LB CODE. — LS GONGOBDAT
Ainsi FÉglise se relevait, non pas souillée de sang et arec la erou de bois , mais dans un pompeux appareil , et à Tombre fTime^pée puissante.
L.es esprits forts riaient de cette réapparition des prStres et de
le taicii de régUM ( refàs Déanmolns aaqnel Sa Sainteté ne t'attend pas ) , il «ta i»iirvii, par de ooaTeaox lUotalres, aa goayefnement des évécbé« de ht cireoBRription ooaf elle , de la manière niivante :
IV. Le premier consul de la république nommera , dans les trois mois qui smvront la publication de la bulle de Sa Sainteté, ans archevêchés et évècbés de la drcoDscriptiou nouTelle. Sa Sainteté conférera l'iiistitation canoniqiie
t les Ibnnes étabUes par rapport à b France avant le changement do ■mt.
V. Les nominations aux évâchés qui vaqueront dans la suite seront égalefaites par le premier consul , et Tinstitution canonique sera donnée
ptf le saint-siése , en conformité de TarUcle précédent.
iri. Les évéqaes, crtot d'entrer en fonctions, prêteront diraetemant, entra iHinans du premier consul, le serment de fidélité qui était en i|sage avant le diangement de gouvernement , exprimé dans les termes suivants :
« Je jure et promets à Dieu, sur les saints Évangiles, de gardep obéissance et fidélité an gouvernement établi par la constitution de la république fran* Je promets aussi de n'avoir aociine intelUgenoe, de n'assister -à aucun de D'entretenir aucune ligue, soit au dedans, soit an dehors, qui soit cootralre à la tranquillité publique : et si , dans mon diocèse ou ailleurs, J'apprends qu'il se trame quelque chose au préjudice de l'état, je le ferai ttfttr an gowemement. ■
▼IL Les ecclésiastiques du second ordre prêteront le même serment entre les nains des autorités civiles désignées par le gonvemement. ▼HL La fommle de prière suivante sera récitée , à la fin de l'oflice divin . tontes les églises cattiollques de France s Jhfmine, aaivam fat rempublicam; Domine, $ahf&s fae eonsulet, UL. Les érêqnes feront une nouvelle circonscription des paroisses de leurs ocêaea, qni n'aura d'effet que d'après le consentement do gonvemement X. Les évèqoes nommeront aux cures.
Leur choi< ne pourra tomber que sur des personnes agréées par le gouver*
XI. I^s évéqnes pourront avoir un chapMpe dans leur cathédrale , et un iteinafre pour lenr diocèse , sans que le gouvernement s'oblige à les doter.
XIL Toutes les égttses métropofi laines, cathédrales, paroissiales et autres aan aliénées, nécessaires an culte, seront mises à Ta dtoposition des évêques.
Xltl. Sa Sainteté , pour le bien,de la paix et l'heureux rétablissement de la TdlgiioD catholique, déclare que ni elle ni ses successeurs ne troubleront en aucune manière les acquéreurs des biens ecclésiastiques aliénés, et qu'en conséquence la propriété de ces mêmes biens, les droits et revenus y atta*
188 UESUBES BBPARATBICES DU PBBMIBB CONSUL.
ce consul dévot ; mais le conseil d'État ne savait plus dire dou '. Bonaparte dompta la résistance intérieure, en partie à TaidedM restrictions contenues dans les articles organiques, en pytie à Faide de l'emprisonnement et de la déportation. Le conseil da clergé constitutionnel fut dissous; les révolutionnaires italiens, mais plus encore les royalistes, qui comptaient sur la roptnre du pape avec le consul , dans l'espoir qu'elle serait une oeeision de désordres et de réactions, voyant Tordre s^assurer désormais , se résignèrent en silence. La France eut un miDStie des cultes ( Portails ) et un légat a Uiiere, Le jour de Pâques 1802 , une salve d'artillerie salua la première fête chrétienne oèlébrée depuis 1789 , et le peuple entendit avec enthousiasme k son des cloches , si longtemps muettes-, il accourut en foule aux rites solennels , et se nourrit avec bonheur de la parole dinne. La littérature s'anima de cet esprit réparateur. Le vieomte de Chateaubriand , longtemps errant sur le sol étranger, entieprit alors de réveiller ces harmonies mystérieuses que le dèl et h terre ont avec Texistence humaine, et de les substituer, dans la poésie, à ces réminiscences psûfennes qui ne produisaient plos que des images décolorées ; son Génie du Christianisme oAïïtt
cbés, deineareront incommutables entre leurs inaîBS oo oeUei de kan ayants-cause.
XIV. Le gouTeniemcnt amirera uu trailemeot convenable aux évèques it aux curés dont les diocèses et les cures seront compris dans la circooscnp- Uoo nouvelle.
XV. Le gottvemeipent prendra également des mesures pour que les catholiques français puissent, s'ils le veulent, faire en faveur des église» da fondations.
XYL Sa Sainteté reconnaît dans le premier consul de la république frwçaiae les mêmes droits et prérogatives donc jouissait près d'elle l'anâcB gouvernement
XVII. Il est convenu entre les parUes contractantes que , dans les ctf «à quelqu'un des successeurs du premier consul actuel ne serait pas catholique les droits et prérogaUves mentionnés danA l'article ci-desvus, et la nation aux évècbés, seront réglés, par rapport à lui, par une convention.
' « Il parla pendant une heure et demie... Comnie il ne pas quel était l'avis du conseil, chacun se tut. » Let(re de nwnsâfnmr Spada à Çonsalvi , en date du 8 août.