‹ Histoire de CharlesChapitre 155 sur 301 · Instructions pour la levée du subside, art. X\I · texte numérisé non relu

Instructions pour la levée du subside, art. X\I

6. Lib. IX, cap. io3; Muratori, XIV, col. 617-618. Le titre seul du chapitre est suggestif. « Corne la casa reale di Francia /eciono parentado con Visconti per danari, con vituptrio délia Corona. »

<< Tutti sanno che il Villani parla del matrimonio dal punto di vista guelfo, stigmali::ando con parole^ roventi la condotla del re di Fraocia... » (G. Romano, Intorno

aSa LA PAIX DE BRÉTIGST

prochement lui est familier, — le prodigieux coup de fortune qui, en abaissant la nriaison de France, élevait si haut le « petit n roi d'Angleterre, il ne trouve rien de plus fort pour peindre la déchéance et la détresse des Valois, que de les montrer réduits à « vendre en quelque sorte leur propre chair à l'encan » *. Le trafic inavouable, qu'il entend flétrir, est le mariage d'Isabelle, la fillcde Jean H, avec le fils de Galéas Visconti, l'un des coseigneurs de Milan, un vulgaire « tyran » italien 2, et de quelle lignée ! Galéas, voyant l'embarras du roi de France, qui ne savait où trouver l'argent nécessaire, et pour recouvrer sa liberté et pour acquitter ses dettes, aurait acheté l'alliance royale, en versant 600 000 écus d'or, — c'est-à-dire le montant du premier terme de la rançon. Le fait n'est pas impossible, mais comment en établir la réalité ? Ces sortes d'affaires ne sont pas de celles qui se traitent au grand jour, et généralement les documents officiels n'y font point allusion. Froissart a eu connaissance de ce que Yillani- raconte. 11 le rapporte, mais brièvement, en termes moins affîrmalifs et sans mettre dans son récit la même verve indignée 3. Parlant des 600.000 « francs» d'or exigés par le roi d'Angleterre pour la délivrance de son prisonnier, il dit : (( Si ai-je entendu et ouï recorder alors que messire Galéas, sire de Milan et de plusieurs autres cités en Lpmbardie, fitce premier paiement^ ».

Les chroniqueurs italiens contemporains sont peu précis. Ils notent

aW origine délia Conlea di Vertus dans les Bendiconli delReaU Istitulo Lombardo di Science e Lettere, Milan, iStjj, t. XXX, p. 226).

A propos du mol parentado employé par Villani, voy. une lettre de Galéas Visconti à L'golin Gonzaguc, du 2 juiiict i3Go « De parenlela per nos fada ciim domino Francorum rege noluimiis vobis mitlcrc quousqi'e illi quos habebamus in Francia rsta occaxione non rcdiveruiit Mediolani. » (Carlo Magenta, I Visconti e gli Sforca nel castello di Ptwia. Milan, i883, in-fol. t. 11, p. ai, n* xviu.)

1. Lib. IX cap. id3; Muralori, XIV, col. G17-618 : « Chi harebbe per lo passato, considerato la grandczza dclla corona di Francia, potulo immaginare clie per gli assalii del piccolo re d'Inghilterra in comperalione del Re di Francia, fosse a tanto ridotta, che quasi com' aW incanto la propria carne vendesse ? »

2. « Ora csso Giovanni, per soddisfarc agli secenlo migliaia di scudi promessi di pagare in Caiese al IVe d'ingbiltcrra, per gli patti délia pace si condusse a vendcre al tiranno di Milano messer Galeasso Visconti per secento migliaja di fioiini la ligliuola per giugnerla in matrimonio con messer Giovanni, ligliuolo di messer Galeasso... »

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