‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 103 sur 159 · HIST. DE CENT ANS. — T · texte numérisé non relu

HIST. DE CENT ANS. — T

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eoimitutioQs au profit du despotisme, et fâM^chèrent, à force de senrUité , de présents, à conserver leur ekisteneecvà s'agrandir. .L'ardiichaneelier prit le Utrode .primat et d'altease éouiNStissime ' ; l'éieeteur de Baden, le due dé Berg fit le k]Dd9rsTe de. Hesse furent faits grands-dues; le chef de la maison de Nassau devint duc, et le eomte.deXajeii , prime. Ces pstti souverains s'arrangèrent entre eux an moyen d'échengw m à nouvelles réunions de villes indépendantee, de eommanderia teotonlques, ou d'autres territoires d'impèriam» seeondaîK. Le droit de souveraineté resta aux membres de- la eonfédàs* tion; les pays enclavés ou contigus, et non désâgnés dans l'aele, perdirent leur indépendance. Napoléon cootraeta des alliancn de famille avec les princes germaniques; une fille du roi di Bipvière épousa le vice-roi d'Italie^ son fils'adoptif ; et partost il s'attacha à mêler ses hommes nouveaux aux andeimes raon. 11 traversa en triomphe cette foule de petits princes, et fevînti Paris , où l'attendaient des honneurs inouîs> Alors il ne se emt plus un homme , mais le héros invincible et divin, comme le proclamaient les poètes. Il songea à s'entourer d'une noblesse féodale, en créant des duchés et des seigneuries.

' Cet électeur de Majrence , puis de Ratisbonne , qui Ait le deroier des princes ecclésiastiques, écrivait dans ces ternies à Napoléon : « Le génie de Napoléon ne se borne pas à créer le bonlienr de la France, la Providence accorde riiomme supérieur à Funivers. La nation germanique gémit dans les malheurs de Tanarchie politique et religieiBe :

soyez, sire, le régénérateur de sa constitution! » Et ailleurs : « Que

l'empire d*Occident renaisse en l'empereur Napoléon^ tel qu'il était aous Char lemagne, composé de la France, de V Allemagne et de Vl- Uitlein

lA plupart des princes allemands opprimés se tournaient ainsi vers napoléon. C'étaient eux qui faisaient retentir sans cesse à ses oreilles ce dangereux nom de Charlemagne. On lit aussi ce curieux passage dans i|ne lettre da maréchal Lannes à l'empereur, après la bataUIe d*léna : « J'ai fait lire hier la proclamation de V. M. à la tète des troupes... Ils se sont tous mis à crier : Vive l'empereur d'Occident! Je prie Votre Majesté de me faire savoir si elle veut qu'à l'avenir j'adresse mes dépêches à l'empereur d'Oc(!idcntt etjeHe demande au nom de mon corps d'année. » { An. U.)

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