‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notes (volume 2)Chapitre 29 sur 82 · LES TROIS JOURNEES DE JUILLET · texte numérisé non relu

LES TROIS JOURNEES DE JUILLET

L'épreuve de la dissolution de la chambre ayant tourné contre le ministère , il en conclut qu'il n'était pas possible de régner avec la charte^ et se décida à la violer par ordonnances. Mais, tyrans tout au plus pour faire un coup d'État, ils ne prirent que des précautions frivoles , au lieu d'employer l'armée tout entière. Pï'ayant toujours eu en face d'eux que des gens de lettres, des négociants et des doctrinaires, ils ne s'attendaient qu'à des paroles : illusions funestes, qui, en tombant, ne pouvaient laisser aller après elles que le découragement. Les ordonnances qui parurent le 25 juillet touchaient deux points que nous avons dit capitaux pour l'opposition : l'élection qu'elles niodiflaient au profit du privilège, et le journalisme qu'elles soumettaient à la censure. C'était frapper à la fois la puissance politique dans la législature , et la puissance morale dans la presse; c/était blesser tous les intérêts que la presse faisait vivre , jeter dans l'inquiétude les spéculateurs, et mettre en mouvement .tous ceux qui espéraient tirer quelque'^chose du désordre.

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