‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notes (volume 2)Chapitre 63 sur 82 · SCIENCES. — MATHÉUÀTKJUES ET PHYSIQUE · texte numérisé non relu

SCIENCES. — MATHÉUÀTKJUES ET PHYSIQUE

Levant; la iner sera plus sûre queue Tétait \a terre il n*y a pas encore longtemps. Maintenant que les douanes et les quarantaines sont supprimées ou modifiées « que la piraterie des Barbaresques est détruite, que les colonies sont affranchies, que la Grèce et TÉgypte recommencent à vivre, une révolution aussi grande que celle du quinzième siècle vient changer Titinéraire du commerce et détrdner le Cap, pour remettre en iK)nneur ces routes où Tantiquité et le moyen âge ont imprimé leurs.pas. La Méditerranée devient un lac européen, où Tltalie et la Grèce 6*dlloRgent comme des sentinelles avancées. Yerrout-elles arracher de leurs mains enchaînées un sceptre que la -nature leur destina ? Quelques années encore , et la grande révolution sera accomplie; et les nations qui n'auront pu ou su en profiter seront condamnées encçure à un long abaissement.

L'esprit humain avait voulu , dans son orgueil , dresser dans ï Encyclopédie le catalogue dé ses proja-es richesses ; il y voulut montrer le progrès continu de la science au moméni où il reniait le passé, et s'efforçait de briser la cliaîne dBS traditions.

Au sortir de la Révolution, les consuls demandèrent en Tan i(^ à l'Institut, un rapport sur les travaux accomplis dans chaque sciencedepuisl 789. Cuvier et Delambre, l'un, vaste intelligence, Tautre, esprit méthodique , étaient rapporteurs pour les sciences physiques et naturelles ; Dacier, pour lliistoire et la littérature ancienne ;Lebreton, pour les beaux-arts; Joseph Chénier, écrivain d'un goût sévère, pour la langue et la littérature française^ Les sciences morales avaient été écartées de ce programme. JNapoléon , qui aimait les sciences positives autant qu'il avait en aversion' les pliilosophes, dit, en recevant ce rapport : J'ai

' Il est très -vrai que Napoléon goûtait peu les phttosoplies de son Icmps, et surtout ces adeptes de Técolc matérialiste quMI désignait

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