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ambattideais, des mioistres venaieat v chercher les terribles éiDotioiisda jea. En 1774, les correcteurs de la promission ducale obtinrent que le Ridotto fdt fermé ; mais le décret ne fut pas exécuté, car ces jeux attiraient beaucoup d*étrangers *.
Rien ne prouve mieux la dépravation vénitienne que la vogue dont jouit alors Baffo : écrivant dans le dialecte vénitien , il ae vautra à plaisir dans la fange du libertinage; et il ne recula devant aucun des termes les plus techniques des mauvais lieux pour flageller Thonneur, la vertu , la religion , représenter ce que Timagination peut créer ou Thistoire païenne rappeler de plus lubrique. Cet infâme criait f'ive le vice! niait Dieu, et voulait substituer à son culte « la sainte simplicité de Fage d'or. » Labia s'indigna de ce dévergondage ; et, plein d'amour pour sa patrie, de zèle pour la religion , il repoussa avec les mêmes armes l'invasion des idées étrangères, le désordre des mœurs, le goût passionné 4u théâtre, le sigisbéisme, et la guerre faite aux couvents ^ lorsqu'on tolérait les mauvais lieux et les maisons de jeu.
Une loi extrêmement sévère interdisait aux nobles et à ceux qui dépendaient d'eux, toutes relations avec lesministres étrangers résidant à Venise et avec les gens de leur maison ; au point que si quelqu'un donnait une fête où il ne voulait admettre que les invités, il plaçait à la porte de son palais un domestique avec la livrée d'un ambassadeur étranger. Le doge vivait isolé, à cause des grands ménagements que son rang lui imposait. Il n'était permis qu'à très-peu de personnes de voyager; ce qui conserva l'originalité des mœurs. Les Barnabites, dont le nombre était considérable, formaient une classe très-dangereuse, comme est toujours celle des nobles pauvres dans un État libre. Us comptaient entre autres privilèges
' Vérone avait aussi un casino célèbre. En 1773 , quelques daines s'y (^tant montrées avec des paniers moins volumineux que d\i8agc, ce fut im scandale , et toute la ville prit parti pour ou contre. Les esprits sV- < hauffèrent tellement, que , pour leur donner le temps de se calmer, on ferma le casino. Mais cela ne suffit pas ; Taffaire fut portée devant la magistrature suprême de la républicpie, et Joseph Torclli, célèl)ie liltérateur, écrivit à ce sujet do graves apoIo;5i<.'S.