Gr. Chron., VI
DÉPART DU ROI DE FRANCE POUR AVIONON 3l5
duc de Toiiraine * et Jeanne reine de Naples ^, et surtout des embarras d'argent, que le concours financier de la cour d'Avignon aurait pu alléger 3. Les termes de la rançon se succédaient, accumulant les arriérés. Depuis quelques mois la détresse du royaume était plus grande qu'elle ne l'avait jamais été. La chevalerie française venait de se faire battre à Briguais (6 avril 1862), et le désastre ne pouvait être réparé qu'au prix de nouveaux sacrifices.
IV. — La u Grande Compagnie » dont la première apparition a déjà été signalée *, s'était formée dans les plaines de la Champagne, peu de temps après la conclusion du traité de Brétigny. Elle avait groupé immédiatement les aventuriers de toutes nationalités, qui avaient été jusque-là à la solde du roi d'Angleterre, du roi de Navarre ou même du régent ^. Elle ne reconnut jamais de chef unique ^^ mais une grande
I, Et non pas pour lui-môme, comme l'a cru Jean de Venelle {Conlin. chron. G. de ^'anginco, II, 32i). Leduc de Touraine était du voyage (F. Gabotto, La Guerra del Conte Vende, etc., p. i5, n. 2).
a. M. Prou, op. cit., g-i^. Ce projet, qui avait eu tout l'appui du Pape, r'abouUt pas. Jeanne de Naples se remaria avec Jacques d'Aragon, roi de Majorque.
3 Mllani, lib. XI, cap. xxxii ; Muralori, \IV, col. 714. a Quattro cose dopo la visilatione e rallegramenlo di sua coronazione domandô il re di Francia ai Santo Padre : in prima, quattro cardinalli de'primi faccsse ; appresso, sei anni le rendite di Santa Chiesa in suo reame, domandando di poterie in tre anni ricoglierlc, per ajuto a pagare il re d'inghilterra di quello che per li patli délia pace lare li dovea ; la teria domanda fu, che li piacesse per mezanità sua seguire il Irattato délia pace con messer Bernabô (Visconti), promeltendoli di farc slare contenlo inesser Bernabô a quattrocento migliaja di fiorini, li quali dovesse pagare la cliicsa al re in otto anni, cinquanta mila per anno, mostrando che ciô gli era in grande acconcio aile faccende che fare havea con il re d'inghilterra, affermando che messer Hernabà gliene facea sovvenenza qiiel tempo che a lui piacesse. La qiiarla domanda fu che piacesse a sua Santità dare opéra che la reina Giovanna fosse sposa del fîgliuolo. A questa ultima il papa rispose che quanto por se esso n'era molto conlento e gli piacea quando il tigliuolo dimorasse nel regno, e preslasse il sa[c]ramento ed il debito ccnso a sanla chiesa e dove fosse in piacere délia reina, cui ne conforterebbc ; ail' altre domande disse al re che n'harebbe suo consiglio ». Barnabo accordait donc les plus grandes facilites, et un délai presque illimité à Jean II, pour se libérer envers lui.