‹ Histoire de CharlesChapitre 199 sur 301 · Chérest, ibid., p. i · texte numérisé non relu

Chérest, ibid., p. i

6. Il avait eu pour tante Marguerite d'Evrcux, femme de Guillaume XII, comte de Boulogne et d'Auverçrne. 11 était cousin germain de Jeanne de Boulogne, leur

LA SLCCESSION DE BOUHGOGNE 39 I

Vraiseniblablemenl, elles durent porter, avec une insistance particulière, sur les prévôtés de la Terrc-de-Chanipagne, car jamais le roi de Navarre n'avait renoncé franchement à la Champagne et à la Brie, et même après Cocherel il en revendiquait encore la possession *.

La donation, tant reprochée à Jean II et faite au profit de son fils Philippe-le-llardi, duc de Touraine, s'explique beaucoup mieux quand on examine les faits de plus près. Elle fut le remède à une situation devenue, sinon critique, au moins fort tendue, et la preuve en est que Charles \ , qui aurait pu ne pas ratifier cette donation, n'hésita pas à la rendre publique et, par là même, définitive *. Mais, au début de l'année iSGa. rien ne faisait présager encore de graves difficultés. Comme tuteur de son beau-fils, Philippe de Rouvre, le roi Jean avait laissé en Bourgogne des souvenirs favorables à sa cause, qu'il eut soin de raviver. Sa bonne grâce personnelle, qu'on ne saurait nier, et qui, une première fois déjà, en Dauphiné, l'avait heureusement servi, lui concilia de nouveau des sympathies et des partisans ^. Il flatta l'amour-propre des Bourguignons, prodigua les pensions aux grands officiers du duché, octroya ou confirma des privilèges. Bref, quand il repartit pour Paris, dans les premiers jours de février, il put se flatter que deux de ses conseillers, Jean Chalemart et Jean Blanchet, suffiraient aisément à la tâche qu'il leur confiait ^.

Vil. — Le dauphin, rentré à Paris, prit-il de loin quelque part à l'œuvre accomplie par son père ? Vraisemblablement, son rôle se réduisit à peu de chose ^. Il ne semble pas non plus avoir été investi de la lieulenance générale du royaume en l'absence du Roi.

fille, et, de ce côte, oncle à la mode de Bretag:ne du jeune Philippe (Chérest, ibid.^

I. Chérest, op. cit., ilti. — En i3G5, Louis de Navarre s'intitule lieutenant de son frère « es parties de France, de Normandie et de Bourgoigne » (Bibl. nal., P. 0., ?633, d. 58. Si-, Sacquai-iiville, n» ^ : 8 février i365).

a. Chérest, ibid., p. aaS, 337, 361.

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