' et Grégoire Fontana firent honnear aux ^ .«»(béinatiques. Bertola et Théodore Villa donnaient des exeni- I ^ et des préceptes d'éloquence et de poésie ; Nani traçait les priadpes de la jurispnidence criminelle ; Volta préparait des déjtfMiferCes qui devaient ûtire une révolution dans la physique, i, Zola et Tamburini émettaient des idées que Ton trouvait à cette époque , tandis .qu*en réalité ils attaquaient obstacle qui retint encore les rois, le respect du saint- Mp. JU*ob0ervatoire fondé à Bréra en 1766 par Boscowitch, ^ Bague, fut ensuite agrandi en 1773. Ou y ouvrit aussi un igramase impérial et une bibliothèque. Une chaire d'économie ^fiMique fut instituée dans les écoles palatines; plus tard, on «âaUit une d'hydrostatique etd*hydraulique. Enfin, un montjltpété pour les soies vint dispenser les particuliers de la néde les vendre précipttamme^ les écoles élémentaires furent placées sous la surveillanœ FiXDçois Soave, l'un de ces hommes qui, s'ils ne font pas r la science, contribuent à la mettre à la portée de tous. Il posa des livres depuis Vk b c jusqu'à la philosophie ; disciple CondiUac et de Locke, dont il traduisit V Essai sur les idées, qa*'û appelait « le premier et le plus grand des métaphysi-

f Le gouvernement ne prenait pas ombrage des novateurs. Carli te Toyait appelé à la présidence du conseil suprême de comf^ntt et d'économie publique, au moment où Tégoîsme of-

Eh portait jusqu*à Vienne des accusations contre Verri ; Timtrice le nomma membre de la junte créée pour les affaires inances, et ensuite du conseil suprême d'économie. Elle HioDna une pension a George Giulini , gui rassemblait les matériaux de ses mémoires historiques sur Milan; et Kaunitx Tinvita à continuer ce travail. Une pension fut accordée à Argellati pour sa BibUotheca scripiorum Mediolanensium. Les goutemeurs eux-mêmes protégeaient les savants contre les persécMtioosde leurs concitoyens. On imputait à Vallisnieri d'avoir dibpidé à sen avantage particulier le musée de Pavie; et le comte Firmiani proclama son innocence dans une lettre. Borsieri,

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cédant aux tracasseries des écoliers et de ses collègues , illa abandoiineF sa cbaire, quand Firmiani lui écrivit pour reneoi rager, et ajouta quil était nécessaire à Chonneur de cet ék blissement HUéraire. Les lâches qui se bâtent de jeter la picn au mérite persécuté s'empressèrent de lui rendre justice km qu'ils le virent appuyé par les puissants. La jeunesse vodi alors ravoir pour recteur perpétuel ; et lorsque, nommé méded de la cour, il partit dans une modeste chaise, elle l'escorta pu dant un long trajet.

Joseph II voyagea en 1769 dans la Lombardie, où depi Charies-Quint aucun empereur n'avait mis le pied. Il créa É magistrature suprême, dite camerale, où Carli, Becearial Verri furent appelés à siéger; le mont-de*-piété de SaiDt»<1l| rèse, pour consolider les dettes publiques; une diambRài comptes, pour examiner et publier les dépenses de rÊtat^ai que ses revenus. A la mort de sa mère, Joseph se jeta M toutes sortes d'innovations : il faisait à la hâte , et défaisait^ même. En enlevant aux corps provinciaux l'autorité pour I concentrer dans ses mains , il enleva au pays ces formestarf tionnelles d'administration qu'un législateur prévoyant réttm sans les détruire. Mais Joseph agissait dans de bonnes iotenM il adressa aux chefs de département des instructions sur bol nière de traiter les affaires publiques, les invitant à laissera coté les formalités pour l'essentiel, à écouter tout le monde sfl acception de condition , de langue ni de culte ; car le devoir d'à prince, dit-il, est de ne pas regarder l'État comme sa propriâé ce n'est point pour lui que des millions dliommes ont étécnt mais c'est pour le service de tous , au contraire , que la M \idence l'a élevé au-dessus des autres. 11 ajoutait que ce n'est fa l'augmentation des revenus qui fait un bo^ ministre ; quelessi^ ne sont tenus de contribuer que dans la mesure d'une iiéœssl absolue au maintien de l'autorité, de la justice, du bonoidit et au bien de l'État; enfin , que le roi doit lever l'impôt de i manière la moins onéreuse , et rendre un compte public à l'emploi qu'il en a fait.

Dans le Piémont, pays amphibie, dit Alfieri , où legcniTcrnement et la cour étaient français, les habitudes etles eroyaoce

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Menues, Charies-Emmanuel III (1730) , qui était resté éloigaé faafiâireff , et dont Téducation avait été très-médiocre , montra |Ids de qualités qu'on n'en attendait de loi ; et , secondé pat kl conseils du marquis d'Ormea, le Richelieu du Piémont, il , arec une lenteur prudente, au développement de la prosité dans ses États. Il travailla à se donner une bonne armée. ht codex Carolinus, qu*il promulgua, reproduisit Tœuvre Tîelor-Amédée II, en y ajoutant de nouvelles lois pour issorer les effets; et il en ordonna la publication , « ^fin que les provinces, villes et communautés, obtinssent le bien- <hioe législation uniforme. » Il revit lui-même et flt im- 1 bien qu'elles fussent réprouvées par la censure, les Kéd'Italie , de Denina ; et il répondit h ceux qui s*en aient : J^aime mieux les esprits modernes qve les vieux ts. II disait encore ; Je ne connais pas de meilleure me* en fait d'études pour un État, que de choisir de bons , et de les laisser enseigner à leur manière *. êomte Bogino (1701-1784) , qui, après avoir été employé diplomatie , était alors ministre d'État , imprimait à Tadtion une direction active. Il termina le cadastre, régies monnaies , chercha même à s'entendre avec les autres italiens pour les rendre uniformes dans la Péninsule, liquaà relever les études jusque-là négligées , et affranchit Saroie des mainmortes et des liens féodaux. la Sardaigne , érigée en royaume , cessa d'être une de l^ovinces dont la diplomatie se sert comme d'un appoint égaliser les poids dans la balance. Devenue propriété ina* e, elle acquit, par sa réunion avec la petite Savoie , une ce plus grande que celle qu*elle avait eue avec TEspagne. en fit comiattre la valeur; il chercha à faire disparaître à peu les inégalités établies par l'Espagne, à encoui;ager Itore par des monts de secours y à détruire les brigaûds, kiîengeances sanguinaires , et ces rivalités que les Aragonais **>ieat entretenues entre les deux factions qui se partageaient ^« U la repeupla au moyen de colonies , surtout des gens de

' Boberti , Lettre à un professeur dans le FrUml] 1777.

9$ l'italik

Tabaïqua. Il chargea divers savaoU de dresser la carte de pays presque ignoré , y fonda les universités de Cagliari et i Sassari ; de sorte que la langue italienne finit par Temporteri Tespagnol.

Cependant la crainte des innovations dominait dans , royaume , ainsi que le respect pour d'absurdes préjugés. 0 entraves que Ton brisait ailleurs y étaient maintenues et £91! flées. Alficri, Lagrange , Denina , BerthoUet, BodoDi,duq| renoncer au séjour de leur patrie. 1

Les princes lorrains qui succédaient aux Médicis la Toscane façonnée à une douce obéissance, et livrée aux du pouvoir. Français de Lorraine s^attacha à les détruire, franchir la propriété, à combattre les restes de la féodalitéij attirant à soi la puissance législative et judiciaire, laler^ troupes, et les autres prérogatives royales. Léopold, an cesseur (17C5), pensa que ce luxe de soldats, de police, dei -cliots, d'entraves à la liberté, que Ton regardait comme le tége obligé de tout gouvernement, n'était pas indis au bien des peuples et à la sûreté des princes Peut-^ réformes sont-elles les seules du siècle passé qui aient râbles , parce qu'elles se fondaient sur le caractère du peuple , et sur les besoins de progrès que toute nation éclaU éprouve.

L'ancienne république , formée par l'agrégation sacoM) de petits corps , chacun avec ses privilèges et sa juridici particulière , avait laissé un ordre de justice civile très-Ticieaj et des lois qui variaient de la ville à la campagne, d'une M vince à l'autre. Léopold rendit les lois uniformes; les m» trats inutiles furent supprimés ; il réduisit le nombre des jugl et fit un dioix sévère parmi eux. Il promulgua un nouveau ^ glement de procédure, et chargea Vernaccinl, et ensuite lUiâ^ Ciani , de rédiger un code qui fut continué par Lampredi, ai interrompu par la révolution. Convaincu que l'extrême rigM empêchait moins les crimes que les châtiments modérés, m prompts et certains , accompagnés d'une surveillance exadi il supprima la peine de mort, et y substitua les travaux forcé Il abolit toute* immunité, tout privilège personnel ou droit d^

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^ Il torture, la confiscation , les procès de haute trahison,

it des préf enus , les dénonciations secrètes , les accH-

contre les parents, les procès de chambre, où les ac-

o*teieDt pas admis à se défendre , les dépositions des

lins officiels, la condamnation par contumace. Les amendes

it former un fonds destiné à indemniser ceux qui auraient

iprûonnés injustement. Tels étaient les exemples que don^»

le père de François l'**.

iMédicis avaient détruit la liberté, mais non les inconvé*

I qu'elle entraîne dans les petits États, et entre autres le

\ée» douanes, qui isolait les unes des autres les villes,

I statuts locaux Imposaient des taxes et des mesures fu-

à riadustrie. Léopold établit une taxe unique pour tout^

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