LE LIBERALISME
par iiMMS . et Ton «levait en verser cinq à Tépoque de l'admission.
Les carbonari devinroit très-nombrcm en Fiuee: ib t remplirent les écoles, le commerce et Faimée' ; ils songerait même à réunir tons les étodiants k TËcole polyteehnîqne, dan laquelle ils comptaient bcaDeoapd*adeptcs, demémequepanni les clercs de notaire et les avocats. Ils curent amsi de F infioeatt sur les élections, lis manquaient toutefois d*im principe cobmun : d'accord sor Tidce de détruire ee qid étaîit drinot, ib n'avaient rien d*arrêté sur ce qu'ils devaient j sobstitiier. Dans Torigine, ils étaient radicaux et répubticains; maislonqa'is se furent adjoints des hommes distingués par leur fortaaeeC leurs emplois, ils se divisèrent quant au bat. Les uns songeaient à T<îapoléon II, dans Tespoir d'être secondés parrAutridie, soit pour élever au tr6ne le fils de rarchiduebease, soit pov porter le trouble chez des voisins toujours redoutés. D'autres jetaient les yeux sur Louis-Philippe d'Orlésms, homme nouveau, qui, nourri dans les idées libérales, devrait tout à la révohrtk». Divers soulèvements, et surtout rinsurrection de la Rochelle, CtiDc^lie que devait suivre un vaste incendie, appelèrent sut eifx Tatteution du gouvernement, et Ton vit alors combien ils s'étaient propagés. Mais les dissensions éclatèrent parmi eux : tantôt c'était répugnance à obéir à certains chefe, des soupçons sur L'emploi des fonds , ou bien des dissentiments sur les moreos propres à atteindre le but. Ils fraternisaient toutefois avec les illuminés de l'Allemagne , les francs-maçons de la Suisse, les carbonari de Naples, du Piémont, de la Lombardie et de l'Espagne, qui s'étaient chargés de porter les premiers coups, et qui , secondés par d'autres encore , devaient ouvrir un aLinie sous les pas des gouvernements mal établis.
La France crut parer à ce danger en limitant la liberté de la presse , et en « mettant l'intelligence humaine sous la juridiction de la police. » Les alliés renouvelèrent leur union à Aix-la- Chapelle (1818) en termes moins vagues ^ mais donnant (ou-
' I.«nirs^ actes ont été réfélés aprè| la révolulioR de 1830, ci surtout dans Paris révolutionnairf , par Trélal, 183».
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jours la fraternité chrétienne pour base aux principes conservateurs; puis ils établirent des conférences pour régler les affaires du monde :
« Le but de cette union, dirent-ils, est aussi simple que saint « et salutaire. Il n'est point question de nouvelles combinaisons « politiques, de changer les rapports établis par les traités « précédents; mais notre alliance calme et constante main- « tiendra la paix , et les transactions qui la fondèrent et la con- « solidèrent. Les souverains , en formant oette auguste union, « ont adopté Tinvariable résolution de ne jamais s'écarter entre « eux ni envers . les autres États de la plus stricte observation « des principes du droit des- gens, qui, appliqués à un état de « paix permanent , peuvent seuls garantir efûcacement Tindé- « pendance de chaque gouvernement et la stabilité de Tasso* « dation générale.
< Cest dans ces sentiments que les souverains mèneront à « ÛB Toeuvre à laquelle ils ont été appelés ; ils ne cesseront pas « de travailler à la consolider et à la perfectionner. Ils recon- « naissent formellement que leurs devoirs envers Dieu et en- « vers les peuples qu'ils gouvernent les obligent à donner au M monde , autant qu*il leur est possible , l'exemple de la juitiee, « de la concorde, de la modération : heureux de pouvoir diriger « tous leurs efforts à protéger les arts de la paix , à accroître « la prospérité intérieure de leurs États , à y réveiller les sen- « timents de religion ec de morale, trop affaiblis par les malm heurs du temps. »
Le ministre de Russie Stourdza appela Tatteotioa do congrès sur le réveil de Tesprit libéral et le danger des %o vit» secrètes. Alors ce fut contre la Russie que se tourna la liatoe de la jeunesse, qui re^rda depuis cette puissance comme Totiik tacle aux CMicgsskMis que les princes semblaient disposés a (aire. Le dranutnrge KotzdNie, anden champion des idées patriotiques, qui toumaîl alors les libéraux en ridimle dans la OazéUe de Mamkeim,fat poignardé par VétaâmA Sand ^ % mars ]$I9 j. Ce jeune homme marcha ao supplice avec la taèayt intrépidité qu^il avait mise â avouer son mraft. et il fut exalta ri»mm^ on tnart}T par les sodélés seerdes. sunr;ut par la b'iTc'r>en$ch/iff^
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par le Tugtndbund ■ , qui ne réclamaient plus seulement Tindépendance , mais bien les libertés promises et refusées. Ces étudiants, vêtus à la vieille mode teutonique , avec un cordon blanc et noir en bandoulière, toujours munis du poignard, portaient un crAne avec cette inscription : UUima ratio populorum. Les rois en prirent l'alarme. Bientôt l' Autriche et la Prusse , réunies à Carisbad , firent décider par les princes qw la diète était le seul interprète officiel de Tarticle qui promettait des assemblées à chaque État; qu*elle pourrait, en attendant, diriger des troupes partout où le désordre éclaterait, esilerks professeurs et les étudiants libéraux; que chacun des goofcrnements allemands établirait une censure pour les livres, et qu'il en serait responsable; qu'une commissicm extraordinaîR siégerait à Mayence pour réprimer les mouvements etlesn^ nées libérales.
C'est ainsi que les organisations secrètes fournissaient en France et en Allemagne des prétextes pour fouler aux pieds les libertés légales. On eut recours en même temps à la répression morale : ne se contentant point de faire fulminer rasathème par tous ses journaux, l'Autriche détermina Pie VU à condamner les associations. Le pontife leur reprocha ( Ecclesiam aJ. C.) le secret dont elles s'enveloppaient, et les accusa de conduire à Tindififérence religieuse en laissant chacun libre de se faire une religion à sa guise; tandis qu'elles montraient, au contraire , un respect particulier et une préférence marquée pour la foi catholique , pour la personne et la doctrine de Jésus-Christ , qu'elles appelaient « le recteur et le grand maître de leur société. »
' Le Tugendbund ( lÀgue de la vertu), dont un des premiers k»datcurs fut le célèbre philosophe Fichte, avait beaucoup contribué à la guerre de riodépendance. La Burchenschaft avait été fondée par Henri Gagera, qui fut président de l'assemblée constituante allemande en 1848 : cette association centralisa les différentes ligues d'étaâiaats.
Ah. R. )