‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,) (volume 2)Chapitre 96 sur 127 · SUISSE UNITAIRE. — CAMP DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

SUISSE UNITAIRE. — CAMP DE BOULOGNE

voyaient donc arracher encore une fois respérance de Tiinité et de la liberté de leur patrie , qu'ils attendaient de Tépée TÎctorieuse et de la volonté de fer d'un héros issu de leur sang. Il ne restait de disponible que Milan et la Lombardie , belle et fofte contrée toutefois , qui avait cinq raillions d'habitants, souantedix à quatre-vingt millions de revenu, et quarante mille hommes eapables de porter les armes. Talleyrand proposait d*en faire, au lieu d*une république, un royaume pour quelque prince autrichien, comme compensation et gage de paii; mais Bonaparte , qui avait un faible pour sa première oooquéte, et qui savait que le vœu des Italiens était de n*appartenir ni aux Français ni aux Allemands, résolut de oonserfcr rindépendance de cette province. De bonnes fortifications devaient la défendre contre les Autrichiens postés au delà de TAdige, et en garder toujours l'entrée ouverte à la France, qm, en conservant le protectorat, serait à portée de faire passera là ses ordres dons les contrées du midi , jusqu'à ce que le hasard des événements la mk à la tête d'une confédération italienne. Pour arrêter les bases d'une constitution , il convoqua ( janvier 1802 ) à Lyon, à moitié route de Paris et de Milan, une assemblée de quatre cent cinquante re|Hrésentants cisalpins. Le premier consul s'y rendit en personne, avec l'intention d'y passer solen» nellement en revue les vingt-deux miUe soldats revenus d'Égvpte sur la flotte anglaise. Cette constitution créait trois collèges électoraux permanents et à vie , qui se complétaieat eux-mêmes; savoir, trois cents grands propriétmres, deux cents gros négociants, autant d'hommes de lettres, de savants et d'eedésiastiques. Us avaient à choisir dans leur sein «ne ceounission de censure de vingt et un membres, chargés d'élire tous les corps de l'État; plus , huit eonsulteurs pour veiller au maintieB de la constitution et délibérer sur les traités ; ils devaient nommer enfin le président de la république. Un conseil législatif de dix membres était appelé à préparer les lois et les règlements, et à soutenir 1^ projets devant le corps législatif, composé de soixante- quinze membres, dont quinze, désignés oomnie orateurs, devaient discuter les lois soumises au vote de Tzar semblée.

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