Froissart, Chron., VI, SS-Sg. et xvii, n
3. Arch. nat., J. 6^0, n° 36 (Westminster, 3O janvier 1 36 1). Reconnaissance par Edouard III de la remise de La Rochelle : «... nostre dit frero nous ad fait bailler et dfcliverer reelment et de fait la ville, le chastel et les dites forteresses de la Rochelle, si come nous sûmes apris par tcsmeignancc de nostre cher et foial Bertrand, seigneur de Montferrand et des autres gentz notables... ». Cf. Rynicr, III, s* p.. 697, avec la date du 38 janvier.
!^. A. Bardonnet. Procès-verbal de délivrance à Jean Chandos, commissaire du roi d' Angleterre, des places françaises abandonnées par le traité de Brétigny (Extrait des Mémoires de la Société de Statistique, sciences et arts des Deux-Sèvres).
5. .\. Bardonnet, op. cit., p. i32-i33. — Dans une réponse du Conseil de Jean II aux requêtes d'Edouard 111, on fait observer que la lenteur des opérations a tenu
LA REMISE OES TERRES CÉdÉES AUX ANGLAIS 333
Chandos était encore, à la fin de Juillet, à Saint-Sauveur-le-Vicomle, siège de sa nouvelle seigneurie, et il n'arriva que le (> août à Paris. Il croyait y trouver Jean II, mais son attente fut trompée. C4handos ne fut pas plus heureux à Melun, où il se rendit en venant de Paris. Le roi de France avait fait, dans le courant de juillet, un séjour assez prolongé au château de Melun, où il était l'hôte de son fils aîné*; mais, il en était parti, avec une précipitation un peu suspecte, pour aller à l'abbaye de Barbeau près de Château-Thierry. Gomme il ne lui était pas possible de se dérober indéfiniment, à supposer qu'il en ait eu la pensée, il revint de Barbeau à Vincennes, pour y recevoir les envoyjés d'Edouard III. Le duc de Normandie, le chancelier de France et les principaux membres du Conseil étaient présents à l'audience, où Chandos remit ses lettres de créance et exposa l'objet de sa mission 2. Aucune objection ne fut faite et n'était possible contre la délivrance immédiate du Poitou, de la Saintonge, de l'Angoumois, du Limousin, du Périgord et du Quercy. Jean II et son Conseil auraient voulu que Rodez et le Rouergue, l'Ageiiais, le pays de Tarbes et le comté de Gaure restassent aux mains du roi de France, comme gage de la reddition des forteresses françaises, encore occupées par des partisans anglais ; mais, après une courte réplique de Chandos, ce jjoint fut abandonné.
Nous n'avons pas à suivre jour par jour les commissaires anglais dans racconiplissemenl de leur tâche. Chandos était arrivé en Poitou au commencement de septembre 1 36 r ; le 28 mars i362, il était à Angoulême, où se termina sa mission. Elle n'avait été entravée par aucune résistance séqeuse. Des protestations durent se produire fréquemment, que les procès-verbaux de prise de possession ont passées sous silence. On n'y trouve que les réserves formulées par les nouveaux sujets d'Edouard III pour le maintien de leurs privilèges ou de leurs franchises. Mais il est certain que l'exécution du traité de Brétigny causa dans plusieurs provinces un très vif mécontentement, parfois une vraie
à diverses causes (méfaits des Compagnies de toutes nationalités, mortalité sévissant dans certaines provinces, etc.) et notamment à cette circonstance que « messirc Jehan Chandos vint tart pour recevoir icelles (les terres cédées)... » (Arch. uat., J. G^i, u. 5; G* requête).