‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 154 sur 159 · INSURRECTIONS DE NAPLES · texte numérisé non relu

INSURRECTIONS DE NAPLES

de TKurope par le calme et la modération; à ce point qu'ils refusèrent de donner la main à d'autres pays de l'Italie , d'accepter indine Kénévent et Ponte-Corvo , disposés à se soulever contre la domination papale.

Cependant arrivent de Laybach , où s'était transféré le congrès , des lettres menaçantes des trois princes alliés et du roi Ferdinand. Celui-ci annonçait la volonté de détruire un gouvernement imposé par des moyens criminels, de donner au royaume des institutions stables , mais selon son bon plaisir; et, une fois rétabli dans la plénitude de ses droits, de fonder pour l'avenir un gouvernement fort et durable , conforme aux intérêts des deux peuples réunis sous son sceptre.

I.e parlement repoussa ces prétentions, dictées à un roi qui ne jouissait pas de sa liberté, et accepta la déclaration de guerre. Chacun s'arma avec ardeur, jusqu'aux parents et aux amis du roi, jusqu'au prince de Salerne, son fils; les vétérans recoururent volontairement sous leurs drapeaux , qui leur rappelaient les succès passés; les jeunes gens y furent poussés par leurs mères, par leurs femmes, par l'exemple; et cinquantedeux mille hommes furent bientôt réunis. On répara les places fortes, des guérillas s'apprêtèrent, les côtes furent mises en état de défense : on défendit toutefois d'armer en course et de franchir les frontières , pour ne pas encourir le reproche d'agressiou. Une armée florissante et en bon ordre prit donc, sous le commandement de Carascosa, la route de Rome, entre Gaëte et les Apennins, par où il était le plus probable que les Autrichiens arriveraient ; Pepé fut chargé de défendre les Abruzzes à la tête de recrues en désordre et mal équipées. Par malheur ce fut précisément de ce côté que s'avancèrent les ennemis, et Ferdinand à leur suite. L'armée constitutionnelle était de formation nouvelle; la discipline y était faible, comme il arrive d'ordinaire dans les temps de révolution ; elle manquait d'approvisionnements, tant eu vivres qu'en munitions; ses opérations d'ailleurs furent entravées par la condition de respecter les frontières de l'État romain. Cependant Pepé, dans Tespoir d'un succès, marcha contre l'ennemi près de Rieti ( 7 mars 1821 Après quelques heures de combat, forcé h la retraite , son corps

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