‹ Histoire de CharlemagneChapitre 55 sur 108 · LIVRE 3, CHÀP. 2. l · texte numérisé non relu

LIVRE 3, CHÀP. 2. l

«c tesquieu, un esprit de prévoyance qui comprend Loi*, article c< tout, et une certaine force qui entraîne tout ». Cfwkm*g.

On peut dire que Charlemagne donna aux Français, comme Solon aux Athéniens, les meilleures lois qu'ils pussent recevoir.

« Il faut louer en lui , dit M. l'abbé de Mably, « jusqu'aux efforts qu'il fit pour se rabaisser jusqu'à Observ. sur « eux, et n'être sage qu'autant qu'il le falloit pour être I Hlfit ' deFr * « utile (0 ».

Jamais prince ne fut si pénétré de l'obligation de rendre la justice à tous ses sujets, ni si convaincu de cette importante vérité : Que la promptitude de V expédition fait partie de la justice qui leur est due. Il voulait qu'on le réveillât à toute heure de nuit, pour entendre toutes les plaintes qu'on avoit à lui porter : s'il restoit quelque affaire que le comte du palais n'eût pas pu terminer dans le jour, pour la terminer luimême, il avançoit le lendemain l'heure de son lever; celle même où il s'habilloit n'étoit point perdue ; il l'employoit à entendre les raisons des parties. Jamais aucun de ses sujets n'eut à se plaindre qu'il eût, je ne dis pas refusé, mais différé de l'écouter, et qu'il eût remis sa cause à un autre temps, pouvant l'expédier sur l'heure. Jamais plaideur ne vit un seul instant la sérénité disparoître de son visage, et ne surprit, dans ses mouvemens, une trace d'impatience ou d'ennui. Charlemagne enfin est, à cet égard, plus encore qu'à tant d'autres, le meilleur modèle à proposer aux rois et aux juges.

(0 Super c ad sobrictatem*

ï34 HISTOIRE DE CHARLEMAGNE.

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