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Le mercredi 11 août (A. Bardounet, op. cit., p

consterna lion *. Il y eut à cette époque, dans toute la France du Centre et de l'Ouest, un réveil manifeste du sentiment national.

Ce qu'il importe de constater, c'est que, dans les différentes lettres adressées par Jean 11, soit à ses commissaires chargés de procéder à la remise des terres, soit aux habitants des provinces cédées, il a toujours soin de se réserver expressément « la souveraineté et le domaine )),tant qu'Edouard 111 n'aura pas fait les renonciations spécifiées au traité 2. Cette réserve est omise dans les lettres pour La Rochelle 3, pour Guines'* et pour Calais^, c'est-à-dire dans les premières de toutes, qui furent dressées à Calais ou à Boulogne. Elle peut manquer également dans des expéditions ou copies concernant d'autres villes que celles qui viennent d'être nommées. Mais il est incontestable qu'à partir de i36i , tout au moins, elle eut le caractère d'une clause de style. Comme le notait Charles V quelques années plus tard, elle était « entendue de raison » là même où, pour une cause fortuite, elle avait été oubliée^.

Pendant que Chandos parcourait le Limousin, le Quercy et le Rouergue, un de ses lieutenants, Adam de Houghton, descendant plus au sud, prenait possession, au nom du roi d'Angleterre, du pays de Tar-

1. A Caliors notamment, Voy. Calvel, Prise de possession par le roi d'Angleterre de la ville de Cahors et du Quercy, dans Recueil des travaux de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Agen, t. V. Agen, i85o, p. 177. Cf. Denifle, op. cit., p. 870-375.

2. Rymer, III, a* p., p. 624. De casiro, civitate et patria PictavioR, de terra de Belleville et de feodo de Thouart, regi juxta pacem tradendis. — Lettres de Jean II du 27 juillet i30i, m fine : a ... sauf et réservé à nous la souveraineté et le dernier resort, jusques les renonciations soient faites... ». 11 faut remarquer ce qui suit :

« Sub eadem forma fiunt concessio comitatus de Rouerge, — — Gauraî, de

Angulesme, — — d'Agenois, deZantonge, Limozin, de Pierregort, —

— de Caoursin, Bigorre ». La réda ;tion de ces différentes lettres a donc été absolument la même. On en a, d'ailleurs, la preuve directe pour le Quercy (Calvel, op. cit., p. 200; Arch. nat., JJ, 91, fol. loS^", n° 206; 27 juillet i36i); pour le Rouergue (ChampoUion-Kigeac, Lettres des rois et des reines, etc., Il, i36-i/ii ; mime date); pour le Périgord {Mémoire sur la constitution de la ville et cité de Périgueux [par Moreau], Paris, 1775, in-Zl», p. 32o ; Arch. nat., JJ. 91, fol. 102'°, ri* 20/I; m. d.); pour le Poitou (Rymer, ubi supra; A. Rardonnel, op. cit., p. 19; Arch. nat , JJ. 91, fol. 103'% n° 208; m. d.); pour le Limousin, le comté de Gaure et la Saintonge (Arch. nat., JJ. 91, fol. io3'°, n"* 206, 207, 209; m. d.).

3. Rymer, III, 2* p., p. 674-075. De exemplifu-atione lilterarum patentium régis FrancijT. — Lettres du roi de France (Calais, >4 octobre i36o) pour la remise de la Rochelle. Expédition délivrée à AVestminster, le 3 août i36«, pour le prince de Galles.

4. P. R. O., Dipl. doc. Exchequer, Box 4, n" io3 (34 oct. i36o). Original.

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