COMMERCE, INDUSTRIE, COLONIES, GI^OGBAPHIE
formée dans ce but ; elle a fait choix pour ses opérations c|'un territoire aux ravirons de Por^Lincoln , qui n*a pas moins de quatre cent vingt milles carrés, et où les transports sont faciles. Afin de prévenir les désordres qui auraient pu résulter d'une mauvaise répartition des terres, le sol entier a été déclaré propriété publique : personne ne peut en obtenir à titre gratuit; chacun ainsi n'en prend que ce qu'il peut exploiter, et l'argent que produisent les ventes sert à payer le passage des émigrants.
An lieu d'enfermer les délinquants dans des prisons où ils achèvent de se corrompre, on a reconnu que mieux vaut les transporter sur des rivages éloignés, où, cette déplorable tradition jde crime et d'infamie qui conduit quelquefois à de nouveaux méfaits une fois rompue, on y voit le voleur, le meurtrier, l'impudique devenir les chefs d'une famille honnête. Les Russes ont, pour cela^^la Sibérie; l'Espagne, les Présidios d'Afrique; Je Portugal et la Hollande ont le Mozambique et les Indes. En Angleterre, où le roi jure à son couronnement de faire exétuter la justice avec miséricorde, la peine de mort peut toujours £tr0 commuée ; il est donc important d'avoir un lieu de déportation. Lorsque l'Angleterre perdit l'Amérique , on songea à le chercher ea Afrique ; mais Banks fit préférer Botapy-Bay , dans la Nouvelle-Hollande : onze bâtiments y portèrent sept ceqt soixante convicts ou condamnés , un certain nombre de colons libres, quelques soldats , des magistrats, avec les approvisionnements nécessaires. Mais on ne trouva pas dans ce lieti tout ce que promettait la richesse végétale du sol; la colonie fut donc transférée à Parramata (1784), et bientôt le port Jackson et la ville de Sidney acquirent une grande prospérité. Le gouvernement transporte à ses frais des condamnés , qui , dans ce pays lointain , n'ont ni à rougir en présence les uns des autres, ni l'espoir de déserter. Arrivés là , ils sont mis au service des colons libres; les uns se comportent bien , et se relèvent moralement; d'autres se mettent à battre les bois {bush-ranger): cependant une espèce d'opprobre pèse sur ces condamnés, méqie après l'expiation de la peine ; aussi ne vont-ils jamais de pair avec les autres habitants. , . -
Les progrès de la Nouvelle-Galles méridionale furent plus
tu POMUmOllt BAUABIS, fOUMOmk '.
npidM qM ne le (oiwt jaiute een d'ioelm fliifiM^ 178ft, aiee amàtèî en euitnM, elle mit âm fÊfÊéÊmUikm théfttcalee en^ 1796. Elle avwt un jenrnal en iaes; 'm we^iw OMntyfiitfait en 1810, etTondonnadee non«elq[tfMr4a Sîdn^i qui eompte d^à irise wiU» kmm >. Le |Mys n êm nutee, dee baleeoxà vepeur, desfoine, eeal'.infie tllM da groe détail i deui cent mille montiMyr , plurien» wMiiHi.^ efciih wttt dee brueerieiy dee pompes à Cn,, vie eoeiéléi^qrieiltore, et un eonuneree actif. On y a élaUl (16. nui t443)rédairîge au gas« quimanque à tant deeapitrieida HSmopè, M que ne poeaède encom^Miciine ville4e l'Asie et do JXMpit ; 0t cependant il eiiste.encore des 0mis qui se saviieBiieat tf avoir ?u , construire la preonèie cabane. -
L'Angleterre étabUt partout dans ce BMp'de numuM dak comptoirs»en attendant le moment d'en defenirflB8itvNBa«liB vf^agea de Flinden (1706- 180S}, qui dépan^tent, «n Mt^dte dflîceet d'aventures, tout ce que rimagination.pewt inipHr> firent çonnattre tout le contour de*to terre de ¥a»-DiéaBan ^ qal est peuplée aujourd'hui de eondamoés : ce sont dee cnitivaeem infatigables, qui en moins de quarante annéei ont fait &ire à la cuitiure de grands progrès . lis ont réussi de méma en sonantadix années dans la Nonvelle-Galles , dans cette tàék» à laquelle n'aurait pas suffi le double de travailleurs ordinaires.
En 1818 , le commandant William Smith trouva; aoos le Of» de latitude sud, une côte où abondairat les veaui marina, doqt on allait précédemment chercher les peaux dans le nord. Elle reçut le nom de Mouvelle-Shetland ; et l'on estime quHI y fut tué ,^ dans les années 1821 et 1832, trois cent vingt mille de ces phoques , dont on tira quelques milliers de banques d*-huile. Ils étaient si tranquilles qu'ils ne bougeaient pas tandis qu'on
' La ville de Sidney compte aujourd'hui 50^)00 âmes ; quant <aax troupeaux, le nombre en est devenu incalculable; et les moutona, doit les laines soût encore le commerce le plus important de ces régions, s'y Comptent à cette' heurQ par millions* L'a découverte récente ( 18$ r) de mines, d'or dans TAnstralie y a porté la perturbation dans rinduslrle agricole et dans toutes les branches de commerce', que lés travalllaim ofi^ déserté, pour Ise ieler veis la contrée aurifère. ( Aa. IL )
COMMEmCl, INDUSTBIEr COLONIES, 6É00BAPHIE. tZS
eo tuait Vautres auprès d*eiix ; mais on ne sut pas même épargner les femelles , dfe sorte que ce riehe produit fut bientôt épuisé.
La Géorgie , où Cook aborda en 1771 , après d'autres natigateurSf procura aussi de grands proGts au commerce anglais. On calcule , en effet , qu^on en tira ^ingt mille banques d^huile et 1,200,000 peaux de phoques. Il faut citer également l'tiedu Désespoir. Plus de trois cents marins furent employés chaque année dans les seuls parages de ces deux pays ; mai» elles ne tardèrent pas non plus à être épuisées entièrement,
La Russie cherc^ à rivaliser avec TAngleterre et à s'établir dans les parties élevées de TAustralie , d'où ses bâtiments font voile pour les États-Unis, le Japon et la Chine. Les Américains du nord se montrent aussi fréquemment dans les mers australes , où ils échangent contre des perles l'huile de coco, les racines de taro, des chiens , des porcs et des volailles^ des tissus de coton , des quincailleries et des ustensiles en fer.
Ai]\jo«rd'hui les îles de la Polynésie sont fréquentées Surtout pour la pêche de la baleine , pour le bois de saôdal et les pelleteries de ta ctfte nord-ouest d'Amérique ; les marchands sont dans l'habitude d'hiverner dans ces îles et de s'y ravitailler, pour retourner à la belle saison en Amérique , afin de compléter leur voyage. Voyant les armés à feu recherchées des Polynésiens, ils en apportèrent à foison pour les échanger contre des denrées, sans songer aux conséquences. Il en résulta «pie ces insulahres devinrent redoutables; ils ont déjà e^pturé quelques bâtimaits ; ils se comportent avec plus d^audace et 4e violence, tandis qu'Hs inclinaient auparavant vers les améliorations so* ciales.
Comme la pêche des phoques ne suffirait pas toujours pour couvrir les dépenses des expéditions, les patrons anglais passent des marchés avec le gouvernement pour transporter dans ces contrées les condamnés et lès émigrants. Ils déposent leurs pécheurs sur quelque île déserte , débarquent les déportés , et re* çoivent le prix de leur fret en traites sur Londres; et, après avoir fait quelques affaires avec les insulaires du Sud , ils vont reprendre les pécheurs où ils les ont laissés, font voile pour
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Canton, où ils vendent leurs pelleteries, négocient les traites qu'ils ont reçues sur I/ondres, et diargentpour rEuropedes marchandises de la Chine.
Les Français , sous Louis XVI , jaloux de rivaliser avec l'Angleterre dans le vaste champ des découvertes , et de donner la solution du problème , confièrent à Fintrépide et généreux la Pérouse la tâche de dissiper les nuages qui couvraient encore la géographie maritime '; ce fut le roi lui-même qui traça de sa propre main les instructions pour ce voyage : les sollicitudes philanthrophiques de ce temps sont admirablement caractérisées par le passage suivant : « Si des circonstances impérieuses , que « la prudence ne peut prévoir, contraignaient M. de la Pérouse
' lA navigation aussi payait son tribot de découvertes à ce siècle, eotrainé sur toutes les pentes de Tinconnu. La Pérouse faisait , comme marin , ce que faisaient Turgot dans la politique, MongoIAer, Lavolsier dans la science , et Mesmer lui-môme, tout en s'égarant : il était poussé |Mir Tesprit du temps au fond des mers lointaines... Ce moavement, plus fort que les hommes, va les prendre dans tous les postes qu'ils oc' cupent , il les emporte en tout sens. Cette unité de tendances se voit partout; c'était Pheure d'entreprendre, de réformer, de recommencer toutes choses, tant les choses existantes étaient peu dignes des spéculations et de l'ambition des esprits. Nobles efforts souvent déjoués ! ambition féconde , mais pleine de déceptions I Bien des idées manquèrent à l'essai, bien des hommes moururent à la peine; dans ce grand ébranlement de la vie humaine, il y eut de Tavcnture partout, et, comme la Pérouse beaucoup ne revinrent pas! Ce courageux marin , déjà illustré dans la guerre d'Amérique, partit, en août 1785, pour un voyage autour du inonde, fl devait explorer le grand Océan ; on en attendait de belles découvertes , dans Témulation qui régnait alors entre les nations maritimes. L'Angleterre venait d'avoir les grandes explorations deCook. La Pérouse découvrit des îles, des baies, des détroits nouveaux, mais sa navigation fut traversée par toutes sortes d'accidents; il donna de ses nouvelles pour la dernière fois en février 1788, et le dénouement de sa triste expédition resta longtemps caché au milieu des mers. Le roi avait pris grand intérêt à cette entreprise, dont il avait émt de sa main les instructions. On dit que le souvenir de sa cruelle issue lui revint souvent en mémoire, comme un pressentiment de sa prcpre destinée. » ( Ah. Renée., Hist. de Louis X Vl. )
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m h faire usage de la supériorité de ses forces sur celles des sau- « vages pour se procurer les choses nécessaires à la vie, il eu « usera avec la plus grainle discrétion , et punira avec une ex- « tréme rigueur ceux des siens qui transgresseraient ses ordres. «( Dans tout autre cas , s'il ne peut obtenir Tamitié des sauvages « par de bons traitements , il cherchera à lés contenir par la « crainte et par les menaces : il n'aura recours à la force que « dans un besoin extrême et pour sa propre défense , ou quand « la sûreté dés bâtiments etla vie des Français qui lui est confiée K se trouveraient compromises. Le meilleur résultat de Texpédi- « tion , aux yeux de Sa Majesté , sera de n'avoir coûté la vie à ^ aucun homme. »
. Ce fut à qui parmi les marins et les savants s'embarquerait sur les frégates /<z Boussole etfJsiroiaàe (1785). Cette grande entreprise fut préparée avec un soin et des précautions extrêmes. La Pérouse, après avoir exploré les archipels de l'océan PaciGque en vérifiant on en rectifiant les observations des Anglais, fit voile vers la côte nord-ouest de l'Amérique; sur la cote de Tartarie , il découvrit le détroit qui porte son nom , et qui sépare ces côtes de l'île de Sakhalien. Il expédia du Kamtchatka en France , avec les cartes et la description des pays explorés , Lesseps , qui traversa le premier l'ancien continent dans toute sa longueur. De ce moment , on n'eut plus de nouvelles de l'expédition*. Bien que la France fôt agitée alors
' Ce ne fut point là , sar ces côtes de la Tartarie , que s*arrdtère&t (es ncmvelles de la Pérouse; les dernières sont postérieures de cinq mois. Après sa relâche au Kamtchatka , dans le liavre de Saint-Pierre, le 7 novembre 1787 , où Catherine avait donné Tordre de le recevoir avec lionneur, la Pérouse descendit de nouveau vers l'Iiémisphère auc^tral , coupant la ligne pour la troisième fois. Après avqir visité Kardiipel des Navigateurs dont il compléta la reconnaissance, ilretâclia k Maouna le 38 décembre. C'est dans cette tle que fut massacré le vicomte de Langle, capitaine de l'Astrolabe, dont le chevalier de Clonard prit après lui le commandement. L'expédition, après avoir découvert ou reconnu plusieurs îles dans Tarchipel des Amis , mouilla à Botany-Bay le 26 janvier 1788. C'est de là que furent datées les dernières nouvelles, 26 février 1788. L'amiral d'Entrecastcaux, envoyé à la recherclie de
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phtt afint : déjà ils sont parfenoi i eette Y^gidki deirlMSi'dn loqnels m déversent les eaux qui deseendent det niMitagiM Rocheuses. Us y ont troa¥é vm flenve, et lolOBt donné lo nom cfeMackensie, ainsi appelé do Voyageur qui Vaienlilni lepraniîer à le remonter au milieu des difBeultés d*ginr paya' faèouÉutt sauvage.
Oh doit ain eliasaeuTs la reeonnaIsBanee de eertafnea eoBttta; d'autres déoouvertes ph>viennent de la guerre de l^lndépèiidanee;, ou des (rères moraves v qui répandent là dvtUMk» m Groenland et dans le Labrador. Ce fut l'ItaUto Betoani fpà découvrit, dans le lac de Julie , la sounto du ffeave Sanguia. Ail conmienoement de ce siècle , MalaspEna etptoratenofeaa Htonde depuis le Rio de la Plata Jusqu'au càp Hém , et dto tt* jusqu'aux nés du Prince Guiltauroe, avec leé inali'ùmeriajci plus parfeits , les méthodes les plus exades; ^
Des reconnaissances scientifiques <mt été -pomaée» 'daM h partie méridionale de l'Amérique. En 1781 , le goumimMaeit d'Espagne chargea don Félix d'Azara et antres olllciBW de déterminer les limites entre le Brésil et les possessiona espagnoles : ce fut l'occasion de se procurer des renseignements importants et de bonnes cartes. L'histoire et l'hydrographie des pays situés au sud de Buenos-Ayres étaient restées fort obscures., quand le capitaine Head nous fit connaître les Pampaa, vastes plaines à l'ouest et au midi de la Plata , qu'il traversa pour rikr visiter les mines.
En 1782, les Espagnols relevèrent exactement les odtes delà Patagonie et le détroit de Magellan ; on sut alors que la Terre de Feu est un groupe de plusieurs îles. Le capitaine King m fit ensuite un relevé exact, malgré de grandes difficultés (1836), ce qui profita beaucoup à la navigation dans ces parages; elle y avait été considéréejasque-ià comme très-périlleuse. Enfin la dis* tance entre l'Europe et l'Améilque n'était pas bien détmninée; et il y a peu d'années encore que T Atlantique passait pour moins large qu'elle ne Test en effet de soixante et même de cent quarante lieues, tandis qu'on supposait le grand Océan plus vaste.
A partir du moment où les Anglais eurent pris pied dans . ri nde-, ils -étudièrent gcograpliiquemen-t la contrée. Wd^h et
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Moorcroft, qui gravirent THimalaya en 1808 pour découvrir la source du Gange, la reconnurent pour la chaîne de montagnes la plus élevée du globe. La navigation en grandissant vit diminuer ses périls .par la rectification des erreurs géographiques, et Ton redressa ce qui avait été altéré à dessein par la ruse de concurrents jaloux. Les relations des voyageurs perdirent cet air de charlatanisme .qui laissait subsister le doute, même lorsqu'on acceptait la vérité. Au lieu d'impressions personnelles, au lieu d'aventures bizarres , ils racontèrent te qui importe à Thistoire de la terre et de Tbomme. Les raretés et les monstres firent place aiw classifications, à Tétude des moeurs ) au redressement des erreurs commises.
Ainsi la géographie donne la main à T histoire naturelle, à Tethnographie , à la physique , lorsque surtout surgit une de ces vastes intelligences qui en embrassant diverses sciences les fortifient Tune par Tautre. Tel fut Alexandre de Humboldt , qui , après avoir tout étudié dans sa jeunesse, notamment la physique et l'électricité animale, put, riche qu'il était, perfectionner ses études par les voyafzes. En relation avec fes naturalistes célèbres de son temps , il se trouva porté vers l'étude des mystères delà nature ; et, s'associant avec l'illustre botaniste Aimé de Bonpland, il entreprit un grand pèlerinage scientifique. 11 obtint de l'Espagne l'autorisation de visiter ses colonies , où jamais ne s'était arrêté le regard d'un savant (1799-1804 ) : il y porta partout l'observation du botaniste et du géologue. Il monta sur les plus hautes cimes , pénétra dans des plaines mfranchissables, observa les mœurs et les langages des hommes en même temps que l'aspect des forêts et des végétaux , toujours ses instruments à la main , trouvant partout où il passait quelques améliorations à tenter, et tirant, avec une prodigieuse variété de connaissances, des inductions de toutes sortes de phénomènes et de faits. Il fit faire de grands pas à la géographie physique ; et les théories , les hypothèses qu'il émit furent le plus souvent adoptées par l'élite des savants.
Restait toujours la question de savoir s'il existait un passage au nordrouest entre l'Amérique et les régions polaires ; elle n'était pas résolue , malgré tant de persévérance à le chercher. A
14) rOPULATIOHS BAmBAMBI, VOTlOHf
peiiM fortis de leur lotte oontn'lfapoMoB, li« AÈ^imM.mnj^ rtnt le capitaine Rots expkmr la baie de Baffla (ItiS). Oa mvigatew oKMerva de près les Esquimaux an 40U éâ llraftilart. ef lea tros? a plot groariert eiieoie que lea jratnft ; naii ir«*a^ porta pat mt toin tuffitant anx vérifleatioiia féogre^U^Ma,. poursuivant ta route 00 a'arrélaiit teloiisoa eaprioi ; aivsl n* vint-il avec de médîoores fruits, afBrmaat fae la mèr ém Brfbi était tomée. SeaofllçiwsnediarimulèrsntpaaeapeBdaaitqirtn aurait pu obtenir de niellleuvs résultats m on Tedt vMki« st que la pcoéminenee d'un eap amit pu ftàn pwakhre celle bnt pour une baie. En conséquence « raatlreiilé.fl paiiii ieeapi* taine Pairy ( 1819 ). Il s*afança tomilien dea flarea à tnmsB de grands périls. Ils virent dans un seul Jour plus de qvaInMdniKti baleines toomies. Pleins d'^espoir de trouver enftilB-aaarF»laire, ils pénétrèrent au delà de toutes régloné eenmieB,d^ passèrent le 110" miéridien occidentalt ealcolé de Giiiaii mkk^ et gagnèrent ainsi le prix proposé en vue de eà résultat Sorpiisià par les gelées , ils restèrent trois mois privée éa aoieB , «ea.iik froid dé SO à 60 degrés, et dans le silence îmMn dHane aatme morte. Pour obvier à l'abattement moral, cause la ptoa iasaié' diate du scorbut , ils montèrent des théâtres, s^oceupèrent dr métiers , et rédigèrent un bulletin de semaine, où étaient. n^ portés les accidents peu nombreux de cette vie mooptimc'ks ^ pensées sérieuses ou gaies qui pouvaient naître dans cette pénible situation. Le 7 février, le disque du sdeil, qu'ils avaient perdu depuis le 6 novembre, reparut ; mais le froîd devînt phs intense , et le mercure gela. Enfin , le 1^*^ août,ila pnrvkireitt i se mouvoir au milieu de périls que la plus extrême Yîjgilanea était seule capable de conjurer.
Parry revint avec la certitude qu'il existait des bras de coa^ municationavec la mer Polaire, et qu'ils se rouvriraient iofeda ia* rupture des glaces. On lui donna un vaisseau pour tenter une expédition nouvelle; on y apporta toute la prévoyaBee, toutes les améliorations que l'expérience d'un premier vogrags avait dû suggérer, tant pour la sûreté que pour les mojrene propres à maintenir la chaleur durant ce terrible hivernage ( 18St ). Il partit alors pour ga^^r ce passage tant désiré du nord^oneai. La
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Russie y avait en vain expédié en 1819 le lieutenant Lazareff, et eu 1B21 Litke,qui, dans les deux années qui suivirent, reconnut le détroit de Mutochin ^ qui coupe en deux la Nouvelle-Zemble. Parry trouva dans le détroit de Davis et dans la baie de Baffin cette énorme quantité de gros cailloux , de sable, de coquillages déjà signalés par les anciens voyageurs , et transportés , on ne sait comment , sur ces glaces. Il commença, d'après ses instructions, à reconnaître , à partir du cercle polaire arctique, tputes les côtes et les lanses du nord>est; et il continua pendant plus dé deux cents lieues, jusqu'à ce que Thiver fût venu< Il le pas^ plus rapproché de huit degrés du pôle que dans le voyage précédent, en ayant recours aux mêmes expédients et aux mêmes distractions pour son équipage. Mais ce qui s'offrit de nouveau, ce fut la dé* couverte d'une cinquantaine d'Esquimaux qui vivaient là dans des cabanes déneige régulièrement construites. Parry etses compagnons s'élant remis en marche sur les indications recueillies de ces sauvage^, comptaient plus que jamais trouver le passage cherché , quand ils se virent arrêtés par une barrière insurmontable de glaces. Us passèrent leur nouvel hivernage entre des murailles de neige , et la mer ne dégela qu'à la moitié d'août. Ils revinrent alors, n'ayant perdu que cinq hommes sur cent dix , durant deux hivers d'une telle âpreté.
11 restait démontré que le continent américain ne s'étendait pas au delà du 70^ de latitude , et que l'Atlantique communiquait avec la mer Polaire par des canaux obstrués de glaces, dont.pourrait triompher une plus grande chaleur ou quelque accident naturel. Mais on ne trouva point qu'il fût digue du courage anglais de s^arréter sans avoir réussi ; et Parry obtint de faire une troisième expéditioji. Il £ut contrarié par de tristes accidents, et se vit obligé de retourner sans s'être avancé plus loin que les autres fois. Il voulut néanmoins risquer une nouvelle tentative , et fit ( 1 827) construire des chariots propres à voyager sur la glace, ainsi que des bateaux à la fois légers et solides, destinés à être traînés par des rennes. Mais , au lieu de la surface polie que nous offre la glace dans nos contrées, il la trouva raboteuse et inégale , telle qu'une mer qui se serait congelée soudain pendant la tempête. N*ayant pu se servir des rennes, ils se mirent eux-
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mêmes à traîner les chaloupes, les mettaiit kX^màqjUiid ib en trowraient. Ils avancèrent avec des pdaes ioAnifl», toyi^Biiit di nuit poor éviter rinflammatHm des ]wax qè»ftùiaÊt lÉ Uan- -eheur éclatante de la neige , et jouir d*0De tempéritMfé qooiiii rigoureuse dorant les heures de repos ^ la sait pour eaf-nesB distinguait du jour qu'à Taide dfs montres; unie hoinUM oontîmielle pénétrait leurs vêtements. Au nidiieu de eello ■^wwfWW"'* du del et des glaàes , une montagne de neige ptos laâÊtà'qài lès autres, ou la bizarrerie de sa forme , étaient pour enmévIÎÉeroent » et leur fournissaient un sqiel d'entretieo pmtar h^Jôamie entière. Ils atteignirent ainsi Jusqu'au W 4V dè.latitode;f«li, désespérant de pousser plus loin , ils revinr^it 'Sur Mm iNsl
.Vers le même temps ( 1819), le^capitaine FhmfcRn avait élé .expédié pour explorer par la voie de terra , aveo Je imtiàakiile Riehardson , le fleuve de Cuivré. Après avoir 6lt vpilB- Jrisqffî la baie d'Hudson, iisprirent leur roufe par terre, etidwmnéiwnt, l'espace debuit c^t cinquante sept milles, par un fimU fui da jusqu'à 50 degrés.
Surplis dans ces parages par un second hiver, FrankGn i'ftvança jusqu'au 68® parallèle, et aux environs du fleuve de Cuivre. On ne saurait se Ggurerlessouffrances qu'on endûreàdes points si élevés. Quoiqu'ils eussent pris soin de s'approvisionner de rennes et de poisson , leur provision s'épuisa , et ils se virent menaoési de mourir de faim. Back eut alors le courage de &ite à pied 1 pour chercher des vivres , quatre cent trente-quatre lieues toujours sur la neige, par un froid qui s'éleva jusqu'à 57^. Pendant ce temps, la plupart de ses compagnons périrent de faim; et Franklin lui-même ne vécut durant un mois qu'en rongeant les os restés de Tannée précédente. Mais les derniers d'entre eux allaient expirer, quand Back, devançant le convoi de provisions qu'il leur amenait,- fut l'ange sauveur' qui leur conserva la vie.
Ils avaient reconnu un espace de deux mille lieues environ, et avaient eu tout le temps d'étudier les phénomènes éieetriques, magnétiques et atmosphériques de l'aurore boréide, de même que tous les accidents d'un climat où cesse toute vie ariimaie et végétale. L'intérêt de la science est si vif, que lesiiardis
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voyageurs ne furent pas découragés par tout ce qu'ils avaient souffert. Franklin proposa au gouvernement d*ailer reconnaître la c6te à l'ouest du Mackensie. L'expérience de la première expé* ditlon fat mise à profit dans la seconde , et on laissa en dépôt sur la baie d'Hudsonune réservé de provisions. Franklin arriva au fort de Bonne-Espérance, dernier poste des hommes civilisés que l'espoir du gain pousse jusque sous le 60^ parallèle; et, en descendant le fleuve, lui et ses compagnons eurent la joie de voir l'Océan. Ils passèrent l'hiver sur le bord du grand lac Ours; puis, bien approvisionnés, ils se partagèrent en suivant les deux bias du Mackensie. Franklin, ayant rejoint l'Océan, parcourij^t en deux mois, toujours menacé par les glaces, sept cents lieues, en relevant cent quarante lieues de côtes.
Riehardson ne fut pas moins heureux sur l'autre bras du fleuve ; il explora plus de deux cents lieues entre le Mackensie et la rivière de la Mine-de-Guivre ; presque toute la lisière septentrionale de l'Amérique se trouva ainsi connue. Il résulta du voyage de Franklin la certitude que les Esquimaux -qui habitent à cette hauteur ont la même langue et offrent les mêmes caractères que ceux du Groenland, et que dès lors les régions polaires sont occupées par une même race. Mais ceux-ci étaient un peu moins grossiers que ceux qui errent dans la presqu'île de Merville, ayant quelque organisation civile et des édifices. Comme ils prenaient tous les Anglais pour des femmes , à la nuance délicate de leur teint, ils les abordaient sans crainte.
Le capitaine Ross, désireux de réparer dans une nouvelle expédition la maladresse qui avait fait échouer la première, arma par souscription la f^icioria, navire à vapeur , et se dirigea vers la baie de BafGn, sur les traces de Parry ( 1829 ). Pendant quatre ans on n'entendit plus parler de lui; et déjà l'on associait son nom à celui de la Pérouse,quand il reparut enfin. Ayant dépassé, le point où Parry était arrivé , il avait éprouvé les hivers les plus rigoureux, et des souffrances monotones comme la contrée ellemême.
Enfermé par les glaces, Ross se n\it en relation avec les Esquimaux qui habitent jusque-là; et, avec leur aide, il continua à pied ses excursions jusqu'au delà du 69^ degré : des cabanes