INSl'fifiECTIONS DE NAPLES
r Angleterre, et qui aurait prévenu tout désaccord entre tapies et la Sicile. Mais les libéraux à la française ayaient jeté les hauts (Tis contre la noblesse; on repoussa donc le statut sicilien; et le temps manquant pour en discuter un autre , on adopta la constitution d'Espagne. Alors ce furent des applaudissements et des fêtes comme pour une victoire : le général Guillaume Pepé entra en triomphe dans la capitale , h la tête de l'armée constitutionnelle ; les habitants se parèrent des couleurs de la charbonnerie (rouge, noir et bleu), et Ferdinand jura solennellement la constitution, en appelant sur sa tête les foudres célestes, s'il manquait h sa parole.
Mais il est aussi facile défaire une révolution en Italie qu'il est malaisé de l'organiser. Les dissentiments éclatèrent dès le pr^ mier jour : les uns n'entendaient la liberté qu*à la manière des jacobins; les autr^ voulaient fractionner le pays en autant de gouvernements que de provinces, pour en former uner confédération; ceux-ci voulaient la loi agraire, comme ils l'avaient étudiée sur les bancs de l'école; dans l'armée, les vieilles jalousies étaient ranimées par des prétentions nouvelles , chacun voulant y obtenir le même grade qu'il avait dans les ventes: ainsi tous voulaient commander, personne n'entendait obéir. La Sicile se souleva aussi ( 14 juillet >, mais non pas pour doi^ner la main à Naples : Tindépeudance fut proclamée au contraire à Palerme, où le peuple en fureur se livra à des excès , et fit même couler le sang: plusieurs personnes furent tuées, entre autres les princes Catolica, Paterno, et Conto. Ailleurs on voulait la constitution napolitaine ; et il en résulta que les deux vallées de Falerme et de Girgenti se levèrent en armes contre les autres.
Ce fut alors que l'on apprit que la cour de Vienne avait refusé de recevoir l'ambassadeur constitutionnel de Naples. Elle fit plus; car elle déclara à la diète germanique et aux princes d'Italie rintention d*intervenir à main armée , et d'assurer à ces derniers l'intégrité et l'indépendance de leurs États.
Ferdinand adressa aux cours alliées une note, dans laquelle il dit, en défendant ce qu'il avait fait : « Le roi, libre dans son n palais, nu milieu du conseil de ses anciens ministres, a résolu « de salMa\Te wi Nwsv^ ^oxiéral de ses peuples. Il ne convient