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LA REMISE DES TERRES CEDEES AUX ANGLAIS

bes et du comté de Bigorre (janvier-février i36a) *. Là, des protestations se firent entendre, assez vives pour que le procès- verbal officiel, bien sec et bien terne dans l'ensemble, en ait retenu quelque chose 2. La mission d'Adam de Houghton mit le comte de Foix en contact avec les représentants d'Edouard 111. Le comte refusa de prêter aucun serment de fidélité, tant que le nouveau duc d'Aquitaine le prince de Galles, ne serait pas arrivé dans sa principauté. Sa réponse, fort curieuse, a déjà je ne sais quoi d'énigmatique et de hautain 3, qui devait caractériser son attitude, lorsque, plus tard, il se trouva en présence de son suzerain ^.

Au printemps de i36a, toutes les cessions territoriales stipulées au traité de Brétigny étaient devenues effeclives. Il n'y avait plus de difficultés pendantes que pour la terre de Bellevilleen Poitou, le comté de Gaure ^ et quelques chatellenies du Ponthieu.

La terre de Belleville n'avait pas été remise à Ghandos, non pas que le droit du roi d'Angleterre pût être contesté, - le traité s'expliquait trop clairement sur ce point, — mais la question était de savoir si quelques châteaux rendus par Jean II au sire de Glisson faisaient ou non partie de cette terre, par conséquent si Edouard III les revendiquait légitimement. Ce point paraissait facile à élucider par des. enquêtes contradictoires, et la bonne foi du roi de France n'était pas douteuse. Néanmoins, le litige ne fut tranché, ni de son vivant, ni sous le règne de son successeur, pendant les années de paix. A la reprise des

1. P. R. 0.,Dipl. doc. Exchequer, Box A8, n° 1277 : « The protocolls relaling to Ihe livery of Tarbes and Bigorre etc. ».

2. Voy. le discours de Jean de Larrin (LarunsP) qui porta la parole au nom des trois Etals du pays de Bigorre: « Item que le dit pais de Biguorre estoit comarchant oveqes le roy d'Aregon, les pais et terres de Bearn, d'Armainac, d'Eslerac, de Pardiac et d'autres, e tel pais comarchant ne doit ne puet estre hosté de la main dessi grant prince, mes doit par droit demorer en la main [ . . . ] ne mie [estre] transporté en autre main plus basse; desquelles choses il dissoit que si le dit roi de Ffrance fusse avisez, il ne eussie mie délaissé le dit conte de Biguorre au roi d'Angle» terre ».

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