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en culture , avec exemption d'impôts pour un temps déterminé : et moyennant redevance. Il substitua à Faneien mode la grande culture, plus convenable pour les inondations ; il multiplia les canaux, appela des agriculteurs et des jardiniers d*£urope. La garance, le coton, Tmdigo, Topium, le riz , le maïs, le froment, les mûriers , les meilleurs fruits^ prospérèrent sur ce sol si fertile , et les manufactures s'y multiplièrent.
Mais le peuple y gagnat-il quelque chose? non : ce fut un monopole tout au profit du vice-roi, qui revendit au fellah toutes les choses nécessaires à la vie, et au prix qu'il voulut En même temps il répandait Tinsltuction , fondait des écoles et des académies, mais dirigées toujours par des Francs, et dans le seul but de former son armée. Les soldats albanais, qui avaient été les instruments de son élévation , devenant indociles à la discipline , furent ramenés à l'obéissance par les procédés habituels; et le colonel français Sève forma ses troupes aux manœuvres européennes. Il porta ses troupes de ligne à cent trente mille hommes; et en y joignant les Bédouins irréguliers, les ouvriers des ports, la milice, les élèves des écoles militaires, il en eut jusqu'à deux cent soixante mille. Marseille et Livourne fournirent à Mébémet-Ali les premiers bâtiments dont il se servit contre la Grèce. Lorsque Ibrahim eut évacué la Morée,'son père l'accueillit après sa défaite avec une résignation toute musulmane, et le traita presque en triomphateur; puis, s'appliquant à réparer ses pertes, il forma, avec l'aide d'officiers francs , une cavalerie , une flotte et un corps d'artillerie. Sur le promontoire d'Alexandrie , qui était encore désert en 1828, on vit s'élever dès 1834 un arsenal vaste et bien organisé , d'où sortirent dix vaisseaux de ligne de cent canons , et force bâtiments d'un raDg inférieur, quoique le pays ne fournît ni fer, ni bois, ni cuivre, ni ouvriers, ni officiers enfin pour diriger cette armée navale.
Aujourd'hui l'Egypte possède fous les établissements des pays civilisés , Jusqu'aux télégraphes : grand argument contre ceux qui mesurent la civilisation sur les chiffres de la statistique et sur les institutions gouvernementales. Méhémet-Ali ne s'est servi des ressources de l'Europe que pour organiser le despo-
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tismc asiatique ; et Ton ne saurait trouver une pire condamnation de la civilisation musulmane, que l'essai tenté par Mahmoud et par Mëbémet : tout y est matériel , fictif,' superficiel, infructueux. Liberté de pensée, dignité, légalité, humanité égale répartition, tout ce qui, en un mot, est la gloire ou Tespérance des pays chrétiens, est ignoré en Egypte comme en Turquie : le peuple, pareil aux bêtes de somme achetées pour le service, ne travaille que pour un seul ; la conscription y est une chasse d'hommes ; l'administration , une hiérarchie d'oppressions ; le bâton y est la loi et le châtiment universel , quand il n'y va pas de la tête. Les habitants sont entre eux solidaires de l'impôt : si le paresseux ne paye pas , le vice-roi tombe sur le sujet laborieux; il s'en prend à la bourgade entière, afin que son fisc ne se trouve pas en déficit. Ajoutez à cela qu'il paye annuellement 3 millions de pensions à des femmes sorties de son harem « mariées à des personnages du premier rang , aux grands digni- '} taires de l'État. '^
Cest ainsi que les revenus du trésor se sont élevés en Egypte jusqu'au sextuple ; mais la population y a diminué d'un tiers , et ce qui reste y est misérable, ignorant, sans jouissances, comme sans pensées et sans dignité. 11 y a là des fabriques d'armes, et point d'hôpitaux ; des écoles de génie , et point d^éeoles pour apprendre à lire; des palais éclairés au gaz, et point de réverbères dans les rues. Les premiers venus que l'on peut saisir sont enrôlés de force pour creuser un canal ou élever un fort, pour y travailler des mois entiers.aans salaire, quelquefois même sans nourriture. Là où le peuple ne meurt pas , il s'enfuit ; et le pacha d'Acre ayant refusé de rendre six mille fellahs qui s'étaient réfugiés chez lui , il en résulta une guerre qui faillit envelopper l'Europe entière.
La Syrie se trouve liée à l'Egypte par son origine, sa langue , son histoire ; de telle façon que qui possède l'une doit aussi posséder l'autre. Méhémet comprit de bonne heure le parti qu'il Urerait de ce pays, pourvu des ports et des forêts dont le sien manque, et qui lui ouvrirait une route vers la Turquie. 11 commença par s'assurer Taniitié d'Abdallah, pacha d'Acre, et de l'émir Beschir^ souverain du Liban ^ en leur obtenant le pardoa
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de la Porte pour leur rébellion. Mais Abdallah ne se prêtant pas à ce qu'on exportât du Liban des bois pour la flotte égyptienne, favorisant en outre la contrebande et accueillant les fugitifs égyptiens, Méhémet envahit la Syrie. Le choléra, qui moissonna des centaines de mille hommes dans TArabie et l'Egypte, désorganisa l'armée et retarda l'expédition; mais elle fut reprise : Ibrahim attaqua Saint-Jean d'Acre et s'en empara (27 mai 1832), malgré cette réputation d- inexpugnable qu'elle avait acquise depuis que Bonaparte échoua devant ses murs.
Une telle victoire ouvrit les yeux an Grand Seigneur, qui arma aussitôt pour réduire un vassal devenu si menaçant. Ainsi, deux armées turques , disciplinées à l'européennte, se trouvèrent en présence. Vainqueurs à Komeh , les Égyptiens se trouvaient libres de marcher sur Constantinople, où l'horreur des réformes de Mahmoud faisait désirer Méhémet , comme le représentant de Torthodoxie musulmane. Mais alors une flotte russe parut dans le Bosphore pour prendre en main la cause du Grand Seigneur, qui, pressé en outre par les Français et les Autrichiens, finit par conclure la paix de Koutayeh ( 14 mai 1833), pariaquelle il accorda le pachalik de Syrie au viceroi d'Egypte , qui se reconnut vassal de la Porte.
C'était consacrer l'agrandissement de l'Egypte au détriment de la Turquie : toutes deux s'épiaient d'un œil soupçonneux et avide, la main sur le cimeterre. Les deux pays eurent à subir de nouveaux sacrifices , et plus encore la Syrie , déchirée des deux côtés à la fois. Méhémet ne 86 voyant d'autre garantie, pour la conservation de ses États, que la diplomatie européenne, sentit plus que jamais le besoin d'une grosse armée. Il en usa pour épuiser la Syrie , où il déploya une rigueur pire que celle des Turcs , et fît naître une collision entre les Druses et les Maronites , afin de dominer les uns et les autres. Au lieu d'exciter l'enthousiasme musulman, il n'employa que des hordes armées, composées de chrétiens, d'Albanais, de Turcs. Son vaste monopole parut d'autant plus lourd que le commerce était toujonm demeuré libre dans Tenipire ottoman. La Syrie, frémissante sous un pareil Joug , finit par s'insurger ; et les hostilités durèrent jusqu'à la fin de 1839, avec une horrible destruction
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d'iiomnies, et au grand contentement de la Porte, qui voyait ses ennemis s'affaiblir réciproquement. L'Égyptien de?enaitil menaçant ? la Porte se tournait alors vers la Russie, qui fiait par lui arracher le traité d'Unkiar-Sckelessi, trèi;-dommageable pour l'intérêt turc. S'effrayant bientôt des pas que cette alliée faisait vers elle, la Porte la conjura de s'arrêter; puis, croyant le moment venu de reprendre les armes contre son vassal rebelle, elle prononça la déchéance de Méhémet-All. La défaite de Nézib anéantit presque l'armée impériale, tandis que le eapi* tan-pacha, en haine du grand vizir, faisant voile vers Alexandrie , allait livrer la flotte turque au pacha (Juillet 1839).
Ce fut pendant cette guerre que Mahmoud mourut ; et le jeune Abdul-Medjid se vit près d'être détrôné par le vice-roi d'Egypte , dont la dynastie nouvelle semblait &ite pour régénérer l'État turc V en y versant l'élément arabe. Si les muralmans s'accommodaient de ce changement , laRussie s'inqui^ait de voir la conquête de Constantinople reculée indéfinimflnt pour elle; l'Angleterre, de voir surgir un nouveau con» current à ses possessions d'Asie; les libéraux, de voir grandir un nouveau représentant du principe despotique; Mettemich, de ce qu'une occasion s'offrait h la Russie d'intervenir comme protectrice. L'Autriche déclara donc qu'elle entendait qu'on ne détachât de l'empire ottoman que le moins possible, et qu'elle serait pour quiconque fonderait un empire fort , grec ou turc. Mais, pour en flnir avec ces rivalités jalouses, on s'arrêta à l'idée de conserver la Porte firible avec des vassaux puissants, et de restreindre Méhémet-AH à FÉgypte, dût-on employer la force au besoin. C'est dans ce but qu'une alliance fut signée à Londres (15 juillet 1840) entre les grandes puissances, à l'exclusion de la France. Déjà en dissentiment avec elles pour les affaires de la Grèce , de l'Espagne et du Portugal , la France, au moment où elle balançait entre l'Angleterre et la Russie, se trouva insultée par les rois et isolée des peuples, elle qui était la terreur des premiers et l'espoir des seconds.
C'était la première question grave qui se fût élevée entre les princes depuis 1815, et tout le monde crut que TEurope allait être en feu. 1.0 Russie visait à Constantinople, F Angleterre à
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Alexandrie : malheur donc si elles se mettaient d'accord ! Il est établi par les documents officiels, que rAutriche et la Prusse, pour troubler la bonne intelligence de TAngleterre et de la France , firent cet outrage à la dernière, compromettant ainsi la paix et leurs propres intérêts. Les whigs anglais, qui pendant un demi-siècle avaient proclamé Talliance avec la France , se mirent à la renier, pour la traiter en rivale. Les révolutionnaires crurent le moment venu de donner une meilleure solution aux afiËBures de Tltalie, de la Pologne , de la Belgique, et de la Grèce. Les esprits sages accusaient les cabinets d'avoir lancé rétincelle sur la mine, et croyaient la France en état de se présenter dignement en lice pour une si bonne cause, sans avoir besoin de réveiller les passions révolutionnaires.
Mais pensant qu'Ibrahim s'attendait à des secours de la France , qui était plus forte dans la Méditerranée que TAngleteire, et qu'il venait de s'engager au delà du Taurus (29 octobre), un ministère d'action était remplacé à Paris par un minis 1ère de réflexion; et la paix de l'Europe, compromise par les cabinets , fut rétablie par deux faits inattendus , l'inaction de la France et la faiblesse du vice-roi. Après avoir sommé le pacha d'abandonner la Syrie, les puissances l'attaquèrent par les armes et par les révoltes. Elles prirent Beyrouth de vive force ; et la flotte anglaise , se présentant devant Alexandrie , donna vingt-quatre heures à Méhémet pour accepter Yultimatum , c'est-à-dire se contenter de l'Egypte. Le pacha, qui dominait du !Nil au Taurus, se résigna à recevoir son pardon et le gouvernement héréditaire de l'Egypte; à payer 10 millions de tribut; à ne pas garder plus de dix-huit mille hommes sous les armes ; à renoncer à son drapeau, à ne nommer que jusqu'au grade de colonel; à ne point construire de vaisseaux de guerre sans permission expresse : restrictions ridicules , quand le vaincu peut, dès qu'il le voudra, battre le vainqueur ; mais derrière ces deux fiantômes il y avait deux puissances réelles, l'Angleterre et U Russie.
Le 13 juillet 1841 , les ministres d'Angleterre , de Russie , de Prusse, d'Autriche et de Turquie, déclarèrent que les Dardanelles resteraient en temps de paix fermées à tout bâtiment de
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guerre étranger; et que les motifs de leur alliance ayant cessé, ils déclaraient nul le traité du mois de juillet précédent. La France reprit sa place dans l'aréopage européen, mais avec un affront, et après s'être bien convaincue qu'elle restait isolée, et que le concert de ses ennemis pourrait toujours faire échec à ses projets.
Méhémet-Ali , rejeté de ces provinces qu'il croyait si bien à lui, continua de civiliser tyranniquement l'Egypte, et tourna ses regards vers l'Arabie, impatient d'y fonder un empire qui le dédommageât de ce qu'il avait perdu dans l'Asie Mineure. Mais si Méhémet-Ali fut écrasé, le Levant ne fiit pas pacifié pour ce'a , ni l'empire rajeuni ; et les provinces abandonnées par le vice- roi ne retournèrent pas à la Porte, mais à l'anarchie. 11 y eut partout des soulèvements : la Thessalie et la Macédoine réclamèrent les droits des Grecs ; la Bulgarie se souleva contre des exactions violentes, et les Arnautes envoyés pour les réduire y portèrent le carnage. Candie et la Syrie furent tout ea fea^ et les-^ puissances se virent obligées d'employer la force pour abattre la croix, qui osait se dresser sur l'Ida et sur le Liban. La Porte n'y put rétablir sa domination qu'en entretenant la discorde entre les peuples du Liban ; et la lutte intestine , les massacres réciproques deces races chrétieunes, seraient pour les puissances deTEurope un spectacle lamentable, si la politique avait des entrailles.
Les Maronites et les Druses sont les principaux peuples de la Syrie : les premiers habitent les vallées du centre, et les chaînes les plus élevées du Liban, depuis le voisinage de Beyrout jusqu'à Tripoli ; les Druses occupent le Liban méridional , sur le revers de r Anti-Liban et du Gobelsceik. Les Maronites n'ont de loi que la coutume; leurs villages sont indépendants les uns des autres , les matières religieuses exceptées. Le peuple vit d'agriculture; les propriétés sont fixes et respectées. Laborieux, hospitaliers , ils sont restés fidèles à l'Église romaine, qui s'est montrée envers eux très-conciliante, leur accordant le mariage des prêtres, la liturgie en langue vulgaire, la communion sous les deux espèces. Le patriarche est nonuné par le clergé, il est confirmé par le Jégat pontifical qui réside dans le couvent d'As-
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tourav leurs évéques, nombreux et respectés, demeurent dans les monastères. On compte dans le pays beaucoup de moines, soumis à une règle très-rigoureuse ; et comme ils ont de Vinstruction , ils servent de secrétaires à des Turcs ménra et à des Druses. Attachés à Rome , ils ont en aversion les Grecs schisniatiques. Le besoin d'opposer Fastuce au despotisme explique leur fourberie, comme la franchise des musulmans vient de ce qu'ils sont les maîtres depuis des siècles. Les Druses sont une tribu arabe qui s'est réfugiée dans ces montagnes à l'époque du grand schisme musulman ; plus guerriers et moins nombreux que les Maronites , ils cultivent le mûrier et la vigne , le coton, les grains. L'émir, qui réunit Fautorité civile et militaire, reçoit l'investiture du pacha turc , et perçoit le tribut que la Porte s'adjuge sur les vignobles , les mûriers, le coton et les grains; en cas de guerre, c'est lui qui fût appel à toute la population. Les Druses passent pour un peuple très-hardi , et extrêmement jaloux de l'honneur. Ils n'ont qu'une seule femme, dont TinGdélité est punie de mort par ses propres parents : le mari, dans ce cas, la leur renvoie avec le poignard qu'il a reçu d'eux le jour des noces ; le père et les frères lui coupent la tête, et font passer au mari une mèche ensanglantée de ses cheveux.
Hospitaliers, mais pleins d'orgueil, ils ont en horreur le scandale ; peu leur importe la faute qui n'a pas eu de témoins. Ils ont greffé, sur un fond d'islamisme , des pratiques idolâtres et toutes sortes de superstitions empruntées aux croyances des différents peuples parmi lesquels ils vivent. Chez eux, point de prières, point déjeunes ni de circoncision , comme chez les musulmans ; ni interdictions, ni fêtes. Ceux qui en sont jugés capables passent au rang d'akkal, c'est-à-dire d'initiés, tandis que les ignorants restent diael. Les akkals de premier degré se distinguent par des turbans blancs, symbole de pureté ; ils fuient tout contact avec les étrangers , et se réunissent secrètement dans certains oratoires élevés ( kalné ), fermés aux profanes. Ils paraissent adorer le veau , et ont une grande foi dans les amulettes : du reste, toujours prompts à se faire chrétiens ou musulmans, mais en demeurant Druses au fond.
Après avoir vaincu Fakreddin (en 1600), les pachas turcs
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clierchèrent constamment à introduire des agas et des garnisons dans les villages maronites, mais toujours en vain; de sorte qu'ils vivent à peu près indépendants. Seuls parmi les chrétiens soumis aux Turcs, ils ont des processions hors de leurs églises, les prétrès en habits pontificaux ; et ils sonnent les cloches, si abhorrées des musulmans. Tous ces peuples de la montagne, si éloignés de croyance entre eux, s'accordent pour repousser les musulmans de leur voisinage, et sont tout prêts à devenir envahisseurs dès que la sentinelle turque s'endormira dans cette lutte de douze sièLles.
Et c'est tout au plus s'ils consentent à payer un tribut annuel au pacha de Saint- Jean d'Acre. Il était difficile d'établir un pouvoir unique au milieu de ces villages épars , qui se gouvernent séparément. Leurs scheiks sont de petits chefs féodaux, dont l'unique distinction consiste dans une pelisse et un cheval, avec une habitation et une nourriture un peu meilleures ; ils sont exemptés, ainsi que les prêtres, de la capitation que les habitants payent depuis quinze ans jusqu'à soixante <.
Après Fakreddin, qui gouverna ce pays jusqu'en 1620, la souveraineté passa à la famille Shaab , qui prétendait descendre d'Abou-Bekr ; l'émir Besehir, célèbre dans les récits de tous ceux qui ont voyagé en Orient était il y a peu d'années encore, le chef de cette famille : audacieux et rusé , il s'assura l'autorité parle massacre de tous ses parents, et pendant sa vie séculaire, il joua un grand rôle dans les affaires du Levant. Pendant le siège d'Acre , Bonaparte se mit en rapport avec lui , et l'émir promit de se soulever dès que les Français seraient maîtres de cette place. Quand Mébéroet-Aly envahit la Syrie, il se
* On compte dans le Liban : Maronites 20,300
Grecs Catholiques 8,655 *
Schismatiques 6,235
Chrétiens. 35,190
Druses 6,800
Musulmans i 3)158
Juifs ô8
Population totale 44,206