‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 130 sur 159 · LES GE3ST-JOUBS · texte numérisé non relu

LES GE3ST-JOUBS

Rien ne %euait plus a propos pour loi rendre U Cmnr puUiqie, qii*un gouf ernement qui Uesnit le peuple dans ecs niik choses auxquelles il tient tant. Enfia, les dcoîk publics, la senices funèbres , les cxpialioos dont L4mbs XYI et H»- Antoinate étaient Tobjet, rappeUient , d'one manièn péaflik et insultante, une révolution que les Bourbons auraient di, dans leur intérêt, s'efiorcer de faire oublier. Us affiectaiot de tout devoir aux étrangers, et rien à la natHm. Cétaîent enxqilii remerciaient, Undis qu*à chaque instant le sentiaM&t utîoBal éclatait par de fréquents conflits arec les soldats alliés. Aiss, tous les instincts patriotiques se montraient hostiles au Boabmis. La dévotion, qui devint une mode de parti, ravinitki inimitiés religieuses; et Napoléon reprenait, a¥ec sa gloMS auréole , la mission de libérateur.

Pendant ce temps le congres européen siégeait à Wam (8 novembre). Les empereurs de Russie et d*Autricbe,ki rois de Prusse, de Bavière et de Wurtemberg, y liguraicotcs personne; lord Castlereagh y représentait TAngletene, et Tdieyrand la France, qui n'y avait été admise qu^avee difficnllé, et seulement pour prendre part aux discussions relatives à I6

frontières.

Des fêtes, des carrousels, le jeu, les intrigues galantes, procuraient d'agréables passe-temps à une assemblée de (fi dépendaient les destinées de TEurope ■. La Rusâe, qui alon était toute-puissante sur l'opinion, et la Prusse , qui avait pris le rôle de libératrice des peuples, voulaient s'agrandir. La première obtint la Pologne , et la seconde la Saxe >, concesnoos qui en entraînèrent beaucoup d'autres : elles tendaient tests à rabaisser la France, comme dangereuse, et à l'entourer de voisins puissants. Gènes fut attribuée au Piémont, et la Belgique à la Hollande. Trois nouveaux cantons , le Valais, le ter ritoire de Genève et Neufcbâtel , procurèrent à la Suisse nue

' Le prince de Ligne disait : Le congrès danse, mais ne marche psi- * On plutôt une partie de la Saxe. Sur deux millions d'habitants qv venfermait ce petit royaume, sept cent aiille furent donnés à la PnsMi qui insista vainement pour <^tenir Lei(>sick. (Am. R )

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ligne militaire. 11 fut décidé que les petites puissances n'auraient pas vote au congrès , ce qui était un acheminement à disposer aussi des grands États. Mais Talleyrand, qui s'était habitué à considérer les gouvernements comme des fbrmes transitoires , et à les accepter en tant seulement qu'ils savent se maintenir, voyant les souverains (tisposés à faire tout par eux et pour eux , réussit à les rendre jaloux les uns des autres. Les petits princes d'Allemagne se plaignaient hautement de leur exclusion; Murât, s'apercevant qu'on songeait à le détrôner, prit les armes , et demanda à l'Autriche de lui donner le passage avec quatre*vingt mille hommes, pour aller combattre les Bouil)ons en France. Louis XVIII réunit en conséquence une armée nombreuse dans le Dauphiné (1815).

Il résultait de tout cela un mécontentement universel. Les souverains alliés , tout en a£fectant une confiance mutuelle , intrigbaiisnt en secret les uns contre les autres. L'Autriche , la France et l'Angleterre notamment , s'entendirent pour diminuer la prépondérance que les qualités personnelles d'Alexandre et les événements avaient attribuée à ce prince. Mettemich et Tàlleyrand convinrent que l'on resterait sur le pied de guerre , dans la prévision de nouvelles hostilités. L'Angleterre encouragea l'ambition théâtrale de Murât, afin de se faire plus beau jeu au milieu de discordes nouvelles.

Bonaparte observait tout avec une secrète satisfaction : 11 espéra dès lors, et multiplia ses intelligences avec le contihent. Les Italiens , morcelés , annulés , formèrent des conjurations , surtout dans l'armée; excités d'un côté par l'Autriche et parles Bourbons de Naples , qui cherchaient un prétexte poiHr renverser Murât; de l'autre, par la France, la Russie et la Prusse , pour troubler l'Autriche dans la possession de l'Italie. Déjà cette puissance la regardait comme sa conquête ; Murât, au contraire, se flattait de conquérir cette couronne de fer que tous désirent et que nul ne sut garder; et Milan, Bologne^ Alexandrie , où les carbonari avaient beaucoup d'affiliés , préparaient eu secret son avènement comme roi indépendant.

Mais comment chasser les Autrichiens ? L'armée italienne ^tait dissoute , ou transférée en Hongrie ; celle de Murai

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