Gr. Chr., VI, jiô-ai
2. Arch. nat.. X'* 8603 (Reg. A. des Ordonnances du Parlement), fol. Bi". — Impr. dans les Ordonnances des rois de France, III, iaS-iiag. «Jehan etc .. Comme depuisia bataille devant Poitiers, en laquelle, si comme il plot à Dieu, nous fusmes pris et detenuz prisonnier, nostre très chier et ainsnez fils Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois, ayt eu ou nom de nous et pour nous, de nostre voulenté et comme nostre ainznéfils le gouvernement de nostre royaume. et, durant celuy temps, nostre dit fils ayt donné et confère par ses lettres à plusieurs et diverses personnes plusieurs bénéfices de Sainte Eglise vacans et appartenans à nostre collation, présentation ou autre disposition, tant de nostre plain droit et à cause de régal et
aussi ayt fait, donné et octroie à plusieurs et à diverses personnes plusieurs grâces et dons et donne plusieurs offices ot assignations faites à plusieurs personnes de plusieurs prêts, aydes et finances, faites à luy, et nostre dit Jils nous ayt humblement supplié et requis que nous vueilliens declairier et décerner les c'-oses dessusdites et chascu nés d'icelles par luy estre et avoir esté faite» de nostre voulenté, et ycelles estre valables et avoir et sortir plain effect, Nous... avons declairié et décerné... dccernous et declairons par la teneur de ces présentes, [icelles choses] estre fermes, tenables et vallablesperpctuclmenl.eticelles tenir et valoir et avoir telle force et vigeur et sortir pUin effet, comme se nous estons en nostre dit royaume, franc et délivré, eussiens par noz lettres lesdicts bénéfices, dons, assignations, offices, grâces, f aie, donnez et conférez ».
3. Voy. des lettres de Jean II données à Dijon le ay décembre i36i. (Arch. nat . X'* 860a, fol. 5i-5i").
4. Gr. Chr., VI. 21G-217 : « Et après disner (le la octobre), deux des enfans du roy d'Angleterre partirent de Calais, et deux des enfans du roy de France les conduirent droit à Bouloigne, à rencontre des quelz ala environ demie lieue le duc de Normandie, qui estoil en la dicte ville de Bouloigne, et les mena en la dite ville.
" L'eDdemain, jour de raardy, xiu* jour du dit moys, le duc de Normandie parti de
36a LE TRAITÉ DE CALAIS
Le lundi a6 octobre, le duc de Normandie et le prince de Galles jurèrent de nouveau « de tenir la paix sans l'enfreindre * ». Ils confirmèrent également la majeure partie, sinon la totalité, des actes que leurs pères avaient déjà donnés à Calais -. Plusieurs lettres a de non -préjudice » avaient été dressées sous la date commune du 24 oclobre. Dans Tune notamment, Jean II déclarait que les actes émanés de la chancellerie anglaise où il était qualifié roi de France, ne préjudiciaient pas aux droits qu'Edouard III pouvait prétendre à ce même titre, et qui étaient réservés jusqu'au jour où les renonciations auraient été faites ^. Le 26 oclobre, le dauphin Charles fit une déclaration analogue en ce qui louchait son duché de Normandie. S'il était appelé duc de Normandie, dans des acles délivrés parla même chancellerie, c'était et ce serait aussi sans préjudice des droits d'Edouard 111, auxquels ce prince n'avait pas renoncé, bien qu'il eut été convenu que provisoirement il surseoirait d'en user ^.
Bouloigne, et ala à Calays, et disna ce niardy avecqucs le roy d'Angleterre : et aussi fist le roy de France. Et les 1 1 cnfans du roy d'Angleterre demourerentà Bouloigne, et 11 des enfans du roy de France, pour les compaignier. Item, lendemain jçur de merquedy, xiiii" jour du dit mois d'octobre, après coque le dit duc ot disnc avecques son père le roy de France, il se parti de Calays et s'en ala au giste à Bouloigne, el les II enfans du roy d'Angleterre s'en retournèrent à Calays; et furent les choses si ordenées, que le duc de Normendie, quant il retournoit de Calays à Bouloigne, et les deux enfans du roy d'Angleterre, quant il retournoient de Bouloigne à Calays,, s'entre encontrerent aussi comme en my voie ».