‹ Histoire de CharlemagneChapitre 15 sur 110 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

que sur toutes les forces qu'on opposait h son bras puissant: en suivant les étendards de Çliarlcuiagne, en venant au bruissement de ses bucoines, n'avait-on pas toujours quelques tenes à gagner V Comme ou était sur du succès, on arrivait à lui; Charles Martel et Pépin avaient laissé une grande renommée, leur lils la continuait. Dès le commencement de son règne, Cliarlemagne avait déployé la même activité, la même science militaire que sou père et son aïeul, et c'était inspirer confiance à tous; il menait les vieux compagnons qui avaient servi sous Pépin, les vétérans qui avaient vu Charles Martel.

Tous ces chefs et hommes de bataille ne réclament aucune solde, car la guerre c'est leur nature; nul n'a besoin d'intervenir pour fournir des ressources eu deniers on sous d'or: chacun s'équipe et s'arme tumultueusement à ses propres Irais. Le chef monte sur les Alpes, et dit à ses soldats: „ Voilà ce qui est ii vous! aile/! marchez!" lit ses paroles inspirent bien plus d'énergie que l'espérance d'une solde et d'un bien-être réguliers; ainsi agissaient toujours les barbares, et après eux les chefs qui sont venus à des époques exceptionnelles et d'exaltation!

Lorsqu'une expédition était annoncée, leudes et libres compagnons accouraient tons: l'assentiment se donnait au retentissement des armes et au bruit des chars. Le devoir du

possesseur d'une terre était de venir au plus tôt. Depuis les capitulaires en imposèrent le devoir impératif à tous ceux qui possédaient un bien du fisc.

Les urines faisaient l'objet, l'attention des comtes et des chefs militaires; avec elles on obtenait la victoire, et on prenait bien soin de les tremper fortement! Il existe peu de monuments de l'art qui se rapportent à une épocpie si reculée; quelques armures subsistent qui datent authentiquement des X° et Xle siècles; et encore la rouille, cette dent meurtrière des âges, cette vieille qui déchire de ses ongles les corps qu'on aurait crus impérissables, les a-t-elle dévorées en partie. L'antiquaire qui fouille et recherche la vérité doit reconnaître que les Francs avaient adopté presque toutes les armures des Romains; lorsqu'une nation barbare et conquérante se rapproche d'une grande civilisation, ce qu'elle adopte d'abord avec enthousiasme ce sont les armes meurtrières les plus raffinées, les plus destructives; elle emprunte les moyens perfectionnés de mort ou de conquête; elle les imite au plus tôt; c'est pour elle un besoin.

Là fut évidemment une des premières études des francs dans les Gaules; ils avaient pris la pique et le javelot au lieu de la framée trop courte; le bouclier romain fut aussi préféré, parce qu'il garantissait le corps plus complètement que le bouclier rond des Francs; le casque, la visière, ces armets si complets,

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