‹ Histoire de CharlemagneChapitre 80 sur 110 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

dans les quelques fragments qui nous restent, on aperçoit une modification qui s'opère dans les rapports diplomatiques du grand prince austrasien avec les empereurs byzantins. Charles n'est plus seulement rex, mais basileus, ou quelquefois même imperator; il n'appelle plus les souverains qui régnent à llyzance du titre de père, il leur donne celui de frère; il n'est plus leur tributaire, mais leur égal; changement décisif dans le formulaire, car le formulaire était tout à Constantinople.

Les limites des deux empires furent fixées en Italie, sur les frontières de la Pouille, au duché de Tarente et de Naples; sur 1'Adrialique. à la Véuitie, à la Dalmatie, à l'Istne; vers le Danube, les territoires lurent séparés par les nations barbares campées dans les steppes depuis le Danube jusqu'au Volga. Cette délimitation se lit avec une sorte de justice et d'impartialité, et le résultat le plus significatif fut la reconnaissance d'un empire d'Occident, salué par les Césars de Constantinople connue un renouvellement de cette époque de partage du monde romain, qui avait pris pour siège deux grandes capitales, Rome et Constantinople. Dans la inarche des siècles, les idées survivent aux choses; cet empire romain avait déposé tant de souvenirs de ses Augustes et de ses Césars, qu'il n'est pas étonnant que les hommes, même d'origine germanique , se prissent à honneur v de restaurer

l'empire avec les débris de la civilisation qu'il avait légués au monde. Le titre d'empereur d'Occident avait laissé de grandes traces, même parmi les nations barbares, et l'éclat de Charlemagne en brilla plus vif au milieu des générations.

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