‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notes (volume 2)Chapitre 55 sur 82 · COMIIBBCE, INDUSTRIE, COLONIES, GEOGRAPHIE · texte numérisé non relu

COMIIBBCE, INDUSTRIE, COLONIES, GEOGRAPHIE

des flistlu roi, condamné à mort pour avoir tué un homme par accident.

L'insalubrité du climat a toujours été un obstacle aux établissements formés sur cette côte par les HoHandais, les Français et les Anglais : il serait fort à souhaiter que les empires de rintérieur, tels que Bornou, Fellotha, Bambara, Tombouctou, Achantis, pussent s'affermir, absorber les tribus errantes, et les préparer par Tunion à la civilisation.

Le cap de Bonne- Espérance était une colonie hollandaise, lorsqu'on 1795 les Anglais s'en rendirent maîtres; ils la regar-' dent aujourd'hui comme la position la mieux choisie pour dominer l'Atlantique. Le territoire du Cap embrasse aujourd'hui 9800 lieues carrées géographiques , avec une population de 60;000 blancs, 34,000 esclaves , et 30,000 Hottentots déclarés libres,. mais esclaves par le fait s'ils demeurent sur la glèbe, et poursuivis comme des sauvages s'ils viennent à fuir.

Cette colonie , relevant de la couronne, n'a ni gouvernement représentatif, ni législation locale élective; le pouvoir est aux mains d'un gouverneur, assisté d'un conseil exécutif. Ainsi déchus du droit de représentation, si cher à- tous les Anglais , les descendants des vieux colons hollandais élèvent d'inces*' santés réclamations , et contrecarrent en toutes occasions un pouvoir qui ne sait pas les protéger contre tes Bosjemanns.

Les Cafros , dont le nom veut dire hérétiques, furent ainsi appelés par les mahométans de la côte orientale; de là le nom de Cafrérie qui s'est étendu à toute l'Afrique intérieure, et que les Hollandais conservèrent aux tribus qui touchaient leur colonie du Cap, et dont le vrai nom eslAoussas : race active et belle, qui s'abstient de la chair du porc , de l'oie et du poisson ; elle aime tes longues courses, les chasses aventureuses, les combats ; des associations de dévouement ou de vengeance sont communes dans ces tribus.

Le Niger serait la plus naturelle et la meilleure de toutes les routes vers les contrées intérieures de l'Afrique : aussi la société africaine a-t^^elle mis tous ses soins à reconnaître son parcours. Depuis Bruce , Ciapperton et Lang , il était reconnu que ce grand fleuve coulait d'orient en occident, jusqu'à ce

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qu'il se Jette dans TAtlantique ; mais le poiot de 'son embouchure restait inconnu. I^es frères Richard et Jean Lander entreprirent de le remonter ( 1 830 ). Arrivés à Bossa où périt Mongo- Park , ils suivirent le fleuve, hérissé d'écueib à cet endroit^ et endurèrent des souffrances de toutes sortes : dépouillés par les naturels, retenus prisonniers, tantôt regardés comme des demi-dieux , tantôt réduits à mendier parmi des penpladies iqui ne connaissent rien de la civilisation que la cupidité de For. EnGn, ils furent reconduits prisonniers à la mer. Il resta démontré pour eux que le Niger, que les naturels appellent Dgoliba ou Quorra, loin de se réunir au Nil ou de se perdre dans les sables^ se jette dans TOcéan sur la côte de Guinée , auprès du cap» Formose, après un parcours de huit cent cinquante lieues.

Le commerce songea aussitôt à tirer parti de cette explofation, et deux vapeurs furent expédiés powr le Niger (18ft3);* mais leurs équipages furent décimés par les.Gèvres; Richard Lander en fut atteint lui-même, et succomba. Les Anglais en expédièrent trois autres en 1840, sous le capitaine Frotter; mais assaillis par d'affreuses maladies, il leur fallut rebrousser chemin,^ réduits à un seul officier et à trois marins y après avoir en pure perte dépensé trois millions (août 1841). Mais combien d'échecs avaient précédé la réussite deDiaz et de Colomb !

Ce vaste Sahara dont le nom seul effrayait la pensée, ce désert aride, peuplé de lions et de serpents, offre,, maintenant aux. observateurs plus sérieux , un archipel d*oasis, chacune ayant sa peuplade, ombragée de palmiers, de figuiers , de grenadiers ^ d'abricotiers, et de vignes. Il sufût de creuser dans les basfonds pour y trouver de Teau, de façon qu'au moyen du forage on pourrait changer la face du désert. Les habitants de ces oasis sont industrieux y aiment passionnément leur pays , ont des troupeaux sans nombre, avec des champs et des jardins bien cultivés : les uns restent pour le travail intérieur, les autres vivent en tribus nomades, et vont échanger au loin les produits de leur sol. Voyageurs intrépides de ces déserts, ce sont eux qui nous feront connaître un jour les mystères de l'Afrique centrale, et de ce Tombouctou , dont le voyage est si périlleux à tenter pot^r nous Européens, tandis que les marchands de Tunis.

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.€t d* Alger 8*y rendent deux fois Fan. L'Afrique ne verrp sans doute pas comme F Amérique périr toutes ses races indigènes, et pour elle l'esclavage même pourra devenir un acheminement à la civilisation. Dans le voisinage de Sierra-Leone se trouve aujourd'hui la colonie de Libéria, où sont conduits tous les noirs que Fon peut arracher aux mains des traitants.

Les colonies situées sur la côte orientale grandiront sans doute ea importance, maintenant que FisUime de Suez va jouer un si grand rôle, et servir de lien entre l'Angleterre et le Ben* gale. Aujourd'hui les Gailas , nation douce et hospitalière dans la paix autant qu'implacable dans la guerre , s'avancent du midi pour envahir le nord , etsemblent presse s'emparer de l'Abys* sinie épuisée : leur progrès serait-il l'histoire future de FAfiri* que? En même temps l'Algérie française s'étend sur l'AMque du nord; l'exemple des Européens améliore les civilisations hybrides de FÉgypte et du Maroc; les comptoirs de la côte occi* dentale ont renoncé au trafic de la chair, et deviennent des ceor très d'-afiEaires et d'éducations religieuses (1).

Madagascar, grande île à l'entrée dif Focéan Indien, sur la route de la mer Rouge, du golfe Persique, de llndostan, dés lies de la Sonde , voisine des îles Maurice et Bourbon , fournit un ébène précieux et des bois de construction; elle exporte chaque année trente^eux mille boeuis des seuls eomptoirs de^ Tawatawa et de Foulepointe. Mais les habitants ne connaissent ni Divinité ni pudeur; et on les jugeait incapables de recevoir le christianisme, lorsque les missionnaires parvinrent à péiiétrer parmi eux (1818). Andrianampovine foiûla la puissance des Ho vas, peuple du centre. Plus tard, le roi Radama, qui lui

' Les derniers voyageurs nous ont rapporté d'horribles trait» de W* barie de l'Afrique centrale. Monléon et Brue, qui ont visité le DalKMney en 1844, y ont trouvé le despotisme le plus brutal. Le roi Guésoh-Apoj sacrifie des hommes aux dieux, et plus encore à ses passions. II en fit égorger soixante^atre devant sa porte en une seule nuit , et d'autres dans des fêtes. De plus , il conserve avec soin une race de cannibales pour manger les chefii de ses ennemis, ainsi qu'une troupe de femmes xi^erries et féroces. La castration deê ennemie viaincus est en usage dans ce pays, comme dans l'Âbyssiiiie.

«weéda en 1810, étendit son poqnrir eor lUe cntièni» qui,

amii grande que la Franee , n*a pai phn dé eto4'i>iUiani dlia-

bitants de toute ooolear. S'étant-eontertr à la fUj oMla aans

dianger de mœura , il abolil cependant la tniC» en «aelafea et

l'in&nticidè supentitieax. Mais Bjmavalona, aotf

( 1838), ayant renié la foi ehrétiennef eidot Jooa

tt principalement les Français. - . -^

Pendant la guerre continentale, TAni^eterre sfeU éiâpaiée éb presque toutes les possessions des autres nsîtionB. il n'est leslé aux Frao^ que le gouf emement de PéadicMrj etl^ BoB^ bon , défiradue par sa seule positioit. Qs ont oeoii|fé dqMss quelques années les Marquises, et Tarehipel de l!ÉÛ 4siBs.le grand Océan. Làt»mpagnie der Indeft hollsiidaiMa^ BJIisdsBMtlt au seiaième siède, alla en déclinant, et se trouvait en ITtO en jiéflcit de deux cent trâbte-trois millions. Bn 1780, les caféÉUMl dirigées sur la Hollande tombèrent aux mainS' dea AngMa : es qui força la compagnie à suspendre ses payemipis ; al faiôi qne les états généraux ordonnèrent une enqiifte sur sa linihiiieM^et mirent sa ruine en pl8ine évidence ; sa dissohitioa fot prononcée en 1808. Le gouvernement prit en main l'administnition dss colonies , et y envoya comme gouverneur général le marécfasl Daendels. Ferme et vigilant , il rendit aux naturels la liberté du commerce , mais en augmentant les services corporels indispensables pour établir des routes et des forteresses. 11 abolit le régime ruineux des fermes concédées à des Cbihois, qui en tiraieat d*énorfhes bénéfices par toutes sortes de vexations. Il mit un frein aux exactions en assignant aux fonctionnaires des salaires fikes, et réorganisa toutes les. parties de l'administration, ep même temps qu'il disposa tout pour repousser les agressions de$ Anglais. Mais les flottçs anglaises interceptaient tons lés convois> de foçon qu'au lieu des bédéOces sur lesquels on comptiiit, on se trouva en face d'un énorme déficit ; et les princes indigènes, que Fon avait trop peu ménagés, en profitèrent pour soulever le pays. Les Anglais finirent par s^emparer de Java en 18U,et j organisèrent un gouvernement modelé isur celui que Comwallis avait établi au Bengale., laissant debout le régime municipal, tel qu'il existait antérieurement à l'islamisme , et en dépouiUanl

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