S POPULATIONS BÀRBAKES, VOYAGES, ETC
crédule en ont jeté les hauts cris ; nnais qui connaît les voies de riiumanité sait que ce qui est artîGciel ne se perpétue pas; et il faudra que tôt ou tard la véritable liberté germe sur le sol britannique, que l'aristocratie et la religion de FÉtat y disparaissent avec rédifice gothique. S*il est sorti de ce pays tant de doctrines et tant d'exemples, combien plus devra-t-il en offrir lorsque auront cessé les inégalités qui ne profitent qu'à une minorité privilégiée?
Si l'Angleterre a tant fait au profit de la civilisation sous une oligarchie sans entrailles et avec une religion officielle, à quoi ne pourrait-elle pas réussir, une fois arrivée à la démocratie et revenue à l'unité catholique? A coup sûr la conversion de l'Angleterre serait le fait le plus important de l'ère moderne : car elle détruirait la cause première des maux intérieurs, du paupérisme et de la servitude irlandaise ; elle rendrait efficaces les missions en Asie, aussi stériles que dispendieuses, et contribuerait puissamment à propager la civilisation, à laquelle la nation anglaise travaille plus que toutes les autres.