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(fai ddiofs, les aiibes du fond de rame; oeai^Ià reptodaÎBenl ie OMMle et les physionomies, ceux-ci la passion ; ceux-là sont b jamière qui édaire, eeax-ci la flamme qui brâle. Byron renia c» aèdes et toat œ passé que Chateaubriand adora, et que Wslter Scott peignit ; Goetbeles reprodnisittous. La peinture du lisnieéoossais est vraie, mais inefficace. Byron, malade de haine, et doute et de désespoir, ne sait chanter que le mad, la défiance , le Béant; il creuse jusqu'au vif les souffrances et les discordes de b fodété et des individus, et couvre tout d*un linceul funèbre. Ne sinspirant ni du souvenir ni de l'espérance, il pousse, par m athé^me désolé , l'homme à l'incrédulité , au blasphème, à rioaetion, an suicide. Goethe, tout plein de soi, ne cherchant point à filtre prévaloir une idée quelconque , réfléchit l'humaaité comme nn miroir. Sa grande intelligence eut à souffrir, il arrive toujours , du désordre de sa volonté. Fauêt par des railleries sur tout ce qu'il y a de sacré, la patrie, rart, la foi; il conspua le passé héroïque de l'Allemagne; tou- JMn froid , parfois insultant , Goethe ne tint aucun compte dn grand bien qu'il aurait pu faire. Chateaubriand répète, avec son éioqwnee exubérante et splendide, les harmonies du passé, chentie parmi les ruines du sanctuaire les étincelles du feu aéré; mais il paya aussi son tribut au siècle , en fait de doute et de découragement.
Les adorateurs de l'art antique s'opposèrent aux formes nouvelles, car ils ne voyaient là que des formes, dans l'Italie principaknent, amoureuse de la correction extérieure '•
Vincent Blonti représente le côté pompeux de la littérature à raatique. Ce fiuneux abbé, de l'Académie des Arcades, au mifiée de tant de poétereaux pareils à des oiseaux en cage, que lefliQîndre bruit excite à chanter, célébrait à Rome les Odescalcbi et les Braschi, les mariages et les fBtes, s'habituent à i'iaapirer des circonstances; ce qni valut tant d'agrément à ses piwkietions, tant de reproches à son caractère. Une élégance
' Cette adoration des formes est si vraie, que les historiens et les crittVMsIWfeosditliDgiient la poésie en sonaetSyCapifoli, vers libres, etc., <l qaa.les aatens sont rangés selon ces daasUlcationi. (C. C.)
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incomparable, une phrase inréprocbablemeiit claasiqae, des images brillantes, des périphrases pleines d'artifice, la plus savante combinaison de syllabes , d*où résulte une période aussi lai^e qu'harmonieuse; toutes ces qualités lui donnèrent des admirateurs et beaucoup d'envieux. Ajoutez-y l'art de donner aux choses nouvelles un tour antique, aux choses positives un tour poétique , comme il fit dans la Beauté de Cunivers et dans son ode sur Montgolfier. La populace de Rome massacre le républicain Basseville ; et Monti de &ire un poëme , où il évoque l'ombre de la victime pour lui &ire envisager les maux et les crimes de la France, et leur châtiment prochain. La France triomphe au 'contraire, et improvise des républiques dans la haute Italie ; ce qui attire de violents sarcasmes au poète de la tyrannie. Mais le poète, accourant dans la Cisalpine, prouve bientôt sa conversion par des articles et des anuoni , où il renchérit sur ce qu'avaient fait retentir de plus exagéré et de plus farouche les clubs et la tribune. Une ode où il maudit le tang du vil Capety sucé aux veines des fils de la France que le cruel trahit, restera à côtéde cet autre poème dans lequel il pleure le roi le plus grand, le roi le plus doux. A propos de la mort du mathématicien Mascheroni , il fit un autre poëme contre les Bnitus et les Lycui^ues de la république cisalpine. Bonaparte n'avait pas encore quitté sa tente de Marengo, qu'il saluait en lui le rival de Jupiter^ parce qu'il ne pouvait atn^ de rivaux sur la terre. Monti chante le héros qui compte ses jours par ses victoires, et lui fait conseiller par Dante de se faire couronner roi. Il célèbre les mariages, les naissances, tous les événements de la cour impériale. 11 lance des imprécations contre l'Angleterre 'lorsque l'imprécation faisait partie obligée de la flatterie , et obtient des pensions , des honneurs , de la gloire. Le grand homme tombe : alors Monti chante le retour dAstrée dans un pays qui gémissait sous ses cliatnes. Mais l'empereur d'Autriche, qu'il appelait un ouragan dans la guerre^ un zéphyr dans la paix , lui retira son titre d'historiographe et ses traitements.
Allons nous reprocher à Monti toute cette poésie trop versatile? Il faudrait n'avoir pas connu cette Ame sympathique, ni
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fu ce qê'JH mettail d'ingénuité dans ses affectioDS. li vivait à me^Mtque qui, en entraînant Thomme à clianger au milieu de but de changements, ne permet guère que d*examiner si Ton iiitde bonne fm. Son défaut était celui de Técole, qui s'occupait de ia forme et non de Tessence , de l'extérieur et non du fond, et prétendait brûler un grain d'encens à l'idole de chaque jour.
Chez lai la forme est tout : avec un faire large et sûr, un dédain magistral des réminiscences , qu'il sait s'assimiler jusqu'à Inr donner l'air de la spontanéité, il triompha de cette médiocrité qui semble inévitable dans des sujets contemporains.
Momi sentait fortement ce qu'il sentait , et rendait avec vignear toutes les images qui s'offraient h sa pensée. Mais, à la fin de diaque composition , il tirait le rideau. Ce qu'il avait voulu dire, il l'avait exprimé admirablement. Le lendemain , il passait à une autre composition , sans s'inquiéter de celle de la veille.
0 m fut de même de ses opinions littéraires. Après avoir gnadi en célébrant les événements contemporains; après avoir Nevé par le lyrisme le poëme et la tragédie, qu*tl vengea de la lédwiesse d'Alfieri, lui qui avait rempli ses vers de tant d'qmbres et de fantômes « et suivi dans un poëme entier les traces du fantastique Ossian, il se mit à regretter sur ses vieux jours cette mjTtbologie païenne à laquelle il avait fait la guerre. Et il avait raison; car, sans elle, comment improviser des chants pour les mariages, pour les anniversaires des rois et des Mécènes?
Monti avait plus d'une fois jeté la pierre au bon Cesari, pour avoir, dans la réimpression du Dictionnaire italien , emprunté aux (récetUUtes ' des mots que le bon sens des premiers académiciens de la Crusca avait rejetés *. Il protestait ainsi contre la oomption de la langue, dont il fallait moins accuser la
' Ob désigne soas ce nom Ifis écrivains du quatorzième siècle et ceux qai imitent lenr style. (Ah. R.)
'Fosoolo faisait ses délices de ce dictionnaire de la Cnisca ; et comme d bat cboiHr,il voulait plutôt qa^il fût pédant que trop facile, attendu vue dam U dictionnaire italien , disait-il , je cherche des règles , et nem dn mots, (C. C.)
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conquête française que le laisser aller anti-national du siècle précédent. Dans le Piémont surtout, Naptone, Botta, Grassi, s*étaient employés à combattre cette tendance, et prétendaient régénérer la langue par l'archaïsme. Monti déjà vieox, et perdant les occasions de chanter, reprit cette question de la langue, que les Italiens débattent depuis des siècles, et surtout dans les temps où Ton ne peut discuter autre chose.
Les uns veulent donc une langue courtisanesqoe , littéraire, choisie, de quelque nom qu'on l'appelle , formée de tout ce que les bons auteurs ont écrit de mieux dans toute ntalie. Mais quels sont les bons auteurs.' les trécentistes ou les quinquécentistes ■ ? Et lesquels parmi eux? Puis chacun d'eux a-t-il écrit dans l'idiome de sa province ? et d'où ont-ils tiré œ qu'ils ont de bon ?de leur caprice ; non. Ils l'ont donc emprunté à d'autres auteurs (ce qui ne ferait qu'allonger la question], ou bien à la langue parlée; et, dans ce cas, pourquoi ne pas recourir directement à celle-ci?
Ceux qui concluent ainsi pensent que le législateur do lan* gage (nous ne disons pas du style) est le peuple qui parle le mieux, c'est-à-dire les Florentins. Mais ici nouveau sehisme : l'Académie de la Crusca , la première qui ait formé un dictionnaire d'une langue vivante , l'établit comme on avait Thabitude de faire pour les langues mortes , c'est*à-dire en allant chercher les mots dans les livres, et en les appuyant d'exemples. Mais, sans parler des fautes d'exécution inévitables dans un si grand travail, qui est l'œuvre de tant de gens, pourquoi recourir à une autorité morte , de préférence à celle qui est vivante?
On ne voulut pas comprendre cela. Des écrivains distingués s'étant produits dans d'autres parties de l'Italie, on prétendit que la langue devait être italienne, c'est-à-dire tirée de toutes les provinces , comme si ces écrivains s'étaient proposé d'employer le langage de leur pays natal ; comme si un particulier ou même une académie pouvait savoir quels mots sont usités
' Ëcrivaiasdu seizième siècle. On donne aussi en Italie le nom de quatorzecentistes aux peintres du quinxième siède , à l'école de Giotto et
d*Orc«gna. (Am. R.)
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daMtntaritalie, el les comparer, pour choisir celui qui vaut le oien! Oo se récria donc contre Torgueil des Florentins, qui préuadaient s'arroger le privilège du beau langage; on conin£t la parole avec récriture, le style avec la langue ; et les partisaDs de lldioaie populaire furent traités de pédants par OD qui voulaient qu^on s'en tint aux livres et à l'autorité des morts '.
Tdkffrait à peu près la doctrine que soutint Monti dans ses Àddi^mu et carrectUms au Dictionnaire de la Cru$ca ; mais fl le dédit et contredit d'une page à l'autre; il reproduit les ciiUqiMB dirigées déjà contre la Crusca , et s'écarte , dans la pmkpie , de ce qu'il professe en théorie. Au lieu de résoudre tttte question de la langue, il l'envenima; et son exemple Mnit d'excuse à des luttes grossières et à des personnalités de eanefoor.
Voilà en quoi consistent, si nous ne nous trçmpons , les prinopm earactères de l'ancienne école , contre laquelle s'éleva la nouvelle avec Manxoni. Cet écrivain débuta , comme les mal* iKi le lui avaient enseigné , par des compositions dont l'une bnllsit de toutes les grâces antiques, et dont l'autre était ins* piitt par des rancunes et des sentiments profanes. Mais déjà l'on pouvait y sentir une plénitude qui n'était ni le charme *^uit de Monti, ni la colère de Foscolo, à qui Tincobérence ifiieciée donne un certain air de lyrisme. Il acheva son éducation «a Fruee , où des penseurs, ses amis , à qui Topposition tenait
' Foseolo dit dans sa lettre du mois de septembre 1826 , à Gino Capfx^i ao sojet de son édition de Boccace, en parlant de ces disputes païUDatictJes : « La cause , la voici : c^est que la langue italienne *'« JMiiis été parlée; c'est une tangue écrite , et rien autre chose ; lit- Mit par suite, et non populaire. Si jamais il arrive que l'état de Tltalie <* IJ^se une langue à la fois écrite et parlée , une langue littéraire en "'^ temps et populaire , alors les disputes et les pédants s'en iront ^<UaUe, les gens de lettres ne ressembleront plus à des mandarins, ^Wft dialectes ne prédomineront plus dans les capitales de chaque province; la nation ne sera plus une multitude de Chinois» nuis un peuple capable d'entendre ce qui s'écrit, juge de la langue et du style. f< qei oc peut être aujourd'hui. »