‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 15 sur 159 · PABTAGE DE LA POLOGNE · texte numérisé non relu

PABTAGE DE LA POLOGNE

Les gouvernements ne réfléchirent pas qu*une Société déchue de son influence politique , et tombée dans Topinion publique , ^^ ne devait plus inspirer de crainte, fls ne virent pas que la ," destruction d'un ordre qui dirigeait l'éducation et les conscicDCes ne pouvait s'opérer sans un bouleversement moral. Il y eut interruption dans renseignement; les collèges restèrent déserts jusqu'à ce qu'on eût pourvu au remplacement des jésuites. Les biens qui suffisaient à des gens vivant en commun devinrent insuffisants pour salarier renseignement séculier ; il en résulta que les finances s'obérèrent , au lien de refleurir comme on s'y attendait. Quant aux maîtres, force fut de prendre les premiers qui s'offrirent, souvent privés de savoir, [dus souvent de moralité ; toujours inexpérimentés , et faisant de l'enseignement non par vocation, mais par métier. Les princes avaient' prouvé qu'ils ne connaissaient pins de frein à leurs volontés : en conséquence les peuples , qui commençaient à rêver des libertés , sentirent qu'ils ne pouvaient les obtenir que par des voies illégales et violentes.

PARTAGE DE LA P0L061!fE.

Les souverains, dans la ruine des jésuites, avaient a£fecté du moins le respect des formes légales , en s'adressant à celui qui avait le droit de prononcer : nous allons les voir maintenant s'entendre pour consommer, au mépris de tout droit, l'un des faits les plus odieux dont l'histoire fasse mention , un acte que désapprouvèrent ceux même qui y prirent part, et qui corrompit la morale publique, en accoutumant les gouvernements à des violences qui devaient plus tard trouver des imitateurs.

La république polonaise fut l'État le plus puissant du Nord, jusqu'au moment où l'agrandissement de la Suède, de la Turquie , de la Russie et de la Prusse lui enleva la suprématie, et lui fit perdre plusieurs de ses provinces ; mais elle eut plus à souffrir encore de sa constitution intérieure. Une fois qu'il fut permis aux étrangers de se mettre sur les rangs pour l'élection au trône , le champ fut ouvert a leurs agents , aux îifr

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