‹ Histoire de CharlesChapitre 171 sur 301 · T II · texte numérisé non relu

T II

2()0 Î.E TRAITl': DE CALAIS

Il partit do Gnlais dans la matinée, pour se rendre à Boulogne, où se trouvait son fils aîné *. Le roi d'Angleterre l'accompagna pendant une lieue environ ; le prince de Galles le suivit jusqu'à Boulogne, non par pure courtoisie, mais parce qu'il devait jurer la paix conjointement avec le duc de Normandie '^. Le roi de France avait laissé à Calais comme otages deux de ses fils, les ducs d'Anjou et de Berry, son frère Philippe duc d'Orléans, Louis de Bourbon, Pierre d'Alençon, Jean frère du comte d'Etampes, « tous des fleurs de lys », Guy Trère du comte de Blois et comte de Saint-Pol,les seigneurs de Montmorency, de Hangest, de Saint-Venant, d'Andresel, le comte de Braisne, le seigneur de Coucy, les comtes d'Harcourt, de Grandpré, les seigneurs de la Roche-Guyon et d'Estouteville^. 11 ramenait avec lui son fils Philippe, duc de Touraine, et dix autres prisonniers de Poitiers, qui étaient élargis en même temps que lui/^

Le duc de Normandie, — désormais il n'y aura plus de régent, — attendait son père et le prince de Galles à Boulogne. 11 y était demeuré presque constamment pendant les négociations de Calais, n'étant venu qu'une seule fois dans cette dernière ville, le i3 octobre, pour y dîner avec les rois de France et d'Angleterre.

Dès le lendemain, il était reparti pour Boulogne, ayant revu son

« tout à plein délivré », par un acte spécial, dont l'origifial porte la cote suivante d'une écriture anglaise : « Quittance du roi de France et de sa prison. » (Arch. nat., i. 638, n' 4. — Calais, 24 octobre). De son côté, Jean H reconnut par des lettres données à Saint-Omer, le i" novembre, qu'Edouard 111 lui avait rendu la liberté : « Jehan etc. Savoir faisons que nous cognoissons et confessons que nostre très chier frère le roy d'Angleterre nous a laissé partir de Calais paisiblement et venir à nostre povoir et à nostre reaume, par la manière que accordé le nous avoit à faire. En Icsmoign etc. » (Rymer, 111, i, 552. — Ex originali.) , I. Lettre de Jean II aux habitants de Montpellier :

« De par le Roy,

« Noz chers et bien amez, nous tenons fermement que sur toutes les choses de ce .monde voz cucrs seront resjois si tost que oir porrez bonnes nouvelles de nostre délivrance, et pour ce envolons devers vous Guillermin Baillet, nostre amé chévauclieur, et vous faisons savoir que au jour d'ui, par la grâce de Dieu, nous avons esté délivrés à plain, parliz de Calais sain, et en bon point, et joieusement arrivez à Bouloigiie à. heure de nonne. Donné audit Bouloigne le xxv' jour d'oltobre. — J. Royer. » (Arch. commun, de Montpellier. Fonds du Grand Ghartrier, D. XIX.)

a. Gr. Chr., VI, jiS.

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