‹ Histoire de cent ans de 1750 à 1850, tr., avec notesChapitre 62 sur 159 · SECOND PARTAGE DE LA POLOGNE · texte numérisé non relu

SECOND PARTAGE DE LA POLOGNE

nementse serait assis, il entrerait en négociatioDS. En attendant, il repoussa toutes propositions de paix jusqu'à ce que k France eût abandonné les Pays-Bas. ^

La con?ention alors songea à restreindre son redoutable pouvoir en donnant une nouvelle constitution. La république, aux yeux de la majorité, ne paraissait plus possible , et Ton trouvait préférable le système anglais. On avait été à même de reconnaître , sous la tyrannie qui venait de finir, le prix de certains droits ;/les borribles lois pénales pesaient à tout le monde. D'autres , au contraire , ne trouvaient pas les États* Unis et la Suisse assez républicains. On avait vu les désordres auxquels est exposée une seule assemblée. On décida qu'un conseil de cinq cents membres , âgés de trente ans au moins, qui devait se renouveler cbaque année par tiers, proposerait les lois; qu'un autre conseil de deux cent cinquante membres, dit conseil des anciens, âgés de quarante ans au moins, mapiés ou veufs , et qui devaient se renouveler de la même manière , les sanctionnerait; système qui associait, disait-on, l'imagination et la raison. Un directoire exécutif de cinq membres^ assisté de ministres responsables , fut chargé du gouvernement. Tous les citoyens âgés de vingt et un ans révolus , appelés dans les assemblées primaires, durent nommer les citoyens composant les assemblées électorales, celles-ci élire les membres des deux conseils, et ceux-là nommer le directoire. Le pouvoir judiciaire fut confié à des juges électifs.

Aucune loi ne pouvait être votée qu'après trois lectures. La presse fut déclarée libre ; mais les sociétés populaires restèrent interdites. Les émigrés restaient à jamais expulsés, les ventes des biens nationaux sanctionnées , et les cultes également tolérés , sans subvention de l'État.

La convention chercha à maintenir les deux tiers de ses membres dans la nouvelle législature ; mais les journaux et les sections de Paris s'élevèrent contre cette tyrannie , voulant que les assemblées primaires se déclarassent e\i permanence , et procédassent à un renouvellement total du pouvoir législatif, (^omme (Mi était menace d'un soulèvement, la force armée fut placée sous les ordres du jeune général Bonaparte , charf^é de

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veiller à la sûreté de la convention. Bonaparte fit tirer à mitraille, du haut des marches de Saint-Roch, sur les sectionnaires avec une résolution infkiibie, comme s*ii avait devant lui des bataillons autrichiens, et en laissa trois ou quatre cents morts ou blessés ( 13 vendémiaire). Dans cette première bataille régulière qu'elle eut à soutenir contre la révolte , la convention recouvra sa force, et n'en abusa pas.

La convention, voulant finir par la clémence, déclara que la peine de mort serait abolie à la paix générale, et qu'une amnistie proclamerait alors Toubli du passé. Elle changea le nom de la ' place de la Révolution, qui fut appelée de la Concorde, et elle se sépara le 26 octobre 1795. Elle avait décrété, le 5 fructidor, que le nouveau corps législatif se composerait des deux tiers de la convention.

La convention avait eu non-seulement à fonder la liberté, mais encore à la défendre au milieu de circonstances périlleuses : elle rendit, pendant les trois ans un mois et quatre Jouir qu'elle siégea , onze mille deux cents décrets.

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