‹ Histoire de CharlesChapitre 102 sur 301 · I. Chérest, op. cit., loa-io · texte numérisé non relu

I. Chérest, op. cit., loa-io

a. Ibid., 108-109.

3. Gr. Chr., VI, 96-97. .Le sauf-conduit y est reproduit en entier. 11 est daté de Paris, et du 13 mars iSSy (v.-s). Jean de Neufchâtel, fils de Louis, comte de Neufchâtel en Suisse, et de Jeanne de Montfaucon (Chérest, op. cit., ii4 et suiv.). Le seigneur de Rahon est Henry de Longwy, l'ami et le compagnon inséparable de Jean de Neufchâtel (Chérest, ibid., ni, n. a). — Rahon , Jufa, arr' de Dôle, c" de Chaussin. -- Longwy ; Jura, arr' de Dôle, c" de Chemin.

Henri de Rahon, le compagnon d'armes.de Jean de Neufchâtel, devait plus lard épouser sa veuve, Jeanne de Faucogney (Er. Petit, Hisl. des ducs de Bourgogne, IX, p. ia3, n. i).

l68 DERrviÈRE CAMPAGNE d'ÉDOUARD II!

de Jean de Neufchâtel se fît livrer la maison-forte de Brion-sur-Ource*, pénétra, dans le bailliage de Ghâtillonet battit complètement les hommes d'armes peu nombreux, qu'à la hâte on lui avait opposés (a juilleti359)2.

Ce fut, dans tout le duché, l'occasion d'une très chaude alerte, dont on ne tarda pas à revenir. Intimidés par un plus grand déploiement de forces, les routiers capitulèrent sans conditions. Brion fut restitué au duc de Bourgogne, en vertu du traité de la Ghassaigne, qui stipulait que le roi de Navarre et le duc ne se porteraient l'un à l'autre aucun dommage sans un avis préalable, donné un moic à l'avance (aS juillet) 3.

Ces événements étaient encore récents quand Edouard IH vint s'établir à Guillon, moins sans doute pour forcer les défilés de l'Auxois que pour peser sur les négociations qu'il se proposait d'ouvrir avec les Bourguignons et dont ceux-ci avaient peut-être déjà pris l'initiative*. Faut-il croire comme Villani qu'un parti s'était fotihé qui supportait avec quelque impatience l'immixtion de plus en plus grande de Jean II ou du régent dans les affaires de la province?^ La chose est possible. H faut reconnaître, si l'on admet cette hypothèse, que les circonstances servirent à souhait les partisans de l'autonomie bourguignonne. Dans la nuit du 17 au 18 janvier iSSg, un écuyer du roi d'Angleterre, Jean de Harleston, précédant son maître de quelques semaines et

I. Le château ou la maison forte de Brion avait été livré aux An^çlo-Navarrais par la tratiison des deux filles de feu Anseau de Brion, Agnès et Marguerite, mariées à Girard et à Guillaume de Marey (E. Petit, op. cit., p. 157). — Brion-sur-Ource ; Côte-d'Or, arr' de Chàlillon-sur-Seine, c" de Montigny-sur-Aube.

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