SAO LES CENT-JOUBS
Huflisait pas. \jK& ofliciers des Légations , de Modène et du Piémont étaient disséminés, et surveillés par FAutriche; les forteresses étaient oceopées par ses troupes. Il fallait donc éteodic la eonspiration. Il fiit eonvenn que Ton a'asauiciait à Tunadci royalistes et du général Bubna ; à Milao , de Bellegarde et de Sommari?a, que, de son côté, Murât ooeuperait Romeelki Légations. Talleyrand espérait, dans sa ânplieité , ressascito en Italie le parti français, et éloigner rAutriche des firootièni de Franee; tandis que le duc de Berry , envoyé à Lgmk » devant de la division Grenier, qui révélait de lltalie, ftisat entendre aux principaux ofliciers que le sang répandu de TastR eôté des Alpes n'aurait pas coulé en vain. En même tempe m de ses émissaires s'introduisait parmi les conjurés; mais dès qu'il fut informé de tout par cet agent , voyant qu'il s'agissait non de la France, mais de la seule Italie, le prince dévoila le complot à Bellegarde^ qui fit arrêter les chefe le jour mémeoù il devait éclater.
A ce moment Napoléon quitte l'île d'Elbe, et débarque en Provence (1^'^mars 1815). Les régiments envoyés contre loi grossissent sa petite armée, ainsi que l'armée réunie dansk Dauphiné. Le drapeau tricolore réveille l'enthousiasme de ses premières années ; « l'aigle vole de clocher en clocher » jusqu'à Paris. Benjamin Constant s'écriait alors dans le Journal du Débats : « Je n'irai pas, misérable déserteur, me traîner d'un pouvoir à l'autre , couvrir l'infamie par le sophisme , et bégayer des paroles profanées, pour racheter une existence honteuse. » £t bientôt il était conseiller d'État de Napoléon. Ney dit à Louis XVIII , en lui baisant la main : Sire, jt ramènerai Bonaparte dans une cage, 11 part pour le combattre, et le lendemain il passe sous ses drapeaux. Le 8 mars, Soult adressait à l'armée un ordre du jour où il traitait Napoléon d'insensé et d'usurpateur ; le 2G , il allait lui faire sa cour, et bientôt il devenait son major général. Il ne resta plus à Louis XVIII qu'à se résigner à un nouvel exil.
A peine débarqué , Bonaparte avait dit à Cambrone : yoici ma plus belle campagne. Je vous confie le commandement dt mon arant-garcfc. Défense à vous de tirer un coupdejusil-