‹ Histoire de CharlemagneChapitre 29 sur 110 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Tout-Puissant, qui avait vu favorablement la destruction du temple profane, lit éclater son pouvoir en faisant sortir au milieu du jour, mut d'un conp, et du lit desséché d'un torrent qui se trouvait tout près, une source qui fournit assez d'eau pour les besoins de l'armée." •

Cette irruption au-delà du Rhin précéda la guerre contre Didier, roi des Lombards, et la chute profonde de cette dynastie.

Domptés un moment, les Saxons reprirent les armes, quand ils virent le roi des l ianes occupé au-delà des monts: ces peuples avaient un instinct très-habile pour saisir les circonstances favorables.

..Tandis (pie le roi s'occupait en Italie, dit le poète chroniqueur dont .j'ai parlé, les Saxons rentrèrent sur les frontières des Francs et vinrent ravager nu bourg nommé Uassi, qu'ils mirent à feu et à sang. Ce qui les poussa à de tels excès, ce fut l'éloiguement du roi et la pensée où ils étaient que le temps était venu pour eux de se venger des pertes que leur avaient fait essuyer les Francs, et qu'ils devaient agir ainsi avant qu'ils leur en lissent supporter davantage. Ils s'avancèrent même jusqu'à l'rideslar, et là, ils essayèrent de mettre le l'eu à nue église que le martyr Jlonilace, prêtre chéri du Christ, avait jadis élevée en ce lieu. Voyant que c'était eu vain qu'ils s'eflbrçaieut d'accomplir leur projet, une

terreur subite s'empara d'eux, et ils se mirent à fuir vers leur patrie, sans y être contraints par les armes ni par les ennemis, mais seulement par un pouvoir divin. Charlemagne ayant pris Pavie, tontes les autres villes se soumirent; il retourna clans le pays de ses pères, emmenant avec lui le roi Didier.- Puis il fit entrer clans le même temps trois années dans le pays des Saxons, qui le dévastèrent et le couvrirent de sang et de ruines. Le roi convoqua à Duria une assemblée des grands et des nobles Crânes , et là, tout en traitant de diverses choses et des besoins de l'État, il prit la résolution de faire aux Saxons une guerre perpétuelle.; car il avait éprouvé que ces peuples sans foi ne voudraient jamais rester en paix. Il résolut donc cle ne leur donner aucun repos jusqu'à ce que, ayant abandonné le culte des idoles, ils devinssent chrétiens: sinon, il voulait les détruire en entier. Sainte sollicitude cle Dieu qui veut nous sauver tous ! l'Éternel avait connu que rien ne pourrait adoucir la dureté cle l'esprit de ces hommes: eh bien, pour changer leur rudesse naturelle, [tour les forcer à se soumettre au joug agréable du Christ, il leur donna pour maître et docteur le grand Charles, qui, les domptant par la guerre et par de bons raisonnements, ies fit ainsi presque par force entrer clans la voie du saint."

„Cet utile dessein fut secondé par des

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