HTST. DE CHARLEMAGNE. QUATR. OUEST
connoître que ces mots marquent seulement la distinction des anciens, soit du Clergé, soit des grands qui délibéroient en particulier et en secret sur les affaires de l'Etat, d'avec la foule des jeunes gens que leur rang faisoit admettre à ses assemblées , mais que leur âge excluoit des délibérations secrètes, et ne laissoit participer aux délibérations, même publiques, qu'en leur ôtant le droit de suffrage et la voix délibérative.
Il paroît donc que Charlemagne ne changea presque rien à la forme de ces assemblées ; que peut-être seulement il les rendit plus populaires. Les maires du palais, dont elles auroient pu borner ou gêner l'autorité, cherchoient à les rendre moins fréquentes et moins nombreuses : nous avons vu que Charles Martel consultoit peu les grands, qui s'en vengèrent en faisant avorter son grand projet, de parvenir à la couronne par le choix de la nation* Pépin le Bref, pur une politique beaucoup plus habile, et qui lui réussit mieux, ne faisoit rien sans leur avis, et Charlemagne ajouta beaucoup encore à cette popularité, toujours utile aux rois. Si le corps de la nation n entroit plus dans les assemblées nationales comme au commencement de la première race, l'universalité des grands y étoit admise avec les seules restrictions dont nous avons Epist. Hine- parlé. Hincmar rappelle un parlement où il ne mannar.adLud. q UQlt q U ' un aD bé nommé Hugues, et que Bernard comte d' Auvergne; ainsi les rois ne choisissoient plus ceux dont ils vouloient composer ces assemblées, comme nous avons vu qu'ils l'avoient fait quelquefois sous la première race*
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