KO COALITION. — CAMPAGNE DE SAXE
I/impératrice abandonna la capitale (29 mars), oonformèment aux ordres de Napoléon; mais, depuis la Révolution, Paris était la France. Tous tremblaient de Yoir les désaitres de Moscou vengés sur cette capitale, et Marmont fut poussé à signer une capitulation (31 mars). Les alliés y firent alors leur entrée sans commettre de désordres , sans exiger de eon* tributions.
Le sénat se rassembla ; la déchéance de INapoléon et des sieos y fut prononcée, et les alliés déclarèrent qu'ils ne traiteraient plus avec lui (2 avril).
Napoléon aurait pu se sauver encore , après rentrée des ei* nemis eu France , même après Tocxsupation de Paris , en organisant une guerre populaire ; mais les sacrifices qu'elle exige ne s'obtiennent qu'au prix de concessions , et Napoléon aina mieux céder le trône à des rois que de traiter avec les peuples. Despote comme les empereurs romains , il tomba conune eoi,
« à remploi de ces moyens désespérés qui avaient tant fait ani mai» « de la Révolution , et que l'Europe avait empruntés et toamés contn « lui. N'ayant de foi qu'à la science et à la force organisée, il K « consentit à une levée en masse qu'à la dernière extrémité : il arail « cru mieux faire avec un débris d'armée et son génie. Il était gâté « par les souvenirs de sa vie passée , et y avait pris riiabitade in- « corrigible de compter toujours sur des prodiges. Le temps des prtH « diges, en effet » sembla un instant revenu dans cette campagne df « 1814. Dans la période d'un mois comprise entre le combat dé '( Brienne et la fatale prise de Soissons, on retrouve tout entier \t «< général de Castigiione et de Rivoli ; c'est la même guerre qui ouvre » et qui clôt sa carrière. Faire tête encore à des forces triples, sop* N pléer à tout par la soudaineté de la pensée et de l'action , séparer N les corps ennemis, les frapper coup sur coup , et, à défaut de iorta « suffisantes , les envelopper de son mouvement : voilà ce qu'ofTreDt « de commun ces deux campagnes. Mais si l*on met en regard les dr- « constances; si l'on se dit que , dans la dernière, rem{)ereur n'oppo- « sait plus qu'un reste d'armée épuisée à un ennemi encouragé par K la victoire, et qui avait profité de ses défaites depuis le temps dr « Wurmser et d'Alvinzi, on comprendra les préférences de ceux qui '( citent la campagne de France comme le plus grand fait militaire « de ^apo\éoïv. Cçv^^^*^^ roun)rreur y répéta par moments ce qa'"'