‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 120 sur 159 · LES ALLIÉS EN FBANCE · texte numérisé non relu

LES ALLIÉS EN FBANCE

3xandre pour lui recommander les milliers de Français restés sonniers en Russie, et il répandit en France une proclamation il promettait , avec une amnistie , d'abolir la conscription de donner au pays un gouvernement représentatif. C'était morce dont tous les rois s'avisaient alors, persuadés qu'il itait possible d'abattre que par la liberté celui que la liberté lit rendu si grand.

Ainsi la population allait s'épuisant, et l'esprit public se pro-

nçait contre ce régime. Mais ce fut alors que se manifesta la

issance de l'administration impériale, car elle parvint à renqu-

1er les prodiges de la convention. Tandis que l'opinion se fai-

it jour partout en allusions , en plaintes qui échappaient à

police , de toutes parts arrivaient des félicitations et d^ of-

îs ,.tant des préfets que de tous les corps de l'État. Il ne restait

artillerie, ni cavalerie, ni jeunesse, ni argent ; mais Napoléon,

ec une activité infatigable, appela au service de terre les artil-

Urs de la marine, anticipa d'une conscription sur l'autre, et mo-

lisa le premier ban de la garde nationale; il eut l'idée enfin de

"éer une garde d'honneur qui , composée des jeunes gens de

milles, pouvait en outre lui servir de garantie pour le maintien

B la tranquillité intérieure. On peut toutquandon n'est retenu

ar rien, même par la compassion.

Le langage de l'empereur ne différa pas. de celui qu'il tenait ans ses jours de gloire. £n parlant au corps législatif, il dé- 3ula le tableau de la prospérité de la France, dont l'armée était orissante , le commerce ea progrès , les travaux publics en ctivité ' ; mais la conclusion était un budget préventif évalué à ,lâ0 millions, alors que les revenus ordinaires, portés au chiffre s plus élevé, atteignaient à peine 960 millions. Il n'y avait point lecrédit; les biens communaux et les fondations pieuses fourlirent le surplus.

* Les travaux publics coûtèrent, de 1804 à 1812, y compris toute iette année, 117,328,710 fr. Il résulte, des registres de la police, ]ue la population de Paris était tombée de six cent cinquante mille kmes à cinq cent trente mille; un tiers des maisons n'était pas loué;^ sur soixante-six mille artisans, la moitié était sans ouvrage.

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