‹ Histoire de cent ans, de 1750 à 1850, (histoire, sciences, littérature, beaux-arts,)Chapitre 38 sur 61 · RUSSIE · texte numérisé non relu

RUSSIE

traité qui ne laisse percer de sa part Tintention de se rendre h suzeraine de la Porte , et de la tenir privée de tout moyen d« résistance sérieuse, jusqu'à ce que vienne le jour de la subjo^rtoutà fait.

Ao nord , la Russie a consolidé sa domination dans TEstho* oie, la Livonie et la Courlande. Les paysans, traités en serfs depuis la conquête , voulurent revendiquer, par les armes, les droits qu'on lui refusait , mais ils furent vaincus ; on commença pourtant en 1817 à améliorer leur position, et ils furent affranchis en 1831. A rheure présente, ce sont les Russes qui oDt le dessus dans toute la Baltique, où la race allemande «tait seule naguère en possession de l'industrie et de la science. Noos avons déploré la révolution polonaise, qui a eu pour eoioéquence la destruction de ce royaume. La hache ou la Sitnie ont décimé la noblesse ; le reste languit dans l'exil, et rêve dfs insurrections qui n'auront pour dénoûment que du sang rtdn mines. A la diète de 1835, Nicolas dit aux Polonais :

• Je désire que votre discours ne me soit pas lu , pour vous épar-

• pKTun mensonge, persuadé que vous ne sentez pas ce que

• vous dites. 11 faut des faits, et non des paroles; le repentir ' doit venir du coeur. De deux choses l'une : ou persister dans

• fos illusions d'une Pologne indépendante, ou vivre sujets fi-

• ilèles sous mon gouvernement. Si vous vous obsthtex dans

• les rfves d^une nationalité distincte, j'ai fait élever une cita-

• délie, et, au moindre mouvement , je détruirai Varsovie. Au ' milieu des désordres de toute l'Europe, la Russie seule de-

• meure intacte et forte... Croyez-moi, c'est un bonheur vé- « ritable d*appartenir h ce pays. Si vous vous comportez bien ,

• mon gouvernement songera h votre prospérité, quoi qu'il soit

• arrivé. »

Cependant la Providence semble conduire , même par ces Toies douloureuses, la nation vers un avenir de progrès, en déiniisant cette caste aristocratique qui sut remplir au moyen âge une noble tâche de résistance et de civilisation, mais qui doit dis- [tarahre devant le peuple, devant cette plèbe dont nul ne devuit proposer raffranchissement, ainsi que le décréta encore I3 dernière révolution polonaise. A travers les jalousies mal dé-

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