BB LA RÉVOLUTION FBARÇAISB
I leo le gnmd conseil » et attirèrent au sénat la nomination aux
éargjs principales, ou tout au moins la présentation; elles
otnrèrent par des lentenn le pouvoir délibératif do grand
conseil , puis du sénat ; elles attirèrent tout à la seigneurie , et
oiiik de celles aux inquisiteurs d*Êtat : ainsi un tribunal de*
liai le gouvernement tout entier, grâce à son pouvoir sans
Smites et sans appel. Pour en arriver là , ils avaient dû fevmer
Je Livre d'or aux nobles nouveaux, qui auraient apporté dans
[JieoDseil des idées plus hardies. Ils constituèrent un tiers état
liieUoyens originaires; le peuple lui-même se divisa enci-
[t^fens et en plèbe , celle-ci ne pouvant se livrer qu'à certaines
««fessions et à un trafic intérieur. Chaque quartier de la ville
|mit ses privilèges et son gouvernement; il en était de même
[ieefaaqoe corps de métier.
• Gamme dans toutes les oligarchies , les abus , les malversa- : ins étaient en grand nombre dans l'armée et dans les finances. |l y avait beaucoup de désordre dans les possessions d'outrejftff; kt employés y extorquaient de l'argent et vendaient la ^rtice, en même temps qu'ils gaspillaient les sommes affectées 'pt la république à l'entretien des forteresses et des ports. Sur
II terre ferme , une humeur turbulente et ferraiJIeuse rendait |i rhes et les meurtres fréquents. Les iUuêirissimes (on appe- |hit ainsi les patriciens ) y déployaient une arrogance dont les
se dédommageaient chacun dans sa petite sphère. la capitale , la corruption servait à détourner les esprits affaires publiques ' . Bien que l'usage tendît à rapprocher nobles des plébéiens au moyen de divers degrés de patronna *, l'orgueil des premiers était en proportion de la nullité
tamadaient des cadets des principales familles, et de celles qui avaient pafrégteao patriciat, à roccasioD de la gMerre de Gbioggia. Cellei pat llKcriptifltt an Livre d'or datait de la guerre de Candie étaient IMaie aiaex ricbes.
* Un proverbe disait : « Le matin une petite messe , Taprès-dlner une fftHe bnoetle, le soir une petite (emme. »
* C'était au point que ceux qui portaient le mémo nom (senso) se en quelque taçon conune alliés. Aux baptêmes des pa-
, les parrains étaient toujours plus de deux ; il y en* eut même
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des antres; et de leurs loges ils crachaient sur le partem peuplé de roturiers. Tout le sombre génie de ce tribunal d Dix ) dont s*effrayait Montesquieu, se réduisait à remploi d*l vil espionnage, à empêcher le développement de toutes verto! à donner quelque apparence de règle aux mauvaises mœurs, bannit une fois, mais bientôt il rappela les bien méritank pratiituées, attendu que leurs maisons étaient, avec le piria des monastères ,les seuls endroits où Ton pût se réunir libn ment, et faire de la musique, des soupers, de la galanterie, sa inquiéter le gouvernement, puisqu^il y entretenait des espiM La protection accordée au masque encourageait les intngii galantes, et dispensait de tout frein et de toute pudeur '. L*ci ces du scandale amena un moment des mesures sévèresL 0 ferma les cafés , on multiplia les lois somptuaires, on prohibilB livres impies. Mais bientôt il fallut céder au torrent. Lesofi se rouvrirent; un luxe inouï fut déployé aux fôtes de la rèp blique ; et les théâtres vénitiens éclipsèrent par leur spleodfl ceux du monde entier. L'établissement appelé RidMoëcÀX ai école d'immoralité. Soixante à soixante-dix tapis verts y étiia dressés, et là un jeu frénétique engloutissait les fortunes. < repaire était présidé par des nobles, qui , salariés par les eotf pagnies fermières , restaient seuls avec la perruque et la robc^ magistrat, tandis que tous les autres portaient le masque. IX
parfois jusqu'à cent cinquante, et toujours plébéiens. Bien pIiB,j prêtre était obligé, sous peine d*exil, d'enjoindre sévèrement à ceux f auraient été patriciens de se retirer.
' Le masque , mode caractérisf iqae de Venise , consistait dans le a mail ou bauUa, cliapeau à trois cornes, et masque coirmitl moitié du visage. Ce costume était permis du 5 octobre aa H ^ cembre, puis du jour de Saint-Étienne jusqu'à la fin du canaral; jour de Saint-Marc , les quinze Jours de la fête de T Ascension , tes j< de la création du doge et de ses banquets solennels, ainsi qn*aoxi fêtes extraordinaires et lors des visites de princes. Alors le ptt pouvait déposer la robe et la perruque, et se promener le rittge vert du masque coiffé du chapeau , s'entretenir même avec les i étrangers sur la place, dans les casino, au théâtre, mais aoa elles eux..*