Er. Petit, op. cit., 1G
3, Chérest, op. cit., p. la/» ; Er. Petit, op. cit., iG4. — Voir le texte même du traité dans Chérest, p. SgS-SgS, d'après les Arch. de la Côte-d'Or, B. ii.gSS, n. i. — Chas: saigne, c"' de Prusly-sur Ource : Côte-d'Or, arr' et c"" de Chàtillon-sur-Seine.
fi. Chron. des quatre premiers Valois, loo : « Les bourguegnons, pour la 1res grant paour qu'ilz ourent du roy Edouart et des Angloiz, vindrent à son stcgie de Rains parler à lui pour raençonner leur pais ».
Chronicon Angli'^, l^o : « Eodem die movit exercitum versus Burgundiam ; cui
venit obviam dux iurgundiaî, promiltens etc. ». Knighlon, II, iio : « deinde
pcrrcxit in Burgoniam. Et vcnit dux Murgoniaî et Iraclavit cum rcge etc. ».
5. Villani, lib. IX, cap. lxjx, col. 58(j : « Il duca di Borgogna era un giovanetto, ed clli, e suoi baroni erano mal conlenti dcl Re di Francia. perche havea la duchessa madré del detto duca lolta per moglic, c la sua dote assai, havea preso tutte giuridizioni del paese. La quale cosa fu cagione di non prendere quella franca difesa contro a gli' Inghilesi, che si potea pigliarc ».
LE TRAITÉ DE Gl ILLON 169
s'avançanl, malgré la rigueur de la saison, jusqu'au centre du duclié, s'était emparé de la forteresse, réputée imprenable, de Flavigny '. La faction hostile aux Valois ne manqua pas d'exploiter la panique causée par celle offensive audacieuse et de faire adopter une politique d'atfolement, qui était un échec pour l'influence française. Le traité de Guillon aurait été l'œuvre de cette faction (lo mars iJi6o).
Les clauses principales en sont connues -. Moyennant une rançon de aoo.ooo moutons d'or, payables en trois termes 3, Edouard 111 s'engageait à restituer Flavigny et, au moins implicitement, à évacuer la Bourgogne, puisqu'il lui accordait une trêve de trois années. Il était à craindre que les capitaines anglais opérant isolément ne tinssent nul compte de la trêve. Des mesures étaient édictées, mais insuffisantes et dépourvues de sanction, pour les obliger à respecter le traité^. Rien ne les arrêta ^. en effet, et les compagnies continuèrent à se former impunément jusqu'au jour où, se soudant les unes aux autres, elles constituèrent la (( Grande Compagnie », dont le duché eut tant à souffrir. Pendant un an, le roi d'Angleterre prenait les marchands bourgui-
I. Dans la nuit du 17 au i8 janvier (Er. Petit, op. cit., p. i8o-i8i). Flavigny-sur- Ozerain; Côte d'Or, arr' de Semur, ch. I. de c"" : « ... une des places fortes au centre du duché... réputée imprenable par sa situation exceptionnelle » (Ibid.j.
3. Tout le dossier du traité de Guillon est aux archives départementales de la Gôted'Or (B. ii.yaa-ii.ijaS). D. Plancher, qui a publié plusieurs de ces pièces, a donné notamment le texte des conventions, de 1' «endenlure » {Hist. générale et particulière de Bourgogne, t. III, Preuves, p. 25o-253, n' agS); mais ce texte est peu sûr, mal établi, et, à défaut de l'original (Arch. de la Côle-d'Or, B. 11. 93^), on devra préférer la transcription de Rymer (111, i" p., p. 473), qui est d'une correction sufiisante, « Indentura de treugis triennalibus Burgundiœ duci coiicessis et de ducentis milibus niultonuïn Régi solvendis ».
3. bo.ooo moutons le 34 juin i36o; 100.000 le 26 décembre suivant; 5o.ooo à la fête de Pâques de l'année i36i. — En i36o, la Bourgogne paya /17.720 moutons à Pâques et jo.aSo à Noël (sur lesquels 2.280 furent décomptés pour parfaire le premier paiement). De nouveaux termes durent être accordés, et il fut convenu qu'outre le complément du second terme, il serait payé : 4o.ooo marcs à Pâques i36i, io.ooo à la Saint-Michel de la même année, et /lo.ooo à Pâques i3(')2 (D. Plancher, III, Preuves, p. 359-260, n. 3o2). La rançon ne fut pleinement acquittée qu'en i3G4 (Arch. de la Côle-d'Or, B. 11.92/i).
'i. Cet article, entre autres : « Et est assavoir que les dessus dites gentz (les Anglais circulant en Bourgogne) ne purront entrer en \illc fermée, ne es forleresces desdites terrés, paiis et baillage, ne passer ensemble que au nombre de cynquante persones à chivalx. ne arestcr, ne séjourner y purronl. fors que un jour entier et deux nuytz, s'ils n'ont juste cause pur quoi il les y coviegnc nécessairement plus demorer ».