‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 127 sur 159 · LES ALLIES EN FBÂKCE · texte numérisé non relu

LES ALLIES EN FBÂKCE

à la merci d*une armée. Soult, qui défendait encore la ligne des Pyrénées , livra bataille aux Anglais aux portes de Toulouse (10 avril); dernière protestation, quoique malheureuse, du drapeau tricolore. L'ennemi envahit encore le territoire de ce c6té, et y trouva des partisans.

Ce fut à qui jetterait la pierre à celui qui venait de tomber ; à qui lui reprocherait Toppression de la pensée , la ruine du commerce , la perte de la liberté , rabaissement de la France , qui s'était confiée à lui prospère , maintenant foulée aux pieds par les chevaux des Hongrois et des Cosaques. Les alliés avaient déclaré que Napoléon était le seul obstacle à la paix : on alla lui demander son abdication dans ce même palais où naguère il retenait Pie VU prisonnier. Protestant donc qu^il n'y avait point de sacrifice personnel, même celui de la vie y quHl ne fût prêt à faire pour le bien de la France et pour la paix du monde, l'empereur abdiqua les trônes de France et d'Italie,, en se réservant la souveraineté de l'île d'Ëlbe. Il stipula

« venait de faire en Saxe contre son propre système, en conflant des

« corps trop importants à des maréchaux paralysés par Texcës <les

« fatigues et la lourde responsabilité quMl mettait sur eux. La ma-

« nœuvre de Tempereur sur Saint-Dizier fut une inspiration pleine

« d^audace : il pouvait rappeler Tennemi en arrière , en s'établîssant

« sur sa ligne de retraite, en ralliant les garnisons du Rhin , en

« armant les populations de la frontière ; mais elle s^exécuta trop tard

A quand Tennemi touchait aux portes de Paris. Ce beau mouyement

« de Pempereur lui enleva la dernière chance d*pne bataille sous les

« murs de la capitale. Trompé sur les effets de sa ntanœuvre, il revint

« en liâte sur ses pas ; mais il arriva de quelques heures trop tard.

« La ville avait capitulé*

« Était-il an pouvoir d^un homme de changer encore la face des

n événements? Restait-il à tenter une dernière épreuve des armes

« après l'occupation de Paris? Napoléon se le persuada encore : il

" rallia son armée, couvrit Fontainebleau , et allait demander un arrêt

« déHnitif à la fortune, quand la défection de Pun de ses maréchaux

« fit tomber cette dernière illusion. Marmont livra ses positions à Fen-

« nemi , et Pempereur, atterré par ce coup sans remède , pencha la tôtc,

« et se résigna pour la première fois. »

(Am. Rén#,e, art. NapoléOiN , de VEncyc. des (jem du monde. )

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