NOMENCLATURE DES CAPITAINES-GOUVERNEURS DE CHANTELLE
La déchéance du connétable et la ruine de son château ne purent enlever à Chantclle sju importance militaire. Dea officiers supérieurs, nommés par le roi , y furent maintenus jusqu'au milieu du XVIII* siècle. Ils partageaient avec les Génovéfains les vastes appartements du prieuré. Tous les nom* que nous allons citer sont puisés à des sources authentiques (1 j.
Le plus ancien gouverneur dont nous ayons pu découvrir la trace est un seigneur de Bellenavc. Le 26 mai 1356, il reçut sa commission (2) des mains de Pierre I" due de Bourbon. Cetto pièce a un avantage à nos yeux, celui de préciser quelles étaient les attributions de ces délégués du prince. D'abord c'était à eux que revenait le droit de répartir les troupes dans nos forts et, selon le besoin, d'en limiter ou accroître le nombre. A leurs soins étaient confiées les réparations ou améliorations à apportera la place. Ils pouvaient, moyennant toutefois un juste et loyal prix, ou simplement même sur une estimation garantie par leurs sceaux, frapper des réquisitions dans un ressort considérable, exiger les vivres et les munitions qu'ils jugeaient nécessaires au bien-être des soldats ou à la défense de la place. Dans leurs mains, en un mot, étaient concentrés les pouvoirs militaires et autres qui à capitaine appartiennent. Les officiers, payeurs et prévôts, les justiciers de tout rang, non-seulement de la chàtellenie, mais encore de tout le duché, étaient tenus de leur obéir diligemment, sous peine de perdre
lit Actes paroissiaux.. — Eludes des notaires. — F. Denillant, etc. \i\ Parchemin conservé au château de Bellenaves.
leurs fiofs, do se voir enlever leurs commandements et d'encourir les châtiments Gxé* par le» règlements féodaux. C'était un "petit état de siège permaneut.
Avant do parvenir à ce poste de confiance , ce sire de Dellenave fournissait cinq hommes d'armes à notre garnison. Une ordonnance du bon duc Louis (I) en fait foi. Ou sait que chaque lance garnie, ou homme d'armes . comportait six individus : le chef d'abord, puis ses suivants, écuyer, varlot, page et coustiltiers (2).
Après ce féal serviteur, nous trouvons noble Pierre Lomet qui, d'abord proto-notaire des ducs de Bourbon , fut , au commencement du XVI* siècle, nommé gouverneur de la ville de Chanlelle. Les noms qui suivent doivent , à quelques exceptions près, compléter la série de ces officiers supérieurs.
1589. Noble François Robineau, sieur de la Roche Une de nos vignes porte encore son nom. 1597. Noble Antoine de Sallcvert.
161 1 . Noble Philippe Lomet, écuyer, sieur de la GrolaUc, gentilhomme d'armes de la compagnie du roi. Le 6 juillet 1612 , il fut parrain d'une cloche qu'il appela Nicole , en l'honneur de Monseigneur St-Nicolas (3).
1628. Noble François Chreslien, écuyer, seigneur de Blanzat, exempt des gardes de Monseigneur le prince.
1632. Antoine de Villelumc, écuyer, baron de Barraoolct. Il portait d'azur, à si* besans d'argent, poses 4, 3, 2 et 1 . Cet écu se voit sur une tombe, dans IVglLsc de Sénat.
1632. Puissant seigpeur, inessire Jacques de Villelumc, chevalier, seigneur de Barmonlft,
Vassé et autres places, conseiller dans les ordonnances du roi, syndic de la noblesse du Pays-Bas d'Auvergne, commandant pour le service de Sa Majesté, en l'absence de Monseigneur le maréchal d'Efflat, au château, ville, mandement cl gouvernement de Chantelle.
1633. Louis ou Gui de Farrieu, écuyer, seigneur de la Moltc-Bodrcux, commandant sous
l'obéissance de M. le marquis de Lapalisse.
1639. Paul Chareil, sieur de la Picaudcllc, premier gendarme de la reine, compagnie de
Monseigneur do St-Gcrand.
1654. François de Roland, seigneur de Marzat, capitaine d'une compagnie de chcvau-légers. 1675. François Giraud, sieur de la Mivoie, écuyer, l'un des ceut gentilshommes du roi. 1692. Gabriel de Foubort, écuyer, seigneur de St-Alyre.
1715. Jean de Fongiores, écuyer, sieur des Gougnons et de la Sauvatte, capitaine d'infanterie. 1724. Pierre de Faurc, écuyer, sieur de la Combe , chevalier de l'ordre royal et militaire de
St-Louis, ofticicr, ancien commensal du roi et son garde du corps. 1733. Nicolas-Joseph de Revangcr, écuyer et seigneur de Bompré.
1740 Pierre do Vaucliaussade. né à Marienbourg, écuyer, sieur Duché , lieutenant de dragons au régiment de la Tour, aide-major de la ville et place de Givet-Notre-Damo , pays de
l| Dali* de Satnl-Pourçaio, du 2Î octobre 433», déposée au chaleau de BelU:iia»cs. <*> " is/oire * Vdmmttratim monarchique tn France, par Chanel, png. 70;- iltmoirct de Duclenq, tollicl. Petitol, I" wïric, tum. Il, p. 21.
(3> Act. de b^léinc do Chamelle
Uainaut. Il fut enterré dans l'église de St-Nicolas, au-dessous de la chaire; en renouvelant le dallage, on a trouvé dans sa tombe une épée a la poignée d'or. 1741. François de Chalus, écuyer, seigneur de Chapette.
1159. D'Auburtin, ancien capitaine d'infanterie au régiment de Saintonge. Beaucoup déjeune»
gens de Chantelle ont servi dans ce régiment ; une famille même en a gardé le nom. 1*763. Gilbert de la Boulaye, seigneur de Bierre.
1766. Haut et puissant seigneur, messire Gilbert de Chauvigny, comte de Blot, chevalier de l'ordre royal et militaire de St-Louis, qui devint plus tard maréchal-de-camp des armée» du roi et capitaine-général des gardes du Dauphiné.
Ici, nous perdons la trace de ceux qui ont pu être préposés à la garde de noire château.
A la suite de ces illuMres et vaillants chefs que nouB avons signalés, nous pouvons citer quelques-uns des régiments qui ont tenu garnison dans notre ville (1) :
1638. Régiment de Normandie.
1683. Régiment de Mercœur.
1673. Régiment de Praslin, cavalerie.
1697. Régiment de dragons, de Ganges.
1713. Régiment de la Tour.
H) Anciens regist paroi «um.