‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 125 sur 159 · LES ALLIÉS EIS FRANCE. Z · texte numérisé non relu

LES ALLIÉS EIS FRANCE. Z

de livres sterling. Chacun s'interdit tout traité particulier '. Ainsi Napoléon avait perdu toutes les conquêtes de la Révolution, et cette magniûque France, et cette armée éprouvée dans la bonne et la mauvaise fortune , qu*elle lui avait conGée pour lui assurer la paix , et qui s'était recrutée successivement de deux millions cent soixante-treize mille conscrits. En dix-huit mois, il avait reculé de sept cents lieues; celui qui avait assailli lioscou ne pouvait défendre Paris ; celui qui avait pris Cadix ^yait maintenant le drapeau anglais flotter à Toulon et à Bordeaux. L*armée de la IMoscowa donna la main à celle du Tage ; les Bachkirs de PAsie foulèrent les rives de la Seine, comme au temps d'Attila ; et Paris entendit pour la première fois le canon étranger \

< Pozzo di Borgo,en leur persuadant de marcher sur Paris, « décida du sort du inonde. » (O'Méara).

' On s^étonnera à bon droit que IMiistorien italien , qui se propose bien moins de décrire en détail les opérations militaires que d^en saisir Ja physionomie morale et les résultats, ne mentionne même pas ici la campagne de France de 1814 , où Napoléon , réduit à un reste d'armée, sépara , par l'un des plus grands prodiges de sa stratégie , les masses de la coalition , remporta coup sur coup les yictoires de Champ-Aubert , de Montmirail et de Montereau , et fit reprendre par trois fois le cbemin de la frontière à Tennemi épouvanté. M. Cantu, les yeuK tournés surtout vers son pays , écrivant d*abord pour ses compatriotes , se complaît à multiplier les détails, très-rotéressants d'ailleurs, qui concernent ntalie; nous comprenons ses préférences et. son patriotisme; mais il ne faut pourtant |)as que les événements principaux de Thistoire du monde soient omis dans une histoire générale. Nous tâcherons <ry suppléer bien imparfaitement par la citation qui suit :

« L^ennemi s'était décidé à pousser jusqu'au bout la fortune, ranimé n par ses auxiliaires de Tintérieur. Le bras de Tempereur avait besoin n de se déployer librement dans cet effort suprême. Napoléon se trou- «c vait placé dans une situation qui était celle de ses débuts : il redeve- « nait utile et national , comme au temps de ses guerres d'Italie. N Pourquoi ne retrouva-t-il pas les mêmes succès? pourquoi échoua- «( t-il, en 1814 , dans Tœuvre qu^avait accomplie la révolution de 1794? *« C'est qne Pempirc dans cet interva4le avait passé sur la France , M avait pesé sur elle autant que sur les vaincui>; c'est que le pays n était à bout de sacrifices. Le génie même de l'empereur répugmiit

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