SECOND PARTAGE DE LA POLOGNE
jacobines répandues dans la Grande-Pologne l'obligeaient à ToGcuper; puis, annonçant qn*il agissait d'intelligence avec la Russie , il incorpora , pour sa sûreté , Dantzig et Thorn à ses États , avec la majeure partie de la Grande-Pologne , appelée depuis Prusse méridionale. En même temps Catherine fit savoir qu'elle avait résolu ^ conjointement avec Tempereur, de restreindre la république polonaise, afin de la rendre plus sage et plus tranquille. La diète de Grodno, en 1793, en fut frappée de stupeur. Stanislas songea à abdiquer une couronne qu'il ne pouvait plus conserver sans honte ; mais le courage lui manqua encore pour prendre ce noble parti.
La Russie ordonna des poursuites et des confiscations contre ceux qui s'étaient montrés contraires à ses vues; elle exclut de la nouvelle diète quiconque avait montré de l'attachement au statut de 1791. Les députés qui, bien qu'élus sous l'empirede la terreur, s'opposèrent à ses volontés , furent arrêtés ' ; et il fallut se résigner au traité. Il portait que la Russie prendrait 4,553 milles carrés, avec 3,000,000 habitants; que l'intégrité du reste serait garantie à la Pologne ainsi que la souveraineté , et qu'elle serait libre de se constituer comme elle le voudrait; que la Russie laisserait aux catholiques romains qui passaient sous sa domination le plein et libre exercice de leur religion.
Les Polonais s'étaient persuadés qu'en acceptant ils détacheraient la Russie de la Prusse ; mais la Russie leur ordonna de satisfaire aussi aux demandes de la Prusse , fit arrêter les récalcitrants , parla de jacobins et de conspirations ; et comme la diète garda le silence toute la journée et une partie de la nuit , ce silence fut considéré comme une approbation. £n conséquence, 1,061 railles carrés furent livrés à la Prusse, avec 3,600,000 habitants. La république se trouva réduite à 3,861 milles carrés, comprenant 3,153,000 habitants; et elle s'allia
' Kimbar disait : « Qu'importent les 80u(Trance8 à la vertu ? Son essence est de les mépriser. On nous menace de la Sibérie : ses déserts auront des charmes pour nous, en nous rapfielant notre courage. Allons donc en Sibérie ; conduisez-nous-y vous-même, sire : là, votre vertu et la nôtre feront pâlir nos ennemis. »
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indissolublement avec la Russie , c'est-à-dire qu'elle renonça à son indépendance. Il ne revint rien de ce nouveau partage à rAutriche; on lui avait secrètement assigné ailleurs des compensations.
La diète , se fiant toujours aux assurances données, se mit à réformer son statut; mais à peine eut-elle arrêté quelques dispositions qui déplaisaient à la Russie , que cette puissance recommença à menacer ; et son ministre, qui était en même temps général deTarmée, lui imposa la loi. Le mécontentement fut alors poussé à Textrême; et Kosciusko prépara une insurrection qui éclata le 24 mars 1794, à Cracovie.
La Révolution française grandissait alors , et Teffroi des rois encourageait les résistances. Kosciusko, vaillant soldat, qui s'était mis à la tête du mouvement, avait eu soin de protester que le soulèvement de la Pologne était tout autre chose que celui de la France , et qu'il considérait comme ennemis de la patrie ceux qui voulaient instituer des clubs et des sociétés particulières. Il se produisit néanmoins dans Varsovie des scènes qui rappelaient la convention française ; mais peut-être aussi étaient-elles suscitées par les ennemis de la Pologne. Enfin, les Russes se mirent en marche; et, passant librement sur le territoire de la Gallicie , ils dérobèrent leurs mouvements aux Polonais , qui furent vaincus.
On proclama de nouveau la constitution de 1791 et l'intégrité du royaume. Les Russes furent massacrés à Varsovie, et partout où ils se trouvaient disséminés. Wilna et Grodno répondirent au signal , et les vengeances commencèrent partout. De hauts personnages, accusés de trahison , furent envoyés au supplice; le faible Stanislas fut respecté, mais le gouvernement fut confié à un conseil national.
La Russie, la Prusse et l'Autriche firent marcher des troupes de concert, pour empêcher Tincendie de s'étendre; les Polonais furent vaincus; et Kosciusko taû-méme« fait prisonnier à Macieiowicé (10 octobre 1794), s'écria : Finis Polonîœ * / Souu'arow s'empara de Praga, faubourg de Varsovie (4 novembre)^
' Ces mots célèbres, tant de fois répétés, ont été (ormellemeol dé-
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après une lutte acharnée où douze mille de ses défenseurs, sur vingt-six mille, périrent en combattant; les autres cherchèrent àseretirer deFautre côté du fleuve , où deux mille se noyèrent Ceux des che£s du soulèvement qui ne purent se réfugier en France furent conduits en Russie.
L'Autriche, qui convoitait Cracovie et ses dépendances, s'entendit à part avec la Russie, qui était en brouille avec laPrusse^ et un nouveau partage fut convenu entre elles. En conséquence, la Russie eut la Courlande et la Semigalle, Vilna, la Volhynie, et d'autres territoires ; en tout 2,030 milles carrés, avec 1,176,000 habitants. Pierre Biron, le dernier duc de Courlande , se retira en Silésie, où il vécut, jusqu'en 1800, d'un revenu de cinquante mille ducats. L'Autriche s'assura de Cracovie et de plusieurs palatinats, qui formèrent la Galicie occidentale , comprenant 834 milles carrés et 1 ,037,000 habitants^ La Prusse, qui participa à ce nouveau partage, eut 997 milles carrés et 939,000 habitants. Un ordre d'abdication fut envoyé à Stanislas; Cathe-
mentis par Kosciosko lui-même. Voici an passage d^une lettré authentique qu'il adressa, à ce sujet, à Tiiistorien de Ségur, le 12 novembre 1803 :
« L'ignorance ou la mauvaise foi s'acharnent à mettre dans ma bouche le mot de Finis Polonias ! que j'aurais prononcé dans cette fatale Journée. D'aJaord , avant l'issue de la bataille , j'ai été presque mortellement blessé , et je n'ai recouvré les sens que deux jours après, et lorsque je me suis trouvé entre les mains de mes ennemis. Puis, si un pareil mot est inconséquent et criminel dans la tx>uclie de tout Polonais , il le serait beaucoup plus dans la mienne. La nation polonaise, en m'appelant à défendre Tintégrité, l'indépendance, la dignité, la gloire et la liberté de la patrie, savait bien que je n'étais pas le dernier Polonais, et qu'avec ma mort, ou autrement, la Pologne ne pouvait pas et ne devait pas finir
« Que diraient les Français, si à la fatale bataille de Rosbach, en 1757, le maréchal prince de Soubise se fût écrié : Finis Galliee!
« Je vous serai donc obligé de ne pas parler de ce Finis Polonix ! dans la deuxième édition de votre ouvrage ; et j'espère que l'autorité de votre nom imposera à tous ceux qui à l'avenir voudraient répéter ces mots, et m'attribuer un blasplième contre lequel je proteste de toute mon âme.... » ( Am. R. )
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rine choisit à dessein, pour lui faire signer sa déchéance^ranniversaire de son oouronnement ( 25 novembre 1705). 11 rnoomt à Pétersbourg, où il toucha jusqu'à sa mort (1798 ) une pension de deux cent mille ducats. Les malheurs dont ce prince , amant, créature et victime de Catherine, eut à payer le trône où elle l'avait fait monter, ont rendu la postérité indulgente à son égard. Le système politique du Nord se trouva changé par ces événements, qui annulèrent les traités d'Oliva et de Moscou, sur lesquels s'appuyait ce système; et la Prusse, la Russie et FAutriche devinrent limitrophes.
Paul P% successeur de Catherine, offrit à Kosciusko, qui était resté prisonnier , sa liberté et une terre avec quinze cents serfs , à la condition de faire acte d'obéissance. Il accepta le premier don , et refusa le reste, demandant pour toute faveur d'aller rejoindre Washington, et jouir auprès de lui d'une liberté qu'il avait naguère, aidé à conquérir. Il reçut ses passe-ports, et passa en Amérique ; mais il revint en France en 1798. Accueilli avec empressement d'abord , il fut regardé bientôt d'un œil jaloux ; puis il vécut oublié près de Fontainebleau. Lorsqu'on 1806 Napoléon, près d'attaquer la Prusse, préoccupé d*agir sur la Pologne, voulut se servir de son nom, Kosciusko, ne se faisant pas illusion sur ses promesses, s'y refusa; et la pro()lamation qui fut adressée en son nom, à la nation polonaise, est considérée comme une pièce apocryphe. Il se fixa à Soleure, où il mourut le 16 octobre 1817. Ses restes furent déposés dans la cathédrale de Cracovie, entre Jean Sobieski et Joseph Poniatowski. Son nom vit dans tous les cœurs polonais , avec l'espoir d'un avenir meilleur
L'Angleterre avait apaisé ses troubles intérieurs , en suspendant Vhabeas corpus; elle avait pris force précautions contre les étrangers et les sociétés politiques. Pitt aurait voulu soutenir les princes français et étouffer la Révolution ; mais Fox s'opposa constamment à la guerre, qui, n'étant, dit-il , ni juste ni nécessaire , ne pouvait profiter qu'aux ministres pour éloigner la contagion de la liberté. Pitt néanmoins avait bien moins
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à cœur de réprimer les doctrines, que de profiter du iK)uleversemeDtgâMval pour agrandir sa nation. Bientdt, en effet, elle domina dans la Méditerranée, bloqua la Corse, put opérer un débarquement dans la Vendée , menaça les Antilles et Pondiçhéry. L'Angleterre enfin déclara le blocus de la France, dont elle exdut jusqu'aux bâtiments neutres, et réveilla de leur torpeur les princes coalisés. Saint-Domingue avait été enlevé à la France par les noirs , qui y faisaient une guerre impitoyable h leurs anciens maîtres. La Martinique, Sainte-Lucie et Tabago tombèrent aux mains des Anglais, qui seuls fournirent les denrées coloniales à l'Europe entière.
Ils songèrent alors à s'affermir dans l'Inde , et à conquérir le royaume de Mysore. Depuis longtemps ils convoitaient le cap de Bonne-Espérance et Ceylan, comme points de relâche fortifiés : la conquête de la Hollande par les Français leur fournit un prétexte pour s'en emparer. Les lies de France et de Bourbon se soutinrent par elles-mêmes.
Le roi de Prusse Frédéric-Guillaume, dont les forces étaient épuisées, et qui voyait ses efforts ne profiter qu'à l'Autriche, commençait à mollir, lorsque TADgleterre lui prodigua l'or, et s'engagea à lui fournir soixante mille hommes ; mais ce renfort se trouva paralysé par la mauvaise intelligence qui éclata entre le duc de Brunswick et le général autrichien Wurmser. L'Autriche avait soif de vengeance ; mais elle était lente et mal secondée. La Suisse, le Danemark, la Suède, gardaient la neutralité. La Russie venait de mettre à profit la sienne pour s'assurer de la Pologne, sans que l'Angleterre soulevât de réclamations. Parmi les puissances italiennes, toujours faibles et à la merci des forts, le Piémont seul continuait la guerre pour recouvrer la Savoie et Nice, qu'il avait perdues. La Hollande était sous la main de l'Angleterre ; le roi d'Espagne faisait la guerre comme un devoir de famille.
Mais la France avait un million deux cent mille hommes sous les armes, et cette ardeur qui manquait à ses adversaires. Ses jeunes soldats se formaient vite , soit pour obéir, soit pour commander. Elle improvisa une armée de mer, dont tous les officiers étaient nouveaux ; la reprise de Toulon les avait enor-
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gueillis; ils crurent pouvoir défier les Anglais sur leur élément. Ayant donc attaqué Famiral Howe , ils lui firent payer chèrement sa victoire. La mer se couvrit bientôt de leurs corsaires, et dans une année seule ils prirent aux Anglais quatre cent dix bâtiments. Les armées de terre triomphaient sur toutes les frontières. Elles franchirent les Pyrénées après quelques échecs ; Masséna prit Oneille , et le drapeau tricolore descendit en Italie par le col de Tende et par le mont Cénis. Dans le nord , où les succès furent moins prompts , Pichegru , victorieux à Tur^ coing ( 18 mai ), fit le siège d'Ypres, et s'en empara. Jourdan, qui gagna à Fleurus une bataille décisive (17 juin), s'ouvrit le chemin de Bruxelles et de la Belgique; Condé, Valenciennes, Landrecies et le Quesnoy furent repris. C'est à peine â Ton osait songer à conquérir la Hollande , qui avait résisté à Philippe II et à Louis XIV. Cependant Pichegru passa la Aleuse Sur la glace ; et, secondé par les partis, il entra dans Amsterdam. La république batave fut déclarée l'alliée de la France, à qui elle eut à payer cent mille florins et céder la Flandre hollandaise avec la communauté du port de Flessingue. Elle mettait en outre à sa disposition douze vaisseaux et dix-huit frégates. Le pays le plus riche de l'Europe demeura donc attaché à la France, et la facilité d'y opérer des débarquements fut enlevée aux Anglais. La situation de la Prusse aussi se trouva notablement changée.
La cour de Prusse était circonvenue par Haugwitz et Lucbe* sini, hommes d'État qui, faisant de la politique d'après la vieille éeole, ataient amené Frédérie-Guillaume à se éiiatiàtt &ê tes anciens alliés. Quand il se vit néanmoins menacé sur son flanc, il demanda à traiter. L'empereur désirait aussi la paix, quoique l'Autriche ne pût se résigner à la perte des Pays-Bas ; et l'idée dHrne réconciliation générale pénétra dans les esprits. La France ne voulut entrer en arrangement qu'autant qu'elle aurait Is Rhin pour limite ; elle conclut toutefois la paix à Bâle avec le roi de Prusse, qui interposa sa médiation pour amener une paix générale. Mais il était impossible de négocier avec le comité, qui, se renouvelant tous les mois par quart, ne pouvait garder le secret de ses délibérations : force fut de lui accorder des pouvoirs
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bdispautblef poinr traiter '. La France rentra ainsi en partie dam le ooneert européen. Ces heureux suooèa vinrent en aida aux modérés, et achevèrent d?dter tout excès révolutionnaire.
Quand la Vendée vit les effets du nouveau système adopté par les thermidoriens, elle se calma; et cette triste guerre sans générosité, sans combinaisons, sans gloire et sans résultats, put eufln cesser. Les chouans de la Bretagne déposèrent aussi les armes; mais T Angleterre, qui avait reconnu de quelle importance était cette diversion pour elle , s'efforça d*y ranimer le feu ( 1 79o ). La misère intérieure , qui se faisait sentir aussi dans Tarmée , où le soldat manquait de tout, encourageait les puissances et les royalistes à faire une tentative. En conséquence, ils travaillèrent de nouveau la Vendée, cherchèrent à gagner Picbegru, et prodiguèrent Targent, d'autant plus séduisant que la m(»maie nationale était plus dépréciée. Charette et StofOet voyant qu'on ne rétablissait pas l'ancienne famille royale, comme on les en avait flattés peut-être , se disposèrent à reprendre les armes. L'Angleterre, qui y trouvait l'avantage de recouvrer un champ de bataille en Europe après en avoir été chassée, donna une escadre aux royalistes, qui débarquèrent à Quiberon (25 juin 1795 ). Hoche et Canclaux , qui appartenaient au parti modéré, furent envoyés contre les Vendéens, et prirent des dispositions aussi sages que celles des insurgés étaient mal entendues. Le marquis de Puisaye, qui commandait les royalistes et avait remué ciel et terre pour les armer, s'était montré intrépide dans les revers ; mais il était contraint d'obéir aux
I Le comité s'était trouvé dans la nécessité d'envoyer deux de set membres en Hollande, sans faire connaître ni leur nom, ni leur missiou.
« C'est un spectacle curieux pour la théorie des gouvernements, dit M. Thiers , que celui d'une démoaatie surmontant son indiscrète curiosité , sa défiance à regard du pouvoir, et subjuguée par la nécessité , accordant à quelques individus la faculté de stipuler même des condi* lions secrètes. C'est ce que fit fa convention : elle accorda au comité le pouvoir de stipuler des armistices , de neutraliser des territoires, de négocier des traités , de les signer même. Elle fit plus : elle l'autorisa It signer des articles secrets, n (Am. R.)
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ordres de Louis XVIII et du comte d'Artois. Les royalistes furent ?aiocus : une partie d'entre eux périt dans les flots, une autre réussit à regagner l'escadre anglaise; le reste se rendit, et fut fusillé. Hoche sut mêler la politique à l'habileté militaire : il respecta la religion , et proclama une amnistie. Cbarette entra en pourparler avec Caudaux.
Jourdan et Pichegru triomphants Tenaient de franchir le !Bhin. Le parti royaliste succombait partout. Moncey était aussi victorieux en Espagne ; et ces succès firent conclure la paix après de longues négociations. La sécularisation des principautés ecclésiastiques, inventée par le ministre de Hardenberg et par le conventionnel Barthélémy, permit à la Prusse de profit», pour s'agrandir, des malheurs de TAllemagne : elle occupa Nuremberg ainsi que d'autres parties du territoire, et força les États inférieurs de la Franconie de renoncer au droit héréditaire. L'argent payé en contributions par l'Allemagne aurait suffi pour la défendre ; mais chacun ne pensait qu'à soi , per-^ sonne ne défendait la nation allemande.
(1795) Le jeune Louis XVII s'éteignait par degrés sous |a tutelle barbare de Simon , à qui la commune l'avait livré. Cet homme ayant péri avec Robespierre, fut remplacé par le créole Laurent, moins farouche que son devancier; mais le prince infortuné ne tarda pas de mourir. Sa sœur fut échangée avec les membres de la convention que TAutriche retenait prisonniers. La Fayette fut te seul à qui l'Autriche ne voulut pas accorder la liberté. Un projet d'évasion que lui ménageait l'or américain ayant été découvert, sa femme et ses deux filles se constituèrent prisonnières avec lui dans les forteresses autri<;hiennes.
L'Angleterre s'opiniâtra à continuer la guerre, dout elle avait besoin pour ses projets; elle garantit l'emprunt de 115 millions fait par l'Autriche , et porta sa marine de 80 à 100,000 marins. A la fin de la campagne de 1795, l'opposition reprochait au ministère d'avoir laissé perdre la Hollande et les Pays-Bas, sacrifié les Vendéen^ , prodigué des sommes immenses. Fox et Sheridan4>ressaient vivement Pitt, coupable, selon eux, d'avoir compromis l'honneur britannique. Pitt leur répondait toujours que la république allait succomber, et que, dès que le gouver-