‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 85 sur 127 · PAIX DK LUNÉ VILLE · texte numérisé non relu

PAIX DK LUNÉ VILLE

de son oceapation % ni do royaume de Naples. Mais le pape INNiTait espérer, à défaut de ceux qui s*étaieDt déclarés ses pro* teeteors, dans les négociations qu'il avait ouvertes avec le pre- ■ûer eeaisul. Caroline de Naples, atterrée à la nouvelle de la paix de Lunéville, eut recours à l'intervention oflicieuse du czar Paul : en eonséqiience, Murât conclut avec Naples un armistice (28 mars) qui fût suivi d'un traité de paix signé à Florence. I^ tour de Naples s'obligea à fermer aux Anglais les ports du royaume, et abandonna à la république française tout ce qu'elle possédait dans Itle d'Elbe, ainsi que dans la Toscane; elle s'eng^ de plus à payer un demi-million de francs pour indemniser les citoyens français des pertes qu'ils avaient éprouvées , et à amnistier tout délit politique. Il fut stipulé en outre , par on article secret, que, pendant toute la durée de la guerre avec Ja Turquie et la Grande-Bretagne, des garnisons françaises, entretenues par le roî, resteraient dans les Abruzzes et dans la terre d'Otrante.

Les traités de paix de Campo Formio et de Lunéville faisaient Ane revivre l'ancien droit public; et la France, après tant de iMirines généreusea et de belles promesses, sacrifiait elle-même kl peuples et les nationalités à la vieille idée de l'équilibre eu« repém.

Hais elle avait châtié la seconde coalition , qui l'avait poussée à ta guerre ; fiiit la paix avec le continent , conclu plusieurs ailiiDoes contre l'Angleterre, qu'elle avait exclue des ports de Naples, d'Espagne, de Portugal, et qu'elle espérait contraindre awià désarnler sur la mer, comme elle avait contraint les autmpoiflsances à désarmer sur le continent. Bonaparte était béni parl'Ean^, comme le génie de l'ordre et de la paix

* H. Bignon, dans son Bistoii-e de la diplomatie française, répond tti reproches qui furent adressés à Napoléon de n'avoir pas restitué fe Piémont à la paix de Lunéville ; et il allègue pour raison que , « de tout temps, il a été reçu que le plus fort, quand sa volonté peut faire kiiOe rend à la paix que ce qu'il n'a pas un grand intérêt h garder.

102 MESUBES BÉPA&ATRICBS DU PBBUlEB CONSUL

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