CHAPITRE XIII
Suite, Rapports avec Aroun-al-Raschid, — Multiplie} té d'hommages.
La renommée de cet empereur, le bruit de ses conquêtes et de ses merveilles étaient parvenus en Orient. L'an de l'hégire 170, et du Christ 780, il s'éleva un grand calife du nom d'Aroun-al-Raschid, ou le Justicier; Aboulléda a raconté les guerres de ses premières années, qui lui assurèrent le califat. Les civilisations de l'Inde, de la Perse et de la Grèce avaient agi sur la nationalité arabe; on eu trouvait partout des traces; les Arabes ne furent point un peuple créateur, mais un peuple imitateur qui reflétait les traditions persannes, indiennes et grecques; traducteurs des études byzantines, copistes habiles de l'architecture et des arts de l'Iudoustan ou des monuments sassanides, héritiers de l'école d'Alexandrie, ils ne créaient rien d'eux-mêmes, mais ils étaient habiles à contrefaire, à imiter et à traduire. Depuis son avènement, Aroun était en guerre avec les empereurs byzantins, et il n'est donc