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la Goorlciide; et il plaça sa nouvelle capitale de numîère h domiDer b Baltique. Mais cette mer est encore trop éloignée , et b moitié de Tannée obstruée par les glaces; aussi ses succèssans ont-ils tourné leurs Yues sur la mer I9oire. De là leurs guerres toujours renaissantes contrôla Porte. Biais quoique ces beaux pa}'s touchent à*deux mers, dont Tune communique avec fEurope, l'autre avec la Perse, et que de grands fleuves s'y jeUeat, ces mers n'ont point la liberté du commerce, et les fleures ni les routes ne sont appropriés aux communications ; c'est ce qui fait qu'Astrakhan dépérit, et que la prospérité d'Odessa est tout artificielle. Puis, ni la mer Caspienne ni la mer 5olre ne peuvent avoir d'importance qu'à la condition de posséder les Dardanelles et le golfe Persique. Aussi est-ce vers ces deux points que se dirige surtout le génie militant de la Russie, qoi, de même que l'Angleterre, ne vit qu'à la condition de conquérir.
La Russie n'est point en dehors du mouvement des études européennes : ses universités et ses académies s'appliquent à ^ciaircr des points épineux d'histoire et de philologie ; ses expéditions au nord, ses explorations de la Sibérie, des steppes verdoyantes des Kii^hiz , de l'Altaï, de Tlénisseî, ont agrandi le domaine de la géographie. La Russie possède les meilleurs ob- Mrratoires du monde; elle y attire des savants et des artistes de tous les pays, tandis que les nationaux vont chercher la science au dehors.
Cest une pensée gigantesque que celle de réunir sous une loi unique et sous une constitution identique tant de pays et de peuples si divers , mais dont le succès n'est ni souhaitable ni possible. Cest le côté faible de la Russie que de manquer d'uoiié politique, nationale et religieuse ; elle veut y substituer Tuoité administrative : c'est dans ce but qu'elle détruit les franchises nationales, comme celles des Cosaques, et les francliises municipales , comme celles dont jouissaient les mille colonies de la partie méridionale.
Mais sa prétention d'arriver à l'unité religieuse a produit de plus grands maux. Les czars avaient fiait plus d'une tentative pour se réunir à l'Ëglise romaine, dans le désir de se montrer
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Européens ; et, lors même qu'ils y eurent renoncé, Ds aoeordè* rent du moins leur protection aux catholiques. Catherine II avait promis, après le démembrement de la Pologne, de respecter rËglise rutène (I); mats elle était trop philosophe pour cda, et les vexations ne tardèrent guère , msjgré Tintenrention da pape et de Marie-Thérèse. Elle avait, dès 1774, enlevé aux Grecsunis douze cents églises, pour les donner aux schismatiqoes. Employant tour à tour la ruse, les menaces, la séduction, la législation, elle abolit le métropolitain de Halicz , puis toos les évéques grecs unis; et en 1791 on ne comptait pas moins de 145 couvents, 9,316 paroisses, et huit millions de fldèles enlevés à rÉglise-unie. Alexandre rétablit, de sa propre autorité, le titre de métropolitain de Halicz ( 1807 ), mais comme in partibus, de même que les évéques de Polotsk et de Luck ; il consem dans le royaume de Pologne Tévéché grec-uni de Chelm : et en 1817 il nomma un métropolitain de PÊglise grecque-unie eo Russie : le pape constitua en outre cet évéque légat apostolique, avec des pouvoirs très-étendus.
Mais l'empereur Nicolas réduisit, en 1889, tous ces sièges à deux seulement , les diocèses de la Lithuanie et de la Russie blanche; il supprima 231 couvents du rit latin , et tous lesBasiliens, qui seuls fournissaient des évéques aux églises ; puis, rtprenant les errements de Catherine, il exhuma en 1833 Tordooiiance qu'elle avait ren^lue en 1795, et qui enjoignait < de punir comme rebelle tout catholique, prêtre ou laïque, de conditioa obscure ou élevée, qui se sera opposé par paroles ou par actions au progrès du culte dominant, ou qui aura détourné un antre catholique de se réunir à TÉglise grecque. ■ Les biens des jésuites, qu'Alexandre avait promis, en supprimant cet ordre t de conserver aux catholiques, furent appliqués à d'autres usages; le nombre des églises et des paroisses fut réduit ; on défendit toute commimication entre le clergé nomain et le clergé grée* uni, qui auparavant se prêtaient assistance, vu l'énorme distance des élises ; il fiit interdit de réfuter publiquement les
' Manifeste de Saint-Pétersbourg, 5 septembre 1773 ; traité de Grodoo, 13 juillet 1793.